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Rechercher un appartement, choisir son fournisseur d’énergie, faire des travaux, assurer son logement… Des précautions sont à prendre afin de faire le bon choix

LOCATAIRES – BAILLEURS

Connaître et respecter les règles relatives aux relations locataires-bailleurs peut vous éviter de nombreux litiges.

signatureAvant la signature du contrat

Avant la signature du contrat de location, seules les pièces justificatives suivantes peuvent être réclamées au locataire et à sa caution (pièce d’identité, justificatif de domicile, justificatif de votre activité professionnelle, justificatif de vos ressources). Décret n°2015-1437 du 5 novembre 2015 fixant la liste des pièces justificatives pouvant être demandées au candidat à la location et à sa caution.

Au moment de la signature du contratécrire

Au moment de la signature, s’il existe un intermédiaire (agence immobilière, notaire…), seules les prestations suivantes peuvent être facturées au locataire : frais de visite, constitution du dossier, rédaction du bail, établissement de l’état des lieux d’entrée.

ATTENTION : les frais réclamés au locataire sont plafonnés par la loi et ne peuvent être supérieurs à ceux imputés au bailleur pour les mêmes prestations. Décret n°2014-890 du 1er août 2014 relatif au plafonnement des honoraires imputables aux locataires et aux modalités de transmission de certaines informations par les profesionnels de l’immobilier.

location entree dans le logementLe contrat de location

La durée :
– 3 ans lorsque le bailleur est une personne physique
– 6 ans si le bailleur est une personne morale.

Exception : le bailleur peut proposer un bail d’une durée réduite d’au moins un an pour une raison professionnelle ou familiale.

Locataire et bailleur doivent signer un contrat de location respectant le modèle-type fixé par décret (n°2015-587 du 29 mai 2015 relatif au contrat-type).
http://www.clcv.org/actualites/location-un-bail-type-le-1er-aout.html

Un certain nombre de mentions sont obligatoires : nom, adresse du locataire, du bailleur, situation du logement, montant du loyer, dépôt de garantie, durée du contrat, mention de la surface habitable…

BON A SAVOIR : en cas de surface habitable erronée de plus de 1/20ème, le locataire peut demander une diminution de loyer à proportion de l’écart constaté.

Le contrat de location mentionne en outre :

– Le montant et sa date de versement du dernier loyer appliqué au précédent locataire, si ce dernier a quitté le logement moins de 18 mois avant la signature du bail.
– Le type de travaux et leur montant lors de l’occupation du précédent locataire ou lors du dernier renouvellement du bail.

BON A SAVOIR : un bailleur ne peut exiger la signature du bail par un parent, en plus de celle du locataire, alors même que le parent n’occupe pas le logement.

Les annexes au contrat de location

Plusieurs documents doivent être en possession du locataire et du bailleur :

– La notice d’information expliquant les droits et devoirs de chacun et les recours en cas de litiges.
– L’état des lieux signé par le locataire et le bailleur ou son représentant.
– Le dossier de diagnostic technique (DDT) comprenant : le diagnostic de performance énergétique, le constat de risque d’exposition au plomb, le diagnostic amiante, un état de l’installation intérieure d’électricité et de gaz, le diagnostic risques technologiques et naturels.

L’ÉTAT DES LIEUX

Décret du 30 mars 2016 – entré en vigueur le 1er juin 2016

  • L’état des lieux décrit le logement et constate son état de conservation.
  • L’état des lieux se présente sous la forme d’un document permettant la comparaison de l’état du logement à l’entrée et à la sortie des lieux. La présentation de ces états des lieux doit être similaire.
  • Il est établi en présence du locataire et du bailleur ou de leurs représentants, à l’entrée et à la sortie des lieux. Il doit être signé.
  • Il doit être précis et complet pour éviter tout litige au moment de la restitution du dépôt de garantie.
  • L’état des lieux d’entrée peut être complété par le locataire dans les 10 jours suivant sa signature, sans que le bailleur puisse refuser ce complément.
  • Aucun frais ne peut être demandé au locataire pour la réalisation de l’état des lieux de sortie, même s’il est réalisé par une agence immobilière (celle-ci étant rémunérée par le bailleur).

