L’autopartage : la bonne option pour partager sa voiture ! La mobilité évolue grâce à de nouvelles pratiques émergentes qui offrent la possibilité de se démotoriser, de réduire ses émissions de gaz polluantes, de faire des économies et de recourir davantage aux transports en commun, à la marche ou au vélo.
En effet, l’autopartage permet d’utiliser une voiture pour répondre à des besoins spécifiques qui peuvent difficilement être satisfaits autrement (pour des déplacements de quelques heures mais également pour partir en week-end ou en vacances). Un système qui séduit de plus en plus d’habitants, en ville mais aussi à la campagne…
L’autopartage : mode d’emploi

L’autopartage permet à plusieurs personnes d’utiliser un véhicule commun. Il se base sur un ou plusieurs véhicules, utilisables successivement, pour une durée limitée, par plusieurs utilisateurs abonnés, moyennant un paiement.
C’est une solution intéressante si vous avez besoin d’une voiture pour une courte durée (de 1 h à une journée). Il faut s’inscrire au préalable dans un groupement d’autopartage. Une fois la réservation effectuée, il suffit d’aller récupérer le véhicule sur l’un des points de stationnement prévus (parkings gardés ou places de stationnement dédiées). Cela permet aussi de s’affranchir du souci d’entretenir une voiture, de l’assurer, de lui trouver une place de stationnement…
Plusieurs formes d’autopartage
Le partage de voiture peut prendre plusieurs formes, selon les territoires, les besoins et les acteurs :
- entre particuliers : entre amis, voisins ou proches
- les services qui se rencontrent surtout dans les centres-villes des grandes agglomérations
- la location de voitures entre particuliers qui s’effectue par le biais de sites Internet spécialisés.
Des acteurs nationaux pour encourager le partage de véhicule
L’Association des Acteurs de l’Autopartage
Afin de promouvoir et développer cette pratique en France, une association professionnelle a été créée : l’Association des Acteurs de l’Autopartage (AAA). Elle œuvre auprès des acteurs publics (locaux et nationaux) pour accompagner les bonnes pratiques et pérenniser cette transition. Collectivement, ces entreprises opèrent la quasi-totalité des véhicules en autopartage, dans plus de 150 communes et plus de 50 grandes entreprises. Près de 11 500 véhicules sont disponibles en France, visibles sur la carte interactive.
Le Collectif national de l’Autopartage entre particuliers
Fondé en 2025, le Collectif de l’autopartage entre particuliers vise à rendre visibles les pratiques d’autopartage entre particuliers, à outiller les différents acteurs et à en documenter les impacts. Dans une volonté de fédérer les acteurs de cette dynamique, le collectif a été impulsé par 4 organisations qui s’appuient sur la richesse des expériences locales : le bureau d’étude ADETEC, l’agence de mobilité de la Drôme DROMOLIB, l’application de covoiturage MOBICOOP et le Laboratoire de recherche en sociologie de Brest LABERS.
L’autopartage sur Rennes métropole
Avec la plateforme Citiz
Sur Rennes Métropole, Citiz est un service de location de voiture de courte durée. Sur le même principe que le vélo en libre-service, il est possible de réserver un véhicule uniquement en cas de besoin. Location 24h/24, à la carte, pour une heure, un jour ou plus : le prix est calculé selon la durée et la distance parcourue.
Le carburant, l’assurance, l’entretien et même l’emplacement réservé – tout est compris. Il n’est plus nécessaire d’avoir sa propre voiture !

► Découvrir l’autopartage avec Citiz
Citiz propose de mettre à disposition une centaine de voitures sur plus de 40 stations réparties sur la métropole. Selon ses besoins, différents modèles de voitures sont disponibles : de la mini citadine, à la familiale et même des véhicules utilitaires ! Un simulateur permet de comparer les tarifs.
Voici par exemple les coûts de location pour les personnes avec un abonnement à 12 € (réduction possibles sous conditions) permettant de bénéficier de tarifs préférentiels sur vos durées de location du véhicule.
Ce tarif comprend l’essence, l’entretien, l’assurance… des frais qui, cumulés sur une voiture individuelle, chiffrent vite !
Et pourquoi pas lancer son groupe d’AEP (Autopartage entre
particuliers) ?
Se motiver avec un podcast
A l’occasion de Bienvenue en transition, nous avons rencontré Soazig qui partage une voiture avec des voisins. Elle nous a expliqué dans un podcast les raisons de son choix et le fonctionnement de leur partage de voiture. (durée : 17min)
S’informer avec ressources du collectif AEP
Le Collectif de l’Autopartage entre particuliers propose de nombreuses ressources sur leur site : exemples, documents, assurance, frais, législation et réglementation… En 2025, ils ont proposé un webinaire pour celles et ceux qui souhaitent lancer un groupe d’autopartage entre particuliers (AEP).
Analyse d’une pratique en pleine essor
En 2025, la dernière enquête nationale autopartage confirme l’impact de l’autopartage sur la mobilité à l’échelle individuelle. Mais cet impact reste marginal à l’échelle de la mobilité nationale, notamment en raison du faible volume de véhicules que représentent ces services. Afin de faire de cette pratique un mode de déplacement du quotidien, son développement et sa démocratisation sont nécessaires.
► Télécharger l’enquête 2025
A cela, s’ajoute l’impact social ! En effet, la mise à disposition de véhicule offre une solution de mobilité à des populations non motorisées, pour pouvoir par exemple assister à une formation ou pour accéder à certains services. Un service qui s’inscrit pleinement dans une démarche de transition écologique, d’autant que les véhicules affectés pour ces prestations sont récents, donc moins émetteurs de CO2 et mieux entretenus que la majorité des véhicules en circulation.
Pour aller plus loin
► L’autopartage sur le site du ministère de la transition écologique
► Getaround, une plateforme au niveau national
► Consultez le centre de ressources de l’autopartage entre particuliers de l’ADETEC
Voir aussi l’outil pédagogique Playmobilité, réalisé par la MCE et Rayons d’ Action, qui permet d’encourager les déplacements actifs (piétons, cyclistes) en toute sécurité et d’actualiser les connaissances des règles de circulation dans l’espace public.





