Depuis le 1er janvier 2021, une nouvelle signalétique apparaît progressivement sur 5 catégories de produits électroménagers et électroniques : l’indice de réparabilité. Cet outil, prévu par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, vise une meilleure information du consommateur sur le caractère plus ou moins réparable de ses achats.

A quoi ressemble l’indice de réparabilité ?

Chaque modèle en vente doit afficher une note sur dix traduisant la plus ou moins grande facilité à le réparer. Cette note est accompagnée d’un code couleur allant, selon la note obtenue, du rouge (moins de 2/10) au vert foncé (à partir de 8/10).

Quels produits sont concernés ?

L’indice de réparabilité porte dans un premier temps sur 5 catégories de produits :

  • les lave-linges à chargement frontal ;
  • les téléviseurs ;
  • les smartphones ;
  • les ordinateurs portables ;
  • les tondeuses à gazon électriques (autonomes ou non).

Progressivement d’autres catégories de produits électriques et électroniques seront concernées dans les années à venir.

Quel sont les critères d’évaluation ?

A noter que ce sont les industriels eux-mêmes qui procèdent à l’évaluation de leurs produits. L’évaluation porte sur 5 critères principaux :

  • disponibilité de la documentation : nombre d’années où le producteur s’engage à rendre disponibles gratuitement les documents techniques auprès des réparateurs et des consommateurs.
  • facilité de démontage : type d’outils nécessaires, caractéristiques des fixations.
  • disponibilité des pièces détachées : engagement pris par le producteur sur la durée de disponibilité des pièces détachées et sur le délai de leur livraison.
  • prix des pièces détachées.
  • critère spécifique propre à la catégorie concernée.

Selon l’association Leo Lagrange de défense des consommateurs, « l’indice de réparabilité est une information importante pour le consommateur. Cela suppose :

  • la disponibilité des pièces détachées,
  • un délai satisfaisant pour leur mise à disposition du consommateur,
  • et un coût de réparation raisonnable.

Cela suppose enfin un réseau de réparateurs compétents et facilement identifiables et sur l’ensemble du territoire national.

Si tous ces paramètres sont réunis alors fabricants, distributeurs et consommateurs pourront agir ensemble contre l’obsolescence programmée et permettre un allongement de la vie de ces catégories de produits et une réduction significative des déchets. »

Pour aller plus loin

  • Les Repair café bretons: depuis 2016, CoBEN (anciennement IVINE) contribue au développement de Repair Cafés sur le département d’Ille-et-Vilaine. L’association réalise également un travail d’identification des Repair Cafés bretons pour permettre à toute personne de trouver les informations sur les prochains évènements. Vous y retrouverez les coordonnées (adresse, mail, téléphone) mais aussi des informations complémentaires comme par exemple, la récurrence des sessions, les prochaines dates prévues, les objets acceptés, si une inscription est nécessaire….
  • e-reparation.eco: portail d’information grand public pour réduire les déchets des équipements électriques et électroniques. Vous y trouverez des conseils pour diagnostiquer une panne, trouver un réparateur, et si la réparation n’est pas possible une recyclerie.


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