Les particules en suspension sont considérées comme l’un des principaux polluants affectant la qualité de l’air. Les particules fines, correspondant aux particules en suspension de petite taille, provoquent chaque année plusieurs millions de décès dans le monde. Récemment, des chercheurs de l’Institut Paul Scherrer ont déterminé les lieux en Europe où les particules fines sont les plus dangereuses pour la santé.

Que sont les particules en suspension ?

Les particules en suspension, aussi appelées PM (acronyme de Particulate Matter en anglais), désignent l’ensemble des particules solides et/ou liquides se trouvant en suspension dans l’air. Ces particules en suspension représentent une part importante de la pollution atmosphérique urbaine et rurale.

Les particules en suspension sont classées selon leur diamètre. Ainsi, on retrouve généralement 4 classes de particules :

  • Les PM10 (appelées particules grossières) : particules dont le diamètre est inférieur à 10 µm
  • Les PM2,5 (appelées particules fines) : particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm
  • Les PM1,0 (appelées particules fines ou très fines) : particules dont le diamètre est inférieur à 1 µm
  • Les PM0,1 (appelées particules ultrafines) : particules dont le diamètre est inférieur à 0,1 µm
  • Les particules totales en suspensions (appelées TSP) : regroupent l’ensemble des particules en suspension dans l’air quelle que soit leur taille.

Les PM10 regroupent les particules grossières, fines, très fines et ultrafines. De la même façon, les PM2,5 regroupent les particules fines, très fines et ultrafines.

A noter que 70% de la masse totale de particules grossières PM10 provient des particules fines PM2,5.

Quels sont les risques pour la santé ? 

D’après plusieurs études, les particules fines seraient responsables, chaque année, de plusieurs millions de décès. Tandis que les particules les plus grosses sont retenues dans notre nez ou notre gorge, les particules fines peuvent pénétrer profondément dans nos voies respiratoires pour atteindre nos alvéoles pulmonaires voire notre circulation sanguine pour les plus fines d’entre elles. Cela peut engendrer de l’asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires ou encore des cancers.

Certaines particules très fines, comme le carbone suie, peuvent être des vecteurs d’un grande diversité de constituants chimiques tels que les métaux lourds ou les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) pouvant être néfastes pour la santé.

Quels sont les effets sur l’environnement ?

Le dépôt des particules peut perturber l’environnement, notamment par la dégradation physique et chimique des matériaux, la perturbation des écosystèmes ou la limitation de la photosynthèse des plantes.

Où se trouvent les particules fines les plus dangereuses pour la santé ? 

A l’aide d’échantillons prélevés dans plusieurs villes, les chercheurs de l’Institut Paul Scherrer PSI ont pu déterminer les lieux en Europe où les particules fines sont les plus agressives. Ces derniers ont découvert que les populations urbaines seraient davantage exposées qu’à la campagne et ont identifié des régions critiques : l’agglomération parisienne et la plaine de Pô en Italie.

Pour aller plus loin

Voir aussi la page Protéger sa santé