En cas de refus d’établir un état des lieux par le locataire ou le bailleur, il est vivement conseillé de faire appel à un huissier de justice. Dans cette hypothèse, les frais sont partagés par moitié entre le locataire et le bailleur.

Le locataire

  • Payer le loyer et les provisions sur charges aux dates indiquées dans le contrat.
  • Assurer le logement et en justifier par une attestation auprès du bailleur chaque année.
  • Entretenir le logement et procéder aux menues réparations.
  • Ne pas transformer les lieux.
  • Ne pas troubler la tranquillité des voisins.

Le bailleur

  • Délivrer un logement décent et en bon état.
  • Faire les grosses réparations et travaux liés à la vétusté.
  • Assurer la tranquillité du locataire.
  • Ne pas s’opposer aux aménagements du logement par le locataire.
  •  Informer le locataire, par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre, des travaux qui vont être réalisés.

Le Loyer

  • En début de location : le loyer est fixé librement parle bailleur (à noter que dans les zones tendues où il existe une pénurie de logements, le loyer est encadré par décret).
  • En cours de location : une révision annuelle du loyer est possible si elle est prévue dans le contrat (selon l’IRL – Indice de référence des loyers).

BON A SAVOIR : Le bailleur, qui n’a pas procédé à la révision annuelle de loyer, ne peut effectuer ce rattrapage qu’à compter de la date de sa réclamation.

LES CHARGES LOCATIVES

  • Une régularisation annuelle des charges doit être effectuée par le bailleur.
  • Les pièces justificatives, pour le contrôle des charges, sont mises à disposition du locataire pendant 6 mois.

BON A SAVOIR : Si le bailleur a omis de procéder à la régularisation annuelle des charges, le locataire peut demander un paiement étalé sur 12 mois.

LE DÉPOT DE GARANTIE

Le dépôt de garantie, dont le montant est équivalent à 1 mois de loyer hors charges, est une somme versée par le locataire au bailleur en paiement des sommes dont il pourrait être redevable au moment de quitter le logement.

La restitution du dépôt de garantie 

    • Dans le délai d’un mois, si l’état des lieux de sortie est conforme à l’état des lieux d’entrée et si le locataire s’est acquitté de l’ensemble des sommes dont il est redevable en tant que locataire.
    • Dans le délai de deux mois, dans les autres hypothèses (ex : réparations locatives à la sortie) après arrêté des comptes.

BON A SAVOIR : Le point de départ du calcul pour la restitution du dépôt de garantie commence à partir du jour de la remise des clés au bailleur ou à son mandataire en main propre ou par lettre recommandée avec accusé de réception. En cas de restitution tardive du dépôt de garantie, des intérêts de retard sont dus au locataire.

FIN DU CONTRAT DE LOCATION

  • Le locataire : il peut donner congé à tout moment et sans motivation en respectant un délai de préavis. Le congé doit être délivré au bailleur, soit par lettre recommandée avec accusé de réception, par signification par acte d’huissier ou par remise en main propre contre récépissé ou émargement.
    Le délai de préavis à respecter par le locataire est de 3 mois. Par exception, il est de 1 mois dans des cas déterminés par la loi (zone d’encadrement des loyers, état de santé constaté par un certificat médical, bénéficiaire de l’AAH, locataire attributaire d’un logement social, premier emploi, perte d’emploi, nouvel emploi consécutif à une perte d’emploi, mutation professionnelle, bénéficiaire du RSA). Pour bénéficier de ce délai réduit, le motif doit être précisé dans la lettre de congé.
  • Le bailleur : il ne peut reprendre le logement que pour les seuls motifs prévus par la loi (pour y habiter lui-même ou un membre de sa famille, pour vente ou motif légitime et sérieux –ex : locataire en respectant pas ses obligation-).
    Le délai de préavis est de 6 mois avant la fin du bail.

