Votre ordinateur est victime d’une attaque virale ? Attention aux fausses alertes dont l’objectif est de vous faire sortir votre carte bancaire. 60 millions de consommateurs alerte sur son site Internet et présente des témoignages de consommateurs.

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Chantage au faux virus : ne vous laissez pas intimider

Payer pour récupérer l’usage de son ordinateur ? C’est ce qu’Inès a consenti à faire. Cette consommatrice a été victime au mois de mars d’un chantage au faux virus. « J’étais sur Internet quand tout à coup une fenêtre Windows s’est affichée indiquant que mon ordinateur était bloqué », décrit Inès. Une seconde fenêtre apparaît, l’informant que l’attaque en cours concerne des données telles que son identifiant Facebook, sa carte de crédit, ses photos… et qu’elle doit impérativement contacter un numéro de téléphone commençant par 08.

Ce message écrit est doublé d’un message vocal « moitié français, moitié anglais » qui ne cesse de parler de « hackeur » (terme couramment utilisé pour qualifier les pirates informatiques).

Totalement en panique face à ce qui a tout l’air d’être un méchant virus, Inès finit par composer le numéro indiqué. Au bout du fil, elle tombe sur un commercial qui connaît son affaire : le problème est très grave, affirme-t-il en parlant de « vague de niveau 5 » ; seule l’intervention d’un technicien peut le résoudre, mais il faudra payer 149,90 € ; sans cela, sa carte bancaire sera piratée…

« Le couteau sous la gorge, j’ai cédé car je ne voyais pas du tout quelle autre solution trouver. » Un technicien d’une société au nom de PC Fixe prend alors la main sur l’ordinateur à distance. Trois quarts d’heure plus tard, il rappelle Inès, lui explique avoir fait un gros nettoyage, et la rassure sur les conséquences de cette attaque. La dernière surprise de cette internaute arrive cinq jours plus tard : son compte n’est pas débité de 150 € comme annoncé, mais de 450 €.

L’ordinateur n’est ni infecté ni bloqué

Les témoignages se multiplient ces derniers mois. Plusieurs quotidiens régionaux, comme Le Télégramme ou Le Républicain Lorrain, ont récemment relaté des histoires au scénario à peu près similaire. À chaque fois, le « pirate » va faire croire à l’internaute que son ordinateur tournant sous Windows est victime d’un virus.

« Il s’agit en réalité d’une simple fenêtre intempestive. L’ordinateur n’est ni infecté, ni bloqué, explique François-Xavier Masson, chef de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), au sein du ministère de l’Intérieur. Au mieux, la victime va payer pour un service qui ne sert à rien, au pire on va l’inciter à télécharger un logiciel qui permettra de prendre le contrôle de son appareil, voire de lui voler des données personnelles. » Les smartphones sont également la cible de ces sociétés peu scrupuleuses.

Les réflexes à avoir face à ce type d’escroquerie ? D’abord, ne pas paniquer ; ensuite, éteindre son ordinateur en cliquant sur les touches CTRL + ALT + SUPPR ou en maintenant le bouton d’alimentation appuyé quelques secondes ; puis le rallumer en mode sans échec (bien souvent, cela suffit pour récupérer la main) ; enfin, contacter le service Info-escroquerie au 0 805 805 817 (service gratuit) qui pourra vous conseiller et vous orienter.

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