« Depuis le siècle dernier, le bocage breton, véritable patrimoine régional, continue de disparaître. Aujourd’hui, malgré des programmes d’aides pour planter des haies comme Breizh bocage, le linéaire de haies régresse toujours sous l’effet des arrachages et du fait de leur vieillissement. En effet, n’étant plus intégrées dans le modèle agricole dominant, les haies ne sont plus pourvues des jeunes arbres qui permettront d’assurer leur renouvellement. Non seulement cela génère une mutation profonde des paysages bretons, mais cela affecte aussi la biodiversité, le cycle de l’eau et finalement cela nuit à l’agriculture elle-même. Particuliers, agriculteurs, collectivités, conservez le bocage et plantez des haies avec des essences locales adaptées à notre région !

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Plantons et préservons les haies !

Les haies étaient autrefois courantes dans le paysage breton, utiles pour l’agriculture et riches de biodiversité. Mais du fait des nouvelles pratiques de l’agriculture industrielle, des centaines de milliers de mètres linéaires de haies ont été coupées, rien qu’en Bretagne (et beaucoup plus dans toute la France). En 2008, il restait moins de 182 500 km de talus et haies bocagères en Bretagne.  60 % du linéaire de bocage a disparu de Bretagne entre 1960 et 1980 puis a continué à décroître de 12 % entre 1996 et 2008 (source : enquête régionale de la Draaf Bretagne de 2008). Si les haies disparaissent, c’est que les agriculteurs, de moins en moins nombreux, manquent de temps pour les entretenir et vont au plus vite en créant de grandes parcelles.

Au moment où le Conseil Régional et l’Etat font le bilan de Breizh bocage, Bretagne Vivante appelle à une véritable prise de conscience et une mobilisation de tous sur l’importance du bocage breton. Dans un contexte de réchauffement climatique, d’érosion des sols, de pollutions des eaux, de perte d’habitats pour la biodiversité, la disparition du bocage est un enjeu fondamental pour la Bretagne. Force est de constater que les politiques régionales, pourtant dotées de fonds importants, ne suffisent pas à enrayer cette disparition… »

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