 

LOGEMENT NON-DÉCENT

Pénurie de logements, difficultés financières, isolement, urgence… Trouver un logement relève parfois du parcours du combattant. Ce contexte pousse des personnes, des familles à accepter de vivre dans des logements en mauvais état. Or, vivre dans des conditions décentes est un droit pour chacun.

Ce que dit la loi

maison-appartement-non-decentLa loi oblige le propriétaire à louer un logement décent (loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs).

Si vous louez ou sous-louez un logement, meublé ou non, pour votre habitation principale, votre propriétaire doit s’assurer que le logement :

• ne présente pas de risque pour votre sécurité.
• ne présente pas de risque pour votre santé.
• possède les équipements essentiels le rendant conforme à l’usage d’habitation.
• répond à un critère de performance énergétique minimale (bientôt applicable).

La loi décrit précisément les caractéristiques de la décence (décret n°2002 -120 du 30 janvier 2002).
Un logement décent doit avoir, par exemple :

• une installation permettant un chauffage normal et qui doit être conforme aux normes de sécurité.
• un réseau électrique permettant un éclairage suffisant dans toutes les pièces et l’usage des appareils ménagers indispensables à la vie quotidienne.
• une pièce principale d’au moins 9m² avec une hauteur sous plafond au moins égale à 2m20.
• des dispositifs d’ouverture et de ventilation…

BON A SAVOIR : pour obliger le propriétaire à louer un logement décent, la CAF pourra suspendre le versement des allocations logement au propriétaire jusqu’à ce qu’il réalise les travaux nécessaires pour le rendre conforme. (loi du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové).

ATTENTION ! même si le propriétaire ne respecte pas son obligation de vous louer un logement décent, en tant que locataire, vous devez :
• payer votre loyer et vos charges aux dates prévues au contrat.
• entretenir le logement.
Ne pas le faire pourrait se retourner contre vous par la suite.

Vous pensez que votre logement n’est pas décent ?

Contactez une association de défense des consommateurs ou des locataires qui vous aidera à :

• déterminer si votre logement est décent ou non, au regard de la loi.
• prendre contact avec les structures spécialisées et impliquées dans la lutte contre le logement non-décent dans votre département.
• écrire une lettre appelée mise en demeure qu’il faudra envoyer en recommandé avec accusé de réception à votre propriétaire pour lui demander de réaliser les travaux nécessaires.
• trouver un accord amiable avec votre propriétaire si cela est possible.
• saisir le tribunal compétent si nécessaire.

Faire le signalement d’un logement non-décent, c’est obliger le propriétaire à réaliser des travaux.
Une démarche pour vous, votre famille mais aussi pour les prochains locataires…

LOCATION SAISONNIÈRE

 cabane-vacancesLOCATION SAISONNIÈRE 

Si pour vos vacances, vous choisissez de louer un appartement, une maison ou un mobile-home dans un camping… Des précautions sont à prendre avant, pendant et à la fin du séjour afin d’éviter tout éventuel litige.
Sachez que la location saisonnière est soumise avant tout au contrat signé. N’hésitez pas à faire mentionner les éléments essentiels par écrit, au besoin précisez par des échanges de mails.

Pour aller plus loin et connaître les mécaniques de la location saisonnière, consultez la fiche pratique réalisée par l’Inc (Institut national de la consommation) : http://www.conso.net/content/les-locations-de-vacances

 

QUALITÉ DE L’AIR INTÉRIEUR

L’air est l’élément physique le plus important de notre environnement. Sa dégradation a un impact direct sur notre santé. Nous pensons souvent que cette dégradation provient de l’extérieur. En réalité, loin d’être à l’abri des pollutions, l’air intérieur apparaît aujourd’hui plus pollué. On y trouve certaines substances non observées à l’extérieur, ou en concentration nettement plus importantes. Et comme nous passons 90 % de notre temps dans des espaces fermés (lieux de travail, écoles, logements…), la qualité de l’air intérieur est devenue un enjeu majeur de santé publique.

