Au plus tard le 1er janvier 2022 et conformément à la loi du 30 octobre 2018 dite loi EGAlim, issue des Etats Généraux de l’Alimentation, les repas servis en restauration collective devront compter 50 % de produits de qualité et durables, dont au moins 20 % de produits biologiques.

Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, a déclaré : « La restauration collective, qui représente chaque année 3,7 milliards de repas servis dans notre pays, constitue un formidable levier de progrès pour accélérer la transition vers une alimentation plus saine, durable et accessible à tous. »

La loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable, appelée aussi loi EGalim, a été promulguée le 1er novembre 2018. Elle poursuit trois objectifs :

  • payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail ;
  • renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits ;
  • favoriser une alimentation saine, sûre et durable pour tous.

► Présentation détaillée de la Loi EGalim et Infographie

Un décret précise la composition des repas servis dans les restaurants collectifs

Le décret publié le 24 avril 2019 apporte notamment un certain nombre de précisions sur les catégories de produits durables de qualité. Les signes ou mentions pris en compte concernant la qualité des produits alimentaires ou la préservation de l’environnement sont :

• le label rouge ;
• l’appellation d’origine ;
• l’indication géographique ;
• la spécialité traditionnelle garantie ;
• la mention « issu d’une exploitation de haute valeur environnementale » ;
• la mention « fermier » ou « produit de la ferme » ou « produit à la ferme », pour les produits pour lesquels existe une définition réglementaire des conditions de production.

► Décret n° 2019-351 du 23 avril 2019

► Communiqué de presse du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation

Voir aussi l’article sur les principales mesures de la loi EGalim


Cantine verte

Début juin 2019, l’association Greenpeace France a lancé le mouvement « Cantine Verte », un mouvement citoyen pour plus de menus végétariens et de produits issus de l’agriculture biologique dans les cantines scolairesFrance, considérant que les enfants mangent trop de viande dans les cantines.

Certaines villes comme Lille ou Grenoble ont déjà fait le choix d’introduire deux menus sans viande ni poisson par semaine. L’association invite les citoyens à se mobiliser localement pour l’introduction de plus de menus végétariens et plus de bio dans les cantines scolaires et universitaires.

Cantine verte

 

Voir aussi : Se nourrir