Certains pensent que que se déplacer à pied ou à vélo expose davantage aux polluants et que les automobilistes seraient davantage protégés, que l’air que l’on respire à la campagne est moins pollué qu’en ville… L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) répond auxidées reçues sur la pollution de l’air.

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Pollution de l’air : les piétons et cyclistes sont-ils plus exposés que les automobilistes ?

Les automobilistes sont plus exposés à la pollution que les personnes se déplaçant à pied ou en vélo.L’air qui pénètre dans l’habitacle des véhicules, situés au cœur du trafic, est particulièrement pollué et a tendance à s’y accumuler.

Les cyclistes sont plus libres de choisir leur place sur la chaussée et ils ont la possibilité d’emprunter certains aménagements tels que des pistes cyclables qui les éloignent légèrement du flux de circulation. L’air qu’ils inhalent est donc généralement moins pollué que celui que les automobilistes respirent. Même si le cycliste inhale plus d’air du fait de son effort physique, les bénéfices du vélo sont largement positifs pour la santé.

Il en est de même pour les piétons qui sont, eux aussi, globalement moins exposés que les automobilistes.

Porter un masque : une protection efficace contre la pollution de l’air extérieur ?

Les masques chirurgicaux, les masques de bricolage et les foulards ne sont pas faits pour se protéger contre la pollution de l’air.

Les masques dits « antipollution » (équipés de filtres) sont efficaces en laboratoire mais il n’en est pas de même en usage réel. En effet, l’efficacité théorique est diminuée du fait d’un mauvais ajustement du masque au visage (taille inadaptée, présence de barbe…), du manque d’entretien du masque ou encore en raison de l’augmentation du débit respiratoire lié à l’activité physique. De plus, ces masques sont spécifiques à un polluant, généralement les particules. Or la pollution de l’air est un mélange de particules et de composés gazeux. Les masques dits antipollution ne peuvent donc pas être considérés comme protégeant de la pollution de l’air.

Le port de ces masques n’est pas recommandé par l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) car le bénéfice potentiel pour la population générale n’est pas démontré.

Pour en savoir plus, consultez l’avis de l’Anses relatif à l’évaluation du bénéfice sanitaire attendu du port d’un masque anti-pollution.

Pour en savoir plus


Voir aussi Se déplacer et le projet Ambassad’Air