Face à l’épidémie de maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, cancers, asthme, troubles de la reproduction, troubles du comportement…), agir sur les causes environnementales est aujourd’hui essentiel. Le Réseau environnement santé propose aux collectivités de signer une charte pour développer des bonnes pratiques afin de réduire l’exposition aux perturbateurs endocriniens.

 

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Le Réseau environnement santé (RES)

Constitué de scientifiques, de professionnels de santé, d’associations environnementales et de malades, le RES s’implique pour aborder différents sujets de santé environnementale.

Le RES a joué un rôle déterminant, depuis sa création en 2009, pour alerter sur les risques liés aux perturbateurs endocriniens (PE) et obtenir des décisions d‘interdiction telle que celles du bisphénol A dans les biberons et les contenants alimentaires.

Création de la Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens

Après avoir obtenu l’interdiction du bisphénol A dans les biberons en 2010 et les contenants alimentaires en 2011, le RES avait demandé qu’une Stratégie Nationale Perturbateurs Endocriniens (SNPE) soit élaborée pour ne plus gérer substance par substance cette question mais pour en faire une politique d’ensemble. La 1ère phase de la SNPE, adoptée en avril 2014, avait pour objectif principal la réduction de l’exposition de la population sans faire référence à des seuils.

Campagne « Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens »

La 2ème phase de la SNPE doit passer du stade du constat au stade de l’élimination de ces substances de notre environnement, notamment avec l’appui des collectivités locales. En effet, ces dernières ont un rôle particulier car, outre leur capacité à toucher l’ensemble des citoyens, elles disposent du levier économique de la commande publique et peuvent agir sur la formation des professionnels au niveau local (petite enfance, santé, bâtiment…).

La Charte des Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens lancée par le RES en octobre 2017 est un engagement sur cette démarche. Elle est aujourd’hui signée par près de 200 villes engagées directement ou via leur communauté d’agglomération.

Une priorité est donnée à l’élimination des phtalates. En effet, plutôt que de viser d’emblée un nombre important de PE (un millier actuellement sont reconnus), la proposition est de faire le focus sur la famille des phtalates. Car les phtalates sont principalement utilisés en tant que plastifiants des PVC pour leur flexibilité et sont retrouvés dans de nombreux produits de consommations courantes.

►Communiqué de presse de la Campagne « Villes et Territoires sans Perturbateurs Endocriniens »

Site du Réseau santé environnement