Largement présent en Bretagne, le radon, ce gaz radioactif naturel, peut s’accumuler dans les logements. En s’exposant au radon, les habitants accroissent leur risque de développer un cancer du poumon. Aussi, il est important d’évaluer la concentration de radon dans un maximum de logements. Faites un test, avec un kit radon !

Qu’est-ce que le radon ?

Le radon est un gaz radioactif, inodore et incolore, présent naturellement au sein des roches de la croûte terrestre du monde entier. Ce gaz résulte des désintégrations successives de l’uranium et du radium. Le radon est davantage présent au sein des roches granitiques et volcaniques composants notamment les anciens massifs tel que le massif Armoricain en Bretagne. La France est divisée en trois zones à potentiel radon selon les flux de radon en provenance des sols :

  • zone 3 : zones à potentiel radon significatif – c’est le cas de 75 % des communes de Bretagne
  • zone 2 : zones à potentiel radon faible mais sur lesquelles la géologie peut faciliter le flux du radon
  • zone 1 : zones à potentiel radon faible

La liste des communes classées potentiels 2 et 3 est inscrite dans l’arrêté du 27 juin 2018. Vous pouvez consulter la liste ici.

Voir aussi la carte du potentiel radon

Le radon va ressortir du sol par le biais des failles dans les roches et au travers du sol. Bien que les concentrations de radon soient généralement très faibles dans l’air extérieur, ces dernières peuvent devenir très importantes dans des lieux confinés tels que les habitations.

Pourquoi s’en préoccuper ?

Depuis 1987, le radon est reconnu comme cancérigène certain pour les poumons par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). En effet, lors de sa désintégration, le radon libère des éléments radioactifs pouvant se fixer dans les aérosols de l’air. Une fois ces derniers inhalés, ils vont se déposer le long des voies respiratoires provoquant ainsi leur irradiation. Le radon serait à l’origine d’environ 10 % des cas de cancer du poumon, se positionnant ainsi comme étant la seconde source de cancer du poumon derrière le tabac et devant l’amiante. Et, selon l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bretagne, le risque de développer un cancer des poumons serait multiplié par 20 lors de l’association d’une exposition au tabac et au radon.

Que faire face au radon ?

Il est possible d’estimer vous-même votre exposition au radon par le biais de l’installation d’un dosimètre dans une ou plusieurs pièces de votre logement. Cette mesure doit être effectuée durant au moins deux mois, en automne-hiver, lors de périodes d’utilisation du chauffage.

Connaître la liste des fournisseurs de dosimètres

Consignes de pose des dosimètres chez les particuliers

L’estimation de la concentration en radon se mesure en becquerel par mètre cube d’air (Bq/m3). Si l’analyse de votre dosimètre révèle une concentration supérieure à 300 Bq/m3, votre exposition au radon est alors considérée comme importante. Dans ce cas, la réalisation d’un diagnostic peut s’avérer être utile. Toutefois, plusieurs solutions existent pour limiter cette exposition au radon :

  • Améliorez la ventilation de votre logement (aération manuelle ou mécanique) permettra un renouvellement de l’air afin de diluer le radon présent
  • Renforcez l’étanchéité du sol de votre logement (colmatage des fissures au sol ou au niveau des canalisations par exemple) limitera l’entrée du radon

Dans tous les cas, des recommandations générales sont préconisées dans le but d’améliorer la qualité de l’air de votre logement :

  • Aérez manuellement votre logement 10 minutes par jour pour y renouveler l’air
  • Entretenez vos systèmes de ventilation mécanique
  • Veillez à ne pas obstruer les entrées et les sorties d’air

Pour aller plus loin…

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