Selon un sondage TNS Sofres, plus de la moitié des utilisateurs de bougies parfumées ou d’encens pense qu’il s’agit d’une pratique bénéfique ou sans effet sur la qualité de l’air intérieur. La réalité est toute autre. L’étude de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) indique en effet que l’usage de ces produits peut conduire au dépassement de valeurs sanitaires pour certains polluants, et pourrait entrainer des effets sanitaires à long terme, telle qu’une augmentation du risque de cancer.

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Qualité de l’air intérieur : l’ADEME publie une étude sur l’exposition aux polluants des bougies parfumées et encens

L’usage excessif des bougies parfumées et des bâtons d’encens pour parfumer une pièce peut être dangereux pour la santé, selon l’Ademe. En brûlant, ces produits dégagent des polluants comme le benzène ou le formaldéhyde, et des particules fines qui irritent les voies respiratoires et augmentent le risque de cancer.

Face à ces risques pour la santé, l’Agence invite les consommateurs à limiter la fréquence d’utilisation de ces produits et à “aérer la pièce après utilisation pendant au moins dix minutes, par une ouverture sur l’extérieur”.

L’encens plus émissif que la bougie

D’après les analyses de l’Ademe, les bougies émettraient moins de particules que les encens, mais diffuseraient davantage de particules fines. Il est donc préférable de ne pas utiliser ces produits simultanément et en présence de personnes asthmatiques ou de femmes enceintes.

Les mesures effectuées ont montré que les niveaux de concentrations atteints pendant et après la combustion des bâtons d’encens étaient très largement supérieurs à ceux obtenus pour les bougies parfumées. L’utilisation des bâtons d’encens se traduit ainsi par des concentrations élevées en benzène, toluène… On relève également des concentrations de HAP (Hydrocarbures Aliphatiques Polycycliques) et de particules élevées. Pour les encens, les émissions sont les plus élevées pendant la combustion et pendant l’heure suivant la fin de la combustion avant de diminuer sous l’effet de l’aération. Les encens sont également plus émissifs en particules que les bougies mais présentent des particules plus grosses (de 80 à 190 nm). Les niveaux de polluants volatils émis par les bougies sont nettement plus faibles que ceux relevés pour les encens.

Par ailleurs, l’utilisation d’allumettes pour enflammer les désodorisants combustibles représente une source supplémentaire de particules au tout début de la combustion ; le recours au briquet permet de limiter ces émissions particulaires.

►Télécharger l’étude


Pour aller plus loin

 

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