Depuis le 25 juin 2018 une campagne de mesure des résidus de pesticides dans l’air est lancée. Cette première campagne nationale vise à améliorer les connaissances sur les pesticides présents dans l’air ambiant et ainsi mieux connaître l’exposition de la population sur le territoire national. Cette campagne permettra à terme de définir une stratégie de surveillance des pesticides dans l’air.

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Pesticides dans l’air : lancement d’une campagne de mesure nationale

80 substances actives analysées sur 50 sites de prélèvements

Cette campagne exploratoire d’un an comprendra l’analyse d’environ 80 substances, sur 50 sites de mesures, en France métropolitaine et dans les Départements et Régions d’outre-mer pour un total d’environ 1500 échantillons sur la durée de la campagne. Elle est organisée par l’Anses, l’Ineris et le réseau des AASQA fédéré par ATMO France.

La répartition des sites de prélèvements a été choisie afin de prendre en compte les différents types de zones d’habitation (52% de sites urbains/péri-urbains et 48% de sites ruraux) et de productions agricoles (40% de sites en grandes cultures, 22% de sites viticoles, 22% de sites arboricoles, 14% de sites en maraichage et 6% de sites d’élevage). Ainsi, de 1 à 6 sites ont été retenus par région afin de couvrir les différentes situations d’exposition aux pesticides dans l’air.

Les substances ciblées entrent dans la composition des produits phytopharmaceutiques ainsi que de certains biocides, médicaments vétérinaires et antiparasitaires à usage humain. Elles ont été priorisées par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) sur la base de leurs caractéristiques de danger et de critères d’utilisation, d’émission et de persistance dans l’air.

Une collaboration Anses / Ineris / ATMO France

Sur le terrain, les AASQA (associations agréées de surveillance de la qualité de l’air), fédérées par Atmo France, réalisent les prélèvements et apportent leur expertise territoriale pour mettre en œuvre la campagne au niveau local.

L’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques), en tant que coordonnateur de la campagne, assure l’appui technique nécessaire aux mesures, pilote l’analyse des échantillons et exploitera les données avec l’appui des différents partenaires.

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), quant à elle, apporte son soutien scientifique et prend en charge le financement de cette campagne.

Cette campagne exploratoire, première du genre à l’échelle nationale, permettra de définir les modalités d’une stratégie pérenne nationale de surveillance des résidus de pesticides dans l’air ambiant. Cet état des lieux est nécessaire afin d’établir des comparaisons avec les données recueillies dans le cadre d’études spécifiques, visant à évaluer l’exposition de populations vivant à proximité des sources d’émission de pesticides, notamment la future étude sur l’exposition aux pesticides des riverains en zones agricoles qui sera réalisée prochainement par l’Anses et Santé publique France.

 

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