Grande mobilisation des associations le 11 octobre ! Le tissu associatif se mobilise car la situation financière des associations s’est considérablement dégradée et que les autres formes d’interpellation n’ont pas abouti.
Les associations font partie de notre quotidien

Nous sommes 20 millions de bénévoles, 1,8 million de salariés. Nous nous engageons dans nos associations pour permettre à 67 millions de Françaises et de Français d’accéder aux soins, au sport, à l’éducation, à la culture, aux droits. Nous permettons au plus grand nombre de partir en vacances, nous luttons contre la précarité, contre l’isolement, nous défendons l’environnement etc. Nous sommes partout et agissons dans tous les territoires, du premier au dernier kilomètre dans toutes les sphères du quotidien. Les associations donnent une voix à celles et ceux qui n’en ont pas, elles créent du lien, elles permettent l’engagement citoyen, elles rendent possible l’impossible.
Et pourtant, nous traversons une crise sans précédent !
- Baisse de financements
- Précarité croissante et augmentation des besoins
- Dégradation des conditions et risque de disparition
Depuis plusieurs années, la situation du monde associatif se dégrade dangereusement, dans un silence assourdissant, malgré nos alertes répétées. Les besoins, quant à eux, ne cessent d’augmenter :
- 2,4 millions de personnes sont concernées par l’aide alimentaire ;
- 2159 enfants dorment à la rue, dont 503 ont moins de trois ans ;
- le taux de pauvreté qui augmente pour la première fois depuis 1996…
Les exemples ne manquent malheureusement pas. Dans le même temps, les moyens diminuent. En 15 ans, la part des subventions a baissé de 41% dans le budget des associations et près d’un tiers déclare revoir les activités à la baisse pour survivre. Malgré cela, ce sont 70 000 associations qui se créent chaque année. Qu’importent l’inflation, la diminution des financements des collectivités, la suppression des emplois aidés, la diminution du nombre de volontaires en service civique, les budgets qui s’effondrent ou les menaces sur les libertés associative, les associations continuent de
faire preuve d’une résilience remarquable.
Affaiblir les associations n’a pas de sens. Elles sont des espaces puissants qui changent au quotidien la vie des gens. Elles offrent du pouvoir d’agir, construisent des solutions concrètes adaptées aux besoins des populations parce que directement pensées par elles. Elles renforcent les liens sociaux, donnent du sens, permettent de faire collectif, elles sont un remède à la crise démocratique que l’on traverse et méritent mieux que du mépris ou de la défiance.
Notre tissu associatif est quelque chose de merveilleux, un bien commun qui nous rend fiers et qui ne doit pas être sacrifié par les coupes budgétaires.
En résumé, pourquoi se mobilise-t-on le 11 octobre ?
► Car toutes les autres formes d’interpellation n’ont pas abouti : depuis plusieurs années, les interpellations et les propositions du secteur associatif restent sans réponse. La mobilisation constitue une nouvelle manière d’apostropher les pouvoirs publics.
► Car le modèle économique est fragilisé, un constat confirmé par des chiffres récents : les événements structurels et conjoncturels ont fragilisé les finances du secteur associatif. Il est urgent de trouver des solutions afin de préserver la capacité d’action des associations.
► Car les associations constituent un pilier essentiel de notre société : notre société est déjà marquée par la crise sociale, démocratique, budgétaire et une fragmentation inédite. Dans ce contexte, laisser la situation financière des associations continuer à se dégrader alors qu’elles jouent un rôle pivot dans nos territoires, c’est aggraver ces nombreuses crises.
Que demande-t-on ?
► Pas un euro de moins pour le monde associatif : les associations ne sont pas une variable d’ajustement et les coupes budgétaires doivent cesser.
► Un sursaut politique en faveur du monde associatif : des actes de confiance et de reconnaissance de la part des pouvoirs publics.
► Des propositions concrètes à la portée des associations.

Les associations : un pilier indispensable à notre société
Peut-on vraiment se passer des associations dans l’action publique ?
Par leur présence au quotidien, les associations mettent en œuvre les politiques publiques, prolongent voire accomplissent des services publics et s’y substituent à moindre coût. Les associations exercent leurs missions de manière désintéressée, c’est-à-dire sans recherche de lucrativité et de bénéfices.
Peut-on se passer d’une école de la démocratie ?
Les associations constituent également une école de l’engagement et de la citoyenneté par leur capacité à réunir des citoyens autour d’un intérêt commun. Aujourd’hui, les 21 millions de bénévoles représentent une force importante pour agir sur les territoires. Ancrées de notre quotidien, les associations servent également de médiateurs entre les citoyens et les pouvoirs publics. Elles facilitent le dialogue et permettent une meilleure prise en compte des réalités du terrain dans la prise de décision politique. Agissant au cœur des territoires, elles peuvent recueillir les difficultés et les besoins des populations, passant des intérêts collectifs à l’intérêt général.
Peut-on se passer d’une source d’attractivité et d’un garant de la cohésion sociale dans nos territoires ?
Par leur ancrage local, les associations participent aussi à l’attractivité et à l’identité de nos territoires. Préserver les associations, c’est aussi préserver l’économie ! Le poids économique des associations représente 123,7 milliards d’euros (soit 3 points de PIB) et induit l’emploi d’environ 11 % des salariés du secteur privé. Ce pourcentage équivaut à 1,9 million de salariés faisant du secteur associatif, le premier employeur de France et près d’un salarié sur dix dans le secteur privé.
Le dynamisme insufflé par le secteur associatif dans les territoires ne se résume pas à l’attractivité économique. Les associations animent nos territoires et constituent des lieux de socialisation pour les citoyens. En organisant des activités sportives, culturelles, éducatives, solidaires, elles permettent aux habitants de se rencontrer, d’échanger et de construire des liens de proximité. Ce sont ces moments de cohésion qui favorisent la mixité sociale, culturelle et intergénérationnelle, le vivre ensemble et finalement, le sentiment d’appartenance à un territoire.
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La mobilisation du 11 octobre à rennes
Un rassemblement est prévu au marché des Lices. Il est à l’initiative de : CRAJEP – Fédération des acteurs de la solidarité – FNE Bretagne – La Ligue de l’enseignement – le MAR – BUG – le Planning Familial 35 – Le CROS Bretagne – La fédération des centres sociaux de Bretagne – Le FRCIDFF.
Au programme : point d’info et d’échange sur la situation catastrophique des associations.
Moment fort à 11h10 : rendez-vous pour tirer la sonnette d’alarme ! « Viens avec ton sifflet, ta corne de brume, ton instrument de musique pour faire entendre la voix des associations ».
Adresse complète Rue de Juillet, 35000 Rennes. Contact téléphonique 06 49 21 47 19
Pour aller plus loin
► le mouvement associatif de Bretagne





