Courriels, réseaux sociaux, recherches d’informations sur Internet, commerce en ligne, conférences vidéo ou audio… Ces nouvelles pratiques ont considérablement amélioré les échanges en facilitant très rapidement le partage de l’information. Elles contribuent potentiellement à éviter les déplacements et permettent de favoriser les téléactivités ; elles peuvent donc participer à la limitation de nos émissions de gaz à effet de serre. L’analyse de leur cycle de vie montre cependant qu’elles génèrent des impacts spécifiques (consommation de matières premières et d’énergie, gestion de déchets souvent dangereux…). L’Ademe fait le point sur comment réduire les impacts d’Internet et des courriels.

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Mails : limiter leur impact environnemental

Selon les besoins des internautes, les requêtes web et les envois de courriels peuvent être très variés, accompagnés ou non de documents plus ou moins lourds… Ils suivront des cheminements différents selon les configurations et les disponibilités des réseaux. Chaque opération aura alors un impact différent.

 

Le courrier électronique : un impact climatique important

En 2009, il s’est échangé 247 milliards de courriers électroniques chaque jour dans le monde (SPAM compris). Dans une entreprise de 100 personnes en France, chaque collaborateur reçoit environ 58 courriels et en envoie 33 par jour.

L’impact climatique de l’envoi d’un courriel augmente sensiblement avec le poids des pièces jointes, le nombre de destinataires et leur temps de stockage sur un serveur.

 

D’où viennent ces impacts ?

Les impacts environnementaux des opérations testées proviennent surtout de votre ordinateur, de celui de votre correspondant et du stockage des données dans les Data centers.

  • De votre ordinateur (ou de celui de votre correspondant)

Les impacts sont en premier lieu fonction :

  • de la consommation électrique de votre ordinateur, qui dépend du temps d’utilisation pour effectuer l’opération, du type d’ordinateur et de son âge ;
  • de la production et de la fin de vie des équipements électroniques (ordinateur et périphériques) en fonction de la fréquence d’utilisation ;
  • de l’éventuelle impression du message ou de pages web.

 

  • Des Data centers

Les paramètres déterminants sont alors :

  • l’électricité consommée par les équipements informatiques et annexes (comme la climatisation des locaux) et son origine ;
  • la production et la fin de vie des composants électroniques des équipements utilisés pour le traitement et le stockage de l’information.

 

Les impacts environnementaux des TIC (Technologies de l’information et de la communication) augmentent : adoptez les bons gestes

  • Avec le nombre de destinataires des courriels
    • Pour réduire mon impact, je cible les destinataires de mes messages et je limite les envois en nombre.
    • Quand je réponds à un message groupé, je sélectionne les destinataires de ma réponse : je ne l’envoie qu’à ceux qui sont concernés !
  • Avec le temps de lecture à l’écran
    • Pour y remédier, j’envoie des documents faciles à lire et donc rapides à consulter.
    • Je conçois des présentations de type « slides » avec peu de texte.
  • Avec le poids des documents en pièces jointes
    • Pour cela, j’optimise la taille des documents que j’envoie (fichiers compressés, images et PDF basse résolution, lien hypertexte à la place d’un document…).
    • Je supprime les pièces jointes qui peuvent être attachées au message quand je réponds à un correspondant.
    • Je cherche une solution alternative si mon courriel est très lourd.
  • Avec le stockage des courriels
    • Pour cela, je gère ma boîte en essayant de ne conserver que les courriers électroniques nécessaires, et seulement pendant qu’ils le sont. Je fais un tri régulier de ma boîte courriel.
    • Je supprime immédiatement tous les spams! Encore mieux, j’installe un anti-spam sur mon ordinateur.

 

Pour en savoir plus, consulter la plaquette de l’Ademe : Internet, courriels, réduire les impacts