La pollution de l’air intérieur provient de plusieurs sources :
• transfert de la pollution extérieure vers l’intérieur : polluants issus de l’industrie et de la circulation automobile
• les animaux et les plantes : allergènes de chien, de chat, les pollens…
• le bâti, l’équipement de la maison et la décoration : émanations provenant de matériaux divers, revêtements des sols et des murs, mobilier, tapis…
• nos pratiques individuelles : polluants issus des produits de bricolage et de l’entretien de la maison.

parfum intérieur COV
LA POLLUTION DE L’AIR INTÉRIEUR, C’EST QUOI ?

Sensations de picotements, raclements de gorge après la diffusion d’un parfum d’ambiance, plaques rouges après avoir nettoyé les sols… ne sont pas le fruit de l’imagination de consommateurs hypocondriaques, mais bien une réalité. Des substances reconnues comme allergisantes ou dangereuses pour la santé ou l’environnement sont présentes dans de nombreux produits de notre vie quotidienne. Si le lien direct entre maladies graves et expositions multiples aux produits chimiques reste difficile à établir, il apparaît de plus en plus clairement que les humains, et plus particulièrement les enfants, sont menacés par les produits chimiques.

Zoom sur les COV :

Les Cov (composés organiques volatils) sont des substances chimiques mal connues. D’origine naturelle ou non, ils s’évaporent plus ou moins rapidement à température ambiante pour se retrouver dans l’air. Les produits qui dégagent une odeur émettent généralement des Cov. A l’inverse de très nombreux Cov sont inodores.

Leur impact dépend de nombreux facteurs : concentration et nature des composés, temps d’exposition, combinaison de différents Cov, etc.

De plus, et c’est un élément particulièrement inquiétant, ils se combinent. En effet, nous ne sommes pas exposés à un Cov en particulier, mais à plusieurs Cov en même temps. Il se produit des interactions entre composés dont on ignore très souvent les effets.

• les sources ponctuelles de COV sont liées à une activité particulière et transitoire comme le nettoyage, le bricolage.
• les sources permanentes de COV à l’intérieur des bâtiments sont davantage liées aux matériaux de construction et d’ameublement. L’observatoire de la qualité de l’air intérieur a mesuré, lors de sa campagne pilote, dans 90 logements, 23 COV différents.

Une meilleure connaissance des polluants et des liens entre notre santé et notre environnement doit permettre de réduire les risques à la source. Dans le livret Santé-Environnement : des liens de chaque instant, sont présentés des polluants chimiques (Amiante, bisphénol A, composés organiques volatiles, dioxines, métaux lourds, monoxyde de carbone, parabènes, particules fines, pesticides, phtalates, Pcb, résidus de médicaments), des agents biologiques (moisissures, algues vertes, cyanobactéries, micro-algues), des risques émergents (nanomatériaux, Ogm, ondes électromagnétiques) et d’autres liens santé-environnement (bruit, radon, effet de serre, Uv).

Chaque polluant est décliné à travers 4 questions : c’est quoi, où les trouve-t-on, quels risques et que faire ?

livret_sante-environnement

Télécharger le livret Santé-Environnement : livret Santé environnement des liens de chaque instant !


DU MÉNAGE DANS NOS PLACARDS ! 

Nous passons en moyenne 22 heures sur 24 dans des lieux fermés : logements, bureaux, écoles… Or loin d’être à l’abri des pollutions, l’air intérieur est aujourd’hui plus pollué que l’extérieur. La façon dont nous entretenons nos intérieurs joue un rôle dans cette pollution. Aussi, nous pouvons agir dès maintenant en changeant nos pratiques.

Notre intérieur est l’objet de toute notre attention. Les industriels l’ont bien compris et ont développé une offre de produits aux multiples vertus apparentes :

• pour nettoyer et assainir du sol au plafond
• pour embellir et rendre plus confortable
• pour cacher les mauvaises odeurs.

Or, les produits ménagers que nous utilisons au quotidien ne sont pas anodins, ils sont de plus en plus agressifs et contiennent des substances chimiques très souvent toxiques. Les risques sont liés à la composition des produits, mais aussi à la manière dont on les utilise.

Pour minimiser les risques pour la santé et l’environnement, la première chose à faire est simple : le tri de nos produits ménagers !

