La Mce relaie cette pétition

Continuer à développer le réseau routier est en contradiction avec l’engagement de la France pour le climat. En effet, la décarbonation des véhicules – motorisation électrique – ne résoudra pas les problèmes d’engorgements des réseaux routiers. Et elle occulte le problème d’épuisement de nos ressources naturelles. C’est pourquoi un collectif de 9 associations lance une pétition pour interpeller les élus sur la nécessité d’abandonner tout nouveau programme d’infrastructure routière.

Le droit d’interpellation

Neuf associations ont lancé une pétition via le « droit d’interpellation » du département d’Ille-et-Vilaine. Ce droit d’interpellation est un dispositif de démocratie participative qui s’apparente à un droit de pétition. Il permet aux habitant.e.s d’un département d’interpeller leurs élu.e.s sur un sujet qui les préoccupe et qui relève de la compétence de leur conseil départemental (collèges, routes départementales, personnes âgées et handicapées…).

Stop à l’artificialisation des sols !

La création de nouvelles infrastructures routières est extrêmement coûteuse. Par exemple, en 2019, cet investissement a représenté un coût de 36,5 millions d’euros pour le département 35.

De plus, la création de ces routes a des effets directs sur l’environnement (bétonisation des terres, destruction de zones humides, disparition d’espèces…) et des effets indirects sur la santé (dégradation de la qualité de l’air, émissions supplémentaires de CO2…).

Le collectif d’associations de protection de l’environnement considère aussi que continuer à développer le réseau routier est en contradiction avec l’engagement de la France pour le climat. Ces nouvelles infrastructures routières sont également en contradiction avec les enjeux de demain et « le monde d’après ».

Les associations mobilisées

Les 9 associations mobilisées sont :

Elles demandent au département d’Ille-et-Vilaine de décider l’abandon de tout programme de nouvelles infrastructures routières (sauf raison impérieuse de sécurité pour les zones accidentogènes).

Et elles encouragent le Département à rebasculer ces millions d’euros vers la politique sociale, la préservation des biens communs (eau, biodiversité, air), et vers les mobilités actives de courte distance du quotidien (marche, réseau vélo…) ainsi que les nouvelles mobilités (covoiturage, autopartage).

Signez la pétition !

Elle est publiée sur le portail interpellation.ille-et-vilaine.fr. Si 2 000 bretillien-ne-s y souscrivent, le Département devra en débattre. Leur objectif est: le Département doit ré-évaluer complètement ses priorités sur sa politique d’infrastructures et de mobilités

Lien direct vers la pétition

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