Actuellement, entre 25 et 30 % de la population est sensible à une allergie. En 20 ans, le nombre de personnes atteintes d’allergies a doublé. Et, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en 2050, 50 % de la population mondiale sera affectée par au moins une maladie allergique.

Vous avez dit allergie ?

« L’allergie est un dérèglement du système immunitaire qui correspond à une perte de la tolérance vis-à-vis de substances a priori inoffensives : les allergènes » (définition de l’Inserm Institut national de la santé et de la recherche médicale).

Il existe plusieurs catégories d’allergènes :

  • ceux que l’on ingère (allergie alimentaire) ;
  • ceux qui pénètrent par voie aérienne et respiratoire comme les acariens, poils, moisissures et pollens ;ceux qui sont présents dans les produits cosmétiques et les parfums ou dans les médicaments ;ceux que l’on trouve dans les venins (piqûres d’abeilles, de guêpes…).

Zoom sur les pollens

­Chaque année en France, 20% des enfants et 30% des adultes souffrent d’allergies aux pollens, avec des symptômes plus ou moins graves (rhinite, conjonctivite, asthme…).

Il existe trois grandes catégories de pollens : les pollens d’arbres (bouleau, platane…), les graminées (blé, avoine…) et les herbacés (ortie, ambroisie…). En France, les principales espèces végétales responsables des allergies sont :

  • les graminées (avril à juillet) ;
  • le bouleau (principalement dans la partie nord de la France) ;
  • le cyprès ;
  • l’ambroisie à feuilles d’armoise dans les secteurs infestés par cette plante envahissante.

Pollution de l’air et pollens

Certains polluants présents dans l’air peuvent modifier les réactions allergiques en agissant soit sur les grains des pollens, soit en agissant sur les personnes sensibles. Par exemple, l’ozone peut altérer les muqueuses respiratoires, ce qui va engendrer une réaction allergique plus importante.

De même, des facteurs irritants ou allergisants (tabac, produits d’entretien ou de bricolage, parfums d’intérieur, encens, bougies…) sont présents dans nos intérieurs.

La Maison de la consommation et de l’environnement a édité 2 livrets qui proposent de l’information et des conseils pour améliorer la qualité de l’air intérieur :

S’informer sur la présence de pollens

Plusieurs outils d’information sur la présence de pollens allergisants dans l’air sont actuellement disponibles :

  • le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA)

Le réseau propose différents services, notamment une carte de vigilance sur son site Internet, des alertes polliniques (à recevoir par courriel ou via une application), ainsi qu’un bulletin hebdomadaire allergo-pollinique prévisionnel qui fournit, pour chaque ville française où est implanté au moins un capteur de pollens, les concentrations atmosphériques pour les principaux pollens présents.

Il est à noter que, pour la Bretagne, c’est l’association Capt’air qui fait le suivi pollinique qui alimente le réseau national avec l’analyse des pollens collectés dans des capteurs.

Elle propose aux personnes allergiques aux pollens ou aux professionnels de santé de les informer en temps réel des émissions de pollens. Il faut souligner que la Bretagne compte 4 pollinariums sentinelles situés à Rennes, Quimper, Vannes et Saint-Brieuc. Ils sont basés sur l’observation de terrain de jardiniers municipaux. Toutes les précisions sur le site d’Air Breizh.

  • Pollin’air, les sentinelles du pollen

Le réseau “Pollin’air” a pour objectif de mobiliser sur le territoire des botanistes bénévoles, des experts et des amateurs intéressés par la flore. Ces personnes seront formées à reconnaître trois phases importantes dans le développement d’environ 25 plantes à pollens allergisants : la floraison, le début et la fin de la pollinisation. Les habitants des Hauts-de-France, Grand Est et Corse peuvent se porter volontaires pour alerter lors de la pollinisation dans leur jardin.

Site des sentinelles du pollen

 

Pour aller plus loin :

Poster des pollens en Bretagne sur le site de Capt’air Bretagne