• éliminer les produits qui contiennent des substances toxiques ou dangereuses comme la Javel, la soude caustique
• éviter d’utiliser tout produit présentant un symbole de risque.
• limiter le nombre de produits et éviter les produits spécialisés : généralement, un multiusage s’avère aussi efficace pour le carrelage que pour le lino ou les faïences.
• choisir en priorité des produits labellisés ou répondant à des cahiers des charges précis.

Une autre étape pour réduire les risques : changer nos (bonnes vieilles) habitudes en adoptant de nouvelles pratiques.
• Supprimer la vaporisation. Le mieux est encore de modifier le mode d’utilisation des produits concernés en supprimant vaporisateur et aérosol. Préférer le dépôt du produit sur un chiffon ou une éponge, en se protégeant avec des gants bien sûr !
• Ne pas utiliser plusieurs produits ensemble ou successivement, les risques de réactions existent et ne sont pas sans dangers.
• Nettoyer régulièrement : évite l’incrustation des saletés, des graisses, des mauvaises odeurs, etc. et ainsi l’utilisation de produits agressifs.
• Utiliser les lavettes (et non des lingettes jetables !), serpillières et autres microfibres qui permettent de réduire, voire de supprimer les produits.
• Limiter les doses : non seulement, il ne faut jamais surdoser, mais on peut réduire de moitié certains produits.

Et l’aération est le point le plus important concernant la qualité de l’air intérieur.
Le livret Si on faisait le ménage… dans nos placards ? contribue à une meilleure connaissance des risques liés à l’utilisation des produits d’entretien et propose d’autres pratiques d’entretien, à la fois moins nocives pour la santé et plus respectueuses de l’environnement. Et qui plus est, économiquement tout à fait compétitives !

Télécharger le livret Si on faisait le ménage… dans nos placards ? Halte à la pollution dans la maison

BRICOLAGE ET SANTE

Bricoler sans risques pour la santé et l’environnement : ça ne s’improvise pas… Aménager son nouvel appartement, préparer la chambre de bébé ou changer simplement sa décoration… les raisons de bricoler ne manquent pas. Ludique pour certains ou contraignante pour d’autres, cette activité n’est pourtant pas sans risques dont les sources sont multiples :

qualite_air_interieure_bricolage_peinture la nature des produits dont certains contiennent des substances toxiques et/ou dangereuses (solvants, caustiques, peintures, vernis, colles…) ;
les modes de bricolage : le ponçage par exemple génère des poussières ;
le comportement du bricoleur : pas de protections adaptées, pas d’aération ;
l’état physique de la personne exposée : asthmatique, femme enceinte, enfant, personne âgée… sont plus sensibles aux produits polluants ;
l’élimination des produits : lors du lavage des outils, les substances toxiques évacuées par le  siphon polluent l’eau des rivières. Si les outils et produits sont incinérés, certaines substances se retrouvent alors dans l’air.

De plus, lors du bricolage, toutes les substances dégagées se mélangent et interagissent entre elles au travers de ce qu’on appelle les effets cocktails !qualite_air_interieure_bricolage_produits

… que l’on peut cependant limiter

Quelques règles simples à appliquer suffisent pour un bricolage sain et plus sûr :
Déléguer : ne pas faire soi-même lorsque l’on est fragile ou enceinte par exemple (un bébé dans le ventre de sa mère respire les mêmes substances qu’elle) ;
Se protéger : porter un masque et des lunettes permet de diminuer l’exposition aux substances dangereuses ;
Aérer : mieux vaut bricoler à l’extérieur quand cela est possible. Sinon, aérez constamment pendant les travaux et en continu pendant plusieurs jours une fois le bricolage terminé ;qualite_air_interieure_bricolage_aerer
L’huile de coude : excellente alternative aux produits toxiques ! Poncer plutôt que décaper à l’aide d’un produit chim
ique, passer deux couches d’une peinture bio plutôt qu’une seule à la glycéro… Cela demande plus d’énergie et davantage de temps, mais vous ne vous en porterez que mieux !

