Le 2 février 2018, les nouveaux résultats de la grande étude américaine du National Toxicology Program (NTP) ont été mis en consultation sur le site du National institutes of health (NIH). L’ONG Priartem (Pour rassembler, informer et agir sur les risques liés aux technologies électromagnétiques) a réalisé une synthèse de cette étude.

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Radiofréquences et tumeurs : les preuves scientifiques s’accumulent


Présentation de Priartem

Première organisation non gouvernementale (ONG) créée sur la problématique « ondes-santé-environnement », Priartem se bat, depuis 2000, pour la protection de la santé et de l’environnement face aux risques liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques. D’abord préoccupée par l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile, elle a progressivement élargi son champ d’action à l’ensemble des technologies de la communication sans fil dans le domaine des radiofréquences (en 2004), puis, intégrant la problématique des personnes devenues électrosensibles, à l’ensemble des gammes de fréquences (en 2014). L’association a obtenu, fin 2017, deux agréments nationaux ; celui de la Santé et celui de l’Environnement.

Site de Priartem

Résultats de l’étude du NTP

Cette étude américaine est exceptionnelle tant par le nombre d’animaux observés que par la durée de l’observation. Les chercheurs du NTP confirment que l’exposition aux radiofréquences conduit à une augmentation significative de l’incidence de tumeurs au niveau des tissus proches des nerfs dans la région du cœur. Cette augmentation n’apparaît pas systématiquement liée à une élévation du niveau d’exposition.

Les chercheurs ont également trouvé une augmentation de pathologies inhabituelles du muscle cardiaque, de lésions des tissus cardiaques chez les rats mâles et femelles.

Ce que pense Priartem

Pour Janine Le Calvez, vice-présidente de PRIARTEM en charge de la veille de l’association sur les études épidémiologiques, « ces résultats ne sont pas isolés. Ils viennent en addition de résultats récents qui ne sont pour l’instant pris en considération par aucune agence sanitaire, que cela soit au niveau français, européen ou de l’Organisation Mondiale de la Santé ».

Pour Sophie Pelletier, présidente de PRIARTEM, il faut cesser de différer les analyses scientifiques indispensables et les décisions pour protéger la population contre ces risques évitables.

Suite aux résultats de cette étude, l’association va réitérer ses demandes de réévaluation de la cancérogénicité des radiofréquences auprès de la Ministre de la Santé et de l’ANSES.

►Communiqué de presse de Priartem


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