En septembre 2017, la saison 2 d’Ambassad’Air a été officiellement lancée. Cette opération de la ville de Rennes, animée par la Mce, permet à des habitants de se mobiliser pour la qualité de l’air à Rennes, en utilisant des micro-capteurs.

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Ambassad’Air : fin de la saison 2 !

Ambassad’Air : mesure citoyenne de la qualité de l’air

A la fin juin, se terminait la 2ème saison d’Ambassad’Air. Pendant plusieurs mois, des habitants, mais aussi des bénévoles associatifs et des scolaires se sont impliqués dans la mesure de particules fines à l’aide de micro-capteurs. La mesure qui était d’abord une porte d’entrée dans le sujet de la qualité de l’air, dans le but de développer une expertise chez les habitants. Voici les principaux enseignements de cette opération.

Un engouement pour la qualité de l’air

Les citoyens se sont à nouveau mobilisés : nous avons eu 15 volontaires en 2017, 33 volontaires cette année. Le collège Emile Zola s’est fortement mobiliser, avec 300 élèves qui se sont plongés dans la mesure de la qualité de l’air en centre-ville. Si les animations ont permis de toucher de nombreux Rennais, l’opération a suscité de l’intérêt bien plus loin, nous amenant à la présenter lors de colloques ou à répondre à des sollicitations, parfois de l’étranger (Belgique, Suisse, etc.).

La qualité de l’air, un sujet avec des idées reçues

La qualité de l’air est un sujet complexe, spécifique à chaque territoire. A Rennes, Air Breizh réalise des mesures depuis des années, qui ne sont malheureusement pas encore assez connues des habitants. Un livret a été réalisé pour amplifier la vulgarisation et expliquer la mesure citoyenne, qui ne porte que sur les seules particules fines. Alors que beaucoup d’habitants se focalisent sur la pollution automobile, la mesure citoyenne a permis d’évoquer la pollution liée au chauffage ou à l’agriculture.

Les résultats de la mesure citoyenne

Durant 3 mois, les volontaires étaient invités à réaliser des mesures fixes à leur domicile ou lors de leurs déplacements à pied ou à vélo. Sans entrer dans une démarche scientifique, ces recommandations ont permis de faciliter le traitement des données. Ainsi, il semblerait que les cyclistes soient soumis à des niveaux d’expositions aux particules fines supérieures à la pollution de fond.

Tous les résultats sont présentés sur le wiki du projet

De nouvelles perspectives se dessinent avec des stations fixes à bas coût, faisable soi-même, comme il a été réalisé à la Maison de quartier la Touche et à la MJC Bréquigny.

Pour répondre aux interrogations, nous sommes toujours en attente de capteurs capables de mesurer le dioxyde d’azote, le marqueur de la pollution automobile. Un chantier qui s’ouvre pour une possible nouvelle saison d’Ambassad’Air !

Si vous voulez en savoir plus

Contact ambassadair[@]mce‐info.org