La Stratégie nationale des perturbateurs endocriniens vise à définir les objectifs de la France en matière de lutte contre les perturbateurs endocriniens (pour la période 2019 – 2022). Chaque avis compte, vous avez jusqu’au 8 février pour répondre à la consultation publique.

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La Stratégie nationale des perturbateurs endocriniens (SNPE 2)

La Stratégie nationale des perturbateurs endocriniens vise à définir les objectifs de la France en matière de lutte contre les perturbateurs endocriniens pour la période 2019 à 2022. En 2014, la France était le premier pays au monde à se doter d’un outil fixant «comme objectif premier la réduction de l’exposition de la population et de l’environnement aux perturbateurs endocriniens (PE)». Objectif qui est repris dans la deuxième stratégie.

L’analyse de Générations Futures

Malgré des avancées, par rapport à la SNPE1, la stratégie présente des faiblesses et Générations Futures déplore l’absence de mesures concrètes pour protéger immédiatement les populations, notamment les plus vulnérables.

Voici une partie des propositions de Générations Futures :

  • La recommandation de consommer des fruits et légumes issus de l’agriculture biologique pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, notamment dans le cadre de la campagne «mangerbouger.fr» qui préconise la consommation de 5 fruits et légumes par jour, doit être inscrite dans la SNPE2.
  • La volonté de mettre en place un étiquetage obligatoire au niveau européen pour indiquer la présence de perturbateurs endocriniens dans les produits de la vie courante, les articles manufacturés, doit figurer dans le document stratégique présentant la SNPE2.
  • Des mesures pour protéger les populations, notamment les plus vulnérables (femmes enceintes, enfants en bas âges et adolescents), vivant à proximité des zones à risques (établissements classés SEVESO, zones cultivées de manière intensive : épandages terrestres et aériens de pesticides chimiques de synthèse) doivent être inscrites dans la SNPE2.
  • Les critères tels que définis actuellement par la Commission européenne (avec deux catégories de perturbateurs endocriniens : avérés et présumés) doivent être révisés et prendre en compte les trois catégories de perturbateurs endocriniens (avérés, présumés et suspectés).
  • La France doit agir sans plus attendre et faire appliquer le principe de précaution en cas de caractérisation de danger. Elle a le devoir d’agir même si le lien de causalité n’est pas mis en évidence et considérer que la constatation d’un effet perturbateur endocrinien et d’un effet néfaste suffit à caractériser le danger.

Chacun est libre de reprendre, tout ou partie, de ces arguments.

► Prendre connaissance de l’analyse de Générations Futures

► Site internet de la consultation

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