se nourrir

L’alimentation représente aujourd’hui 20 % des dépenses de consommation des Français, contre 35 % en 1960, où elle constituait le principal poste de dépenses des ménages. Et nous réservons de moins en moins de temps au repas et à sa préparation. Pourtant, ce dernier est un temps de pause et de plaisir, un moment d’éducation aux goûts et aux choix alimentaires, un facteur essentiel pour la santé.

D’où l’importance des modes de production. Ainsi, l’agriculture intensive et l’industrialisation de l’agroalimentaire ont un fort impact sur la qualité des produits et sur l’environnement. Par ailleurs, nombre de petits producteurs, en France ou dans le monde, n’ont pas toujours les moyens financiers pour supporter les coûts liés à l’attribution d’un label garantissant la qualité de leurs produits. Rien n’est simple.

Mais le consommateur peut apprendre à choisir ses produits en toute connaissance de cause pour soutenir une agriculture propre et durable, un environnement préservé, de bonnes conditions sociales de production, des territoires et des métiers vivants. Il s’agit aussi de promouvoir une agriculture à taille humaine et les artisans locaux, de préserver la multiplicité des savoir-faire liés à notre patrimoine culturel.

Il s’agit enfin de préserver sa santé et celle des générations à venir par une alimentation saine et équilibrée.

Choix des produits

L’ÉTIQUETAGE

etiquette pizzaLes denrées alimentaires présentées à la vente doivent comporter un étiquetage pour bien informer le consommateur. L’étiquetage doit faire figurer diverses informations qui renseignent objectivement le consommateur. Elles doivent être rédigées au moins en français.

En savoir plus :

Télécharger le livret Réflexes alimentaires réalisé par la Mce et la Direccte-Bretagne – décembre 2016

Les denrées alimentaires non préemballées

Les denrées non préemballées sont présentées en vrac ou non emballées. Sous cette appellation, on retrouve les denrées sans emballage à la vente et emballées à la demande du client au moment de l’achat (fruits et légumes en vrac, pain, pâtisserie, traiteur…) et les denrées préemballées en vue de la vente immédiate.

marchéUne affichette doit être placée à proximité du produit en mentionnant :
– la dénomination de vente : «pain aux raisins»
– la présence d’allergènes : « présence de gluten»
– l’état physique du produit : «tarte aux pommes décongelée»
– le prix de vente : à la pièce, au poids ou au volume.

 

Les produits préemballés 

Les denrées préemballées sont le plus souvent dans les rayons libre-service : plats préparés, céréales… L’étiquetage doit reprendre des mentions obligatoires :

Etiquetage_ingredients– la dénomination de vente définissant le produit
– l’origine, elle est obligatoire pour les viandes fraîches
– la liste des ingrédients par ordre décroissant, avec les allergènes en gras
– la quantité des ingrédients mis en valeur mis en valeur dans la dénomination ou sur l’étiquetage
Etiquetage-date-lot– l’identification de l’opérateur commercialisant la denrée
– l’estampille sanitaire
– la Date Limite de Consommation ou Date de Durabilité Minimale
– le numéro du lot de fabrication, à des fins de traçabilité
– le mode d’emploi
– la déclaration nutritionnelle

En savoir plus :

►Fiche pratique de la DGCCRF sur l’étiquetage des denrées alimentaires 

Les dates limites d’utilisation des produits alimentaires 

 

Les mentions valorisantes

Elles ont pour but de mettre en valeur un produit et font l’objet d’un étiquetage particulier. Leur usage peut être réglementé : «produit de montagne» sur un pot de miel, «produit à la ferme» sur du fromage, «produit fermier» sur une volaille…
Dans tous les cas, ces mentions ne doivent pas tromper le consommateur.

Les signes de qualité

Les labels ou signes d’identification de la qualité et de l’origine correspondent à :

  • des cahiers des charges encadrés et vérifiés par les pouvoirs publics,
  • un contrôle indépendant des filières professionnelles et des distributeurs.