Pour aller plus loin

► Télécharger le Mce Infos 2012 (octobre-décembre 2012) sur Bricoler sans risque pour la santé et l’environnement
► Fiche sur la peinture Mce de la Mce
► Le site de l’ASEF (Association Santé Environnement France) voir les guides santé des bricoleurs, de l’air intérieur et du « bio-ménage » : http://www.asef-asso.fr/vie-quotidienne/nos-petits-guides


ONDES ÉLECTROMAGNÉTIQUES  

qualite_air_interieure_ondes-et-telephonesTéléphones portables, wifi, antennes relais, fours à micro-ondes et autres équipements bluetooth : les ondes électromagnétiques sont partout. Nos appareils électriques rayonnent en permanence, engendrant une pollution électromagnétique dans nos maisons. A ce jour, leurs effets sur la santé ne sont pas précisément connus mais l’OMS reconnaît désormais que les radiofréquences sont de possibles cancérigènes. Alors que faire pour se protéger des ondes ?

Comment diminuer l’exposition quand je téléphone ?

Côté téléphone fixe, préférez les filaires, et les appareils récents, qui disposent d’une fonction « éco dect + ». Grâce à ce mode, la base s’arrête presque d’émettre dès que le combiné y est reposé, et en communication, la puissance d’émission varie en fonction de la distance entre le combiné et sa base.

qualite_air_interieure_ondes_telephoneIdem pour les box Internet : désactivez le wi-fi et connectez-la avec un câble.

Ensuite, décryptez les étiquettes ! Les fabricants de téléphone doivent impérativement indiquer le Débit d’absorption spécifique (DAS) de leur appareil neuf. Il donne une indication de l’impact de ces engins sur notre corps, et notamment notre cerveau. En France, il doit être inférieur à 2 Watt par kilogramme (W/kg) – une valeur qui ne vaut qu’en position de téléphone collé à l’oreille.

Pour les téléphones mobiles, la meilleure protection est un usage modéré et avec un kit piéton, “qui doit devenir un réflexe, comme on boucle sa ceinture de sécurité dans une voiture”, conseille Catherine Gouhier, secrétaire générale du Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem). Ces recommandations sont, d’ailleurs, dispensées par la Fédération française des télécoms et figurent, très discrètement, dans la rubrique santé des sites internet des opérateurs de téléphonie mobile. Le Criirem va encore plus loin en préconisant de limiter le nombre d’appels – pas plus de cinq ou six par jour – et leur durée – pas plus de 2 ou 3 min pour chacun –, et de respecter un temps moyen de 1 h 30 entre chaque appel.qualite_air_interieure_ondes_wifi

Enfin, des petits réflexes à avoir : préférez les sms aux appels, attendez que la communication soit établie pour coller le combiné à son oreille, et ne passez pas de coups de fil dans des zones mal couvertes. Il est aussi déconseillé de téléphoner dans un mobile en mouvement (train, voiture), parce que le téléphone dégage alors beaucoup d’ondes pour établir la communication avec un nouveau relais plus proche, et ce, d’autant plus souvent que l’on se déplace vite.
Sur le site du CRIIREM, consultez la fiche Téléphone mobile : les bons réflexes pour limiter le risque !

À moins d’aller vivre dans un bunker et de se couper de toute vie sociale, il semble impossible d’échapper aux ondes. Ce qui ­n’empêche pas, chaque fois que c’est possible, de mettre ces conseils en pratique. Il est bon également de garder à l’esprit que le niveau de risque est déterminé par trois critères, pris en compte par les médecins épidémiologistes dans leurs enquêtes : l’intensité du rayonnement, la durée et la fréquence d’exposition, à quoi il faudrait ajouter la sensibilité de l’individu.

Nous ne réagissons pas tous de la même manière face aux rayonnements, et certaines personnes sont susceptibles d’être plus « fragiles » : femmes enceintes, bébés…

compteurs_linky

Compteurs LINKY :
Pour avoir plus de renseignements sur les compteurs LINKY contactez ALTERONDES35 : https://www.alterondes35.org/

FAIRE DES TRAVAUX

Aménager son nouvel appartement, préparer la chambre de bébé ou changer simplement sa décoration… les raisons de bricoler ne manquent pas. Ludique pour certains ou contraignante pour d’autres, cette activité n’est pourtant pas sans risques pour la santé et l’environnement.

