Après avoir rencontré Arnaud Fourrier, pépiniériste, partons à la rencontre de l’association Là-Haut. Dédiée à la grimpe d’arbres, la structure se veut à la fois association d’éducation populaire, d’éducation à l’environnement, et de solidarité internationale.

Respirez un bon coup, regardez autour de vous : vous êtes au sommet d’un chêne, et votre quartier est étalé à vos pieds. Voilà le genre d’expériences que vous font vivre Ludivine et Régis à travers leur association Là-Haut. Celle-ci offre la possibilité d’appréhender des thèmes aussi larges que la confiance en soi, le pouvoir de chacun.e d’agir sur le monde, ou encore l’apprentissage de la nature.

La grimpe d’arbres : une ouverture sur soi et le monde

Depuis bientôt un an, les deux compères se sont donnés pour mission de reconnecter les personnes à leur environnement, mais aussi à elles-mêmes. Scolaires, personnes atteintes d’un handicap, ou ayant subi un burn out… La diversité du public est l’occasion de réaliser une multitude d’activités.

L’arbre et le plein air s’inscrivent pleinement dans la conjoncture actuelle : ils permettent de s’aérer tout en maintenant les distanciations sociales. C’est aussi l’opportunité de « sortir de sa zone de confort, de lâcher prise », à travers un exercice qui « peut intéresser tout le monde ». C’est également l’occasion pour les deux collègues d’inventer des stratagèmes pour aider les gens à affronter leurs peurs en grimpant. A les écouter, c’est très gratifiant.

Prendre de la hauteur

Les animateurs confèrent une vertu politique à la grimpe d’arbres. En partenariat avec les écoles, ils permettent aux élèves de découvrir et de s’approprier un lieu. Le but : s’impliquer dans la préservation et la valorisation d’espaces naturels. Dans ces espaces, se met en place une gestion participative où les élèves échangent avec des professionnel.le.s du territoire.

Ludivine et Régis imaginent aussi l’intérêt urbanistique de cette activité : la possibilité de grimper aux arbres pendant la phase de définition d’un projet d’aménagement permettrait de pouvoir dessiner et expérimenter des choses… Les pouvoirs de création et d’émancipation liées à la grimpe sont infinis : perchés, on peut observer la faune et la flore, discuter, réfléchir, créer… Sans oublier sa principale vertu : celle de l’épanouissement de soi-même dans son environnement, clé pour s’investir par la suite dans des projets qui nous font sens.

Pour plus d’informations sur les différents types d’activité (colonies de vacances, BAFA, ateliers…), rendez-vous sur le site : https://lahaut.bzh/.

► Lire l’article sur Arnaud Fourrier

Voir aussi la Page Découvrir la nature et l’inventaire des arbres remarquables en Bretagne