Les signes officiels sont garantis par l’Etat :

  • pour l’origine : l’Appellation d’origine protégée (AOP), l’Indication géographique protégée (IGP), l’Appellation d’origine contrôlée (AOC),AOC-AOP
  • pour la qualité supérieure : le Label rouge,Label-Rouge
  • pour la recette traditionnelle : la Spécialité traditionnelle garantie (STG),
  • pour le respect de l’environnement : Agriculture biologique (AB).

Ces mentions constituent des repères intéressants pour le consommateur. Cependant, ils ne concernent ni la santé ni la qualité nutritionnelle : aucun label ne protège de l’obésité et des excès.

En savoir plus :

►Les produits biologiques

Site de l’INAO Institut national de l’origine et de la qualité

BIO, LOCAL, DE SAISON

Évaluer l’impact environnemental de notre alimentation suppose une analyse du cycle de vie de chaque produit, depuis sa production jusqu’à sa fin de vie. Cela nécessite de croiser plusieurs critères : consommation d’énergie et de ressources ou de matières premières, émission de gaz à effet de serre, pollution de l’air, des sols, de l’eau…

L’objectif est d’établir l’écobilan de chaque produit, repérer les points d’impacts négatifs et y remédier. Ce travail considérable engage toute la chaîne de production.

Nous faisons des choix en fonction des informations dont nous disposons : il n’est pas toujours facile de connaître les modes de production et de transport, la provenance des produits, l’engagement des producteurs et des distributeurs, le respect de normes sociales… Et pourtant, par nos choix, en tant que consommateur, nous avons un réel pouvoir d’influence sur l’évolution des modes de production.


L’agriculture biologique

logo ABC’est au stade de la production que l’impact environnemental des produits alimentaires est généralement le plus lourd, tant pour l’industrie agro-alimentaire que pour l’agriculture. En cause : les besoins en énergie – carburants et combustibles fossiles – et les ressources non renouvelables utilisées pour produire, transformer, transporter les denrées…

Pour le consommateur, seul le label AB offre des garanties au plan environnemental. Son cahier des charges, contrôlé par des organismes indépendants, garantit :

  • pour l’élevage : de meilleures conditions de vie des animaux nourris avec des produits bio et sans Ogm, élevés en plein air…
  • pour les cultures : l’absence de traitements ou leur limitation, pas de pesticide, désinfection alternative à l’ozone et non au chlore, pas d’Ogm, pas d’irradiation des aliments,
  • pour les produits transformés : l’absence d’additifs de synthèse (colorants, conservateurs, émulsifiants).

Et au-delà de l’environnement, l’agriculture bio préserve la santé des agriculteurs et de leurs familles des effets dévastateurs de l’utilisation des pesticides.

Pour aller plus loin

Où trouver des produits bio en Bretagne ?

Le petit guide pour vos amis biosceptiques 

Dépliant « Manger bio, c’est trop cher ! Stop aux idées reçues »

Dépliant « Céréales et légumes secs »

Le panier des campagnes : le guide des produits paysans et des produits bio en vente directe en Ille-et-Vilaine

 

Manger local

panier_legumesLe marché local se développe depuis quelques années : marchés, vente à la ferme, Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), magasins de producteurs, système de paniers… l’offre de proximité présente nombre d’avantages.