BRICOLER SANS RISQUE… POUR LA SANTE ET L’ENVIRONNEMENT

 

Des risques aux sources multiplesbricoler sans risque pots de peinture

• la nature des produits dont certains contiennent des substances toxiques et/ou dangereuses (solvants, caustiques, peintures, vernis, colles…) ;
• les modes de bricolage : le ponçage par exemple génère des poussières ;
• le comportement du bricoleur : pas de protections adaptées, pas d’aération ;
• l’état physique de la personne exposée : asthmatique, femme enceinte, enfant, personne âgée… sont plus sensibles aux produits polluants ;
• l’élimination des produits : lors du lavage des outils, les substances toxiques évacuées par le siphon polluent l’eau des rivières. Si les outils et produits sont incinérés, certaines substances se retrouvent alors dans l’air.

De plus, lors du bricolage, toutes les substances dégagées se mélangent et interagissent entre elles au travers de ce qu’on appelle les effets cocktails !

… que l’on peut cependant limiter

Quelques règles simples à appliquer suffisent pour un bricolage sain et plus sûr :

• Déléguer : ne pas faire soi-même lorsque l’on est fragile ou enceinte par exemple (un bébé dans le ventre de sa mère respire les mêmes substances qu’elle) ;
• Se protéger : porter un masque et des lunettes permet de diminuer l’exposition aux substances dangereuses ;
• Aérer : mieux vaut bricoler à l’extérieur quand cela est possible. Sinon, aérez constamment pendant les travaux et en continu pendant plusieurs jours une fois le bricolage terminé ;
• L’huile de coude : excellente alternative aux produits toxiques ! Poncer plutôt que décaper à l’aide d’un produit chimique, passer deux couches d’une peinture bio plutôt qu’une seule à la glycéro… Cela demande plus d’énergie et davantage de temps, mais vous ne vous en porterez que mieux !

Des repères pour la santé et pour l’environnement

Les repères sur les étiquettes constituent un guide dans le choix des produits à acheter… ou à éviter !

bricoler sans risque - eu-ecolabel• L’écolabel prend en compte l’ensemble du cycle de vie des produits. Il garantit une teneur réduite en substances toxiques et dangereuses, un faible impact environnemental tout en s’assurant de l’efficacité des produits.
• L’étiquetage des émissions de polluants volatils indique le niveau d’émission de polluants volatils des produits de construction et de décoration et permet aux consommateurs de choisir des produits de bricolage et équipements de meilleure qualité en matière de santé : une note allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) distingue les produits.
• Les pictogrammes de danger avertissent des dangers et risques liés aux produits chimiques. Ils visent à protéger l’environnement et les personnes exposées à ces produits.
• La Fiche de données de sécurité (FDS) informe sur les dangers et les propriétés du produit, ses risques pour la santé humaine et l’environnement, les mesures de protection à prendre et les conditions d’utilisation. Votre revendeur dispose nécessairement de ces fiches pour les produits dangereux. Aussi, n’hésitez pas à les lui demander.

►Télécharger le dossier du Mce Infos n°74 (4ème trimestre 2012)

 

Et la peinture ?bricoler sans rique pots de peinture

Vous souhaitez vous lancer dans des travaux de rafraîchissement de votre intérieur. Pour que la peinture rime avec plaisir et santé, voici quelques conseils à retenir.

Peinture à l’eau ou à l’huile ? Le choix du type de peinture est fonction du lieu (intérieur ou extérieur), du support, de la surface à peindre, de la pièce (humide ou pas). Le choix n’est pas toujours simple mais un produit à l’eau sera a priori moins nocif. Des peintures dites « naturelles » sont également disponibles. Il s’agit de peintures contenant au moins 95 % de composants naturels. N’hésitez pas à solliciter un vendeur pour vous faire préciser les qualités techniques de chaque type de peinture, il vous conseillera sur la plus adaptée à votre projet.

Les bons gestes :bricoler sans risque femme_enceinte

• Toujours aérer ! Pendant et après les travaux. L’absence d’odeur ne signifie pas que le produit n’émet pas de polluants dans l’air. En effet, certains composés organiques volatils (COV) sont inodores.
• Des gants sont utiles pour éviter des éclaboussures sur les mains et d’éventuelles allergies et les lunettes permettent de parer au risque d’éclats dans les yeux lorsque vous peignez un plafond par exemple.
• Si vous êtes enceinte, évitez d’être présente lors des travaux et ne revenez qu’une fois la pièce bien aérée, car votre bébé est exposé aux mêmes substances que vous !fenetre_ouverte_aeration

 

Et dans la mesure du possible, attendez quelques jours avant d’occuper la pièce.

Pour que peindre reste un vrai plaisir, sans polluer ni prendre des risques pour votre santé et celle de vos proches, voici quelques repères et conseils utiles :

Télécharger la fiche Peinture de la Mce

LES MATÉRIAUX ÉCOLOGIQUES

Tous les produits de consommation que nous achetons ont des impacts sur l’environnement. Depuis leur fabrication jusqu’à leur fin de vie, ils utilisent des matières premières, de l’énergie et génèrent des déchets. Cependant, des logos environnementaux identifient les produits et services qui sont engagés dans une démarche de limitation de leurs impacts environnementaux.

Pour vous aider à vous y retrouver parmi les différents logos existants, l’Ademe a édité un guide pratique Les logos environnementaux sur les produits : panorama des logos sur des produits de notre quotidien.

ademe_logos_environnementaux_sept2016

Télécharger le document : http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-logos-environnementaux.pdf
En version synthétique : http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/memo-logos-environnementaux.pdf

Un autre guide Choisir des matériaux pour construire et rénover pour un bâtiment performant aide à bien choisir les produits et matériaux de rénovation et de construction

Télécharger le guide pratique : http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-choisir-des-materiaux-pour-construire-et-renover.pdf
L’association Empreinte a pour objectif de développer et de promouvoir l’habitat sain, passif et à faible impact écologique par tous les moyens dont elle empreinte-logodispose et sur tous les thèmes relatifs à l’habitat et son environnement : « Diminuer l’empreinte de notre façon d’habiter concerne à la fois la conception du bâtiment, le choix des matériaux et le mode de vie ».
L’association regroupe des porteurs de projets d’habitat écologique en cours ou achevés. Elle informe et sensibilise le public et elle développe les échanges sur cette thématique.
Sur son site Internet, elle propose des fiches techniques et de l’information sur l’éco-habitat.
Elle dispose également d’un fonds documentaire sur les matériaux écologiques qui est disponible au Centre de ressources et de documentation de la Mce (faire un lien vers la page Centre de doc).

Voir le site de l’association Empreinte

LES DÉCHETS DANGEREUX

pots de peinture renverséUne fois les travaux terminés, que faire des pots de peinture vides ? Des rouleaux et pinceaux ?

Avant tout, sachez que les résidus de peinture sont des déchets toxiques : ils ne doivent pas atterrir dans la poubelle ordinaire, ni être déversés dans les toilettes ou les éviers !

Les déchetteries récupèrent les pots de peinture vides, entamés ou pleins :
apportez-les dans leur pot d’origine, sinon étiquetez le nouvel emballage en indiquant la nature du contenu, et déposez-les dans l’espace dédié à cet usage.
rapportez également les bacs à peinture, pinceaux, solvants et eaux souillées.

Pour vous aider à localiser les différentes déchetteries et les différents points de collecte, une carte interactive sur les déchets est à votre disposition.
Voir la Carte OuVerte pictogrammes-de-danger

L’Ademe a édité un guide qui dresse la liste des déchets dangereux et aide les individus à les identifier. De plus, il explique les divers moyens pour en limiter l’usage et les éliminer sans risques.

Télécharger le guide Les produits et déchets dangereux