  • Pour l’environnement : Par définition, les circuits courts demandent moins de transports et donc moins d’emballages. Ils favorisent le maintien d’une agriculture en périphérie des villes qui se développe surtout sur des critères de « durabilité » (respect des sols et de la biodiversité, rotation des cultures, moins d’intrants chimiques…) comme l’agriculture biologique.
  • Pour l’économie locale : Opter pour les filières courtes permet de soutenir une agriculture alternative de petits producteurs engagés dans des productions diversifiées et de qualité (maraîchage biologique, transformation sur l’exploitation).
  • Pour le social : La proximité permet la transparence et des liens entre producteurs et consommateurs.
  • Pour la santé et le bien-être : Pour le consommateur, c’est la cohérence avec ses convictions, le sentiment d’être acteur de son alimentation, la réappropriation et la diversification de son alimentation, a fortiori quand le local est bio.

vente à la fermePour aller plus loin :

Adhérer à une Amap c’est créer un lien direct entre paysans et consommateurs, qui s’engagent à acheter la production de ceux-ci à un prix équitable et en payant par avance.

Annuaire national des Amap

►Retrouver les différents points de vente à la ferme ainsi que les Amap sur la pays de Rennes et de Vitré, sur Carte OuVerte 

Où trouver les produits locaux en vente directe sur le Pays de Rennes ?

 

Saisonnalité

4saisonsPour aider votre assiette à respecter la planète, il est très important de respecter le cycle naturel et de consommer de préférence des fruits et légumes locaux et de saison (qui valent mieux, dans beaucoup de cas, que des produits bio importés par avion !).

Manger des fruits et légumes de saison c’est :

  • Limiter la culture sous serre, très coûteuse en énergie
  • Éviter l’importation de fruits et légumes provenant de pays lointains, et donc la pollution induite par leur acheminement (kérosène, rejet de CO2…)
  • Éviter le recours à des produits phytosanitaires et engrais pour faire pousser en dehors de la période naturelle
  • Éviter les traitements qui facilitent la conservation ainsi que les emballages qui protègent durant le voyage.
  • Apporter son soutien aux producteurs de nos régions
  • Consommer des produits cueillis à maturité qui ont des qualités gustatives et nutritionnelles bien plus importantes qu’un fruit qui a mûri au frigo sur un bateau.

Le problème est que nous ne savons plus, notamment pour les plus urbains d’entre nous, quels sont les fruits et les légumes qui poussent à chaque saison. Pour nous aider, on trouve facilement des calendriers de fruits et légumes de saison à imprimer et à afficher dans sa cuisine ou sur son frigo !

► Consulter le Calendrier des fruits et légumes de Greenpeace 

► Consulter le Calendrier des fruits et légumes de Terre vivante (éditeur des 4 saisons du jardin bio)

LES OGM

Les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) suscitent souvent de vifs débats. De nombreux sondages ont permis de rappeler que les citoyens n’y sont pas très favorables, et n’en veulent pas dans leur assiette !

grainesdesojaC’est quoi ?

C’est une modification du code génétique d’un organisme, soit, en supprimant un gène, en modifiant un gène ou en introduisant un gène « extérieur » provenant d’une autre plante, animal ou bactérie.

Il existe 2 types d’Organismes génétiquement modifiés (OGM) :

  • OGM « pharmaceutiques » : élaborés en milieu confiné, ils permettent de produire rapidement et en quantité des bactéries, levures ou hormones, telle que l’insuline.
  • OGM « agronomiques » : ces plantes, cultivées en plein champ, ont tendance à contaminer leur environnement par dissémination impromptue (par le vent, les abeilles…). Ils conduisent aussi à utiliser davantage de pesticides sans que les effets sur les plantes et insectes aient été évalués suffisamment.

 

epi de maisEtat des lieux

95% des cultures OGM (essentiellement soja, maïs, coton et colza) se font aux USA, Canada, Chine, Brésil et Argentine. Actuellement, seul le maïs MON810 est autorisé à la culture en Europe. Mais la France, comme plusieurs autres États membres, a, depuis 2008, interdit la culture de cet OGM sur son territoire

Réglementation

L’Union européenne autorise certaines cultures OGM (Directive 2001/18/CE), mais il arrive que les Etats émettent des moratoires pour stopper leur mise en culture. Ainsi, suite aux lois Grenelle, avec la création du Haut Conseil des Biotechnologies en 2008, la France adoptait en 2014 une loi interdisant la culture de maïs transgénique. Depuis avril 2015, l’Union européenne a mis en place une nouvelle procédure pour permettre aux États membres d’interdire la culture de plantes génétiquement modifiées (PGM) sur leur territoire. 16 pays européens (dont la France), ainsi que  quatre régions, utilisent cette réglementation permettant d’interdire la culture OGM sur leur territoire.

Etiquetage-sans-ogmListe des pays de l’UE qui ont adopté un moratoire sur les OGM 


Regarder les étiquettes

Peu d’industriels mettent en avant les produits garantis sans OGM (sauf le maïs). A ce jour, seuls certains labels comme le Label Rouge et surtout le label bio, interdisent les OGM.

S’informer via certaines associations

  • Le Collectif_OGM 35 regroupe 19 associations agricoles et de protection de l’environnement. La Mce apporte un soutien technique aux actions menées par le Collectif qui réalise une veille réglementaire et technique sur l’actualité des OGM
  • Greenpeace publie de nombreux documents les OGM. Elle a mis en ligne un guide interactif, le Guetteur, répertoriant un certain nombre de grandes marques de produits alimentaires en les classant en fonction de leurs pratiques agricoles. Pour chaque marque, un tableau indique la présence d’OGM, l’utilisation de pesticides dits « tueurs d’abeilles » et également si la fabrication du produit est dépendante ou non de la pollinisation.
  • Inf’OGM est une association loi 1901 née en 1999. Elle publie de l’information indépendante et critique sur les OGM, les biotechnologies et les semences.
  • CRIIGEN, Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique, est un groupe international d’experts ayant une approche transdisciplinaire sur les bénéfices et les risques sur la santé humaine, animale, et des écosystèmes concernant l’utilisation du génie génétique. Il est indépendant des compagnies de biotechnologies, de l’agrochimie et promeut les contre-expertises. Il évalue aussi les alternatives potentielles et encourage le développement d’une hygiène chimique pour améliorer la santé publique.

Pour la Bretagne, il existe un guide des produits sans OGM qui répertorie des producteurs et des distributeurs de produits d’origine animale (lait, viande, oeuf, fromage…) provenant d’animaux nourris sans OGM.

►Consulter le guide Consommer sans OGM en Bretagne 

Des actions pour faire avancer les réglementations

communes 35 sans ogmCertaines collectivités prennent position, pour interdire les OGM dans la restauration collective. A ce jour, à l’initiative du Collectif OGM 35, ce sont près de 100 communes d’Ille et Vilaine qui ont pris position contre les OGM.

►Télécharger les modèles de vœux sur le sans Ogm : en pdf ou en word.

Demander une réglementation plus protectrice

A ce jour, la réglementation n’oblige pas à l’information des consommateurs quand un animal a été nourri aux OGM. De nombreuses associations se battent pour améliorer l’étiquetage et permettre un choix éclairé du consommateur. Elles s’inquiètent notamment des possibles effets des traités internationaux (CETA, TAFTA), qui permettraient à des multinationales d’obliger des Etats à autoriser la culture d’OGM.

Pétition « OGM TRANSPARENCE » pour un étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM 

 


Menaces des OGM :

  • recolte soja bresilsur l’environnement : Les semences OGM conduisent à une utilisation soutenue d’herbicides ou insecticides. Cela se traduit par plus de pollution des sols et des rivières, la régression des vers de terre. Les insecticides utilisés impactent de nombreuses espèces non ciblées : papillons, coccinelles… et par voie de conséquence les oiseaux, mammifères, etc.
  • pour l’agriculture et les paysans : Les paysans qui se lancent dans la culture OGM deviennent dépendant des multinationales qui leur vendent les semences et traitements associés. Les études ont pu montrer que les OGM n’augmentent pas significativement les rendements agricoles et ne réduisent pas les traitements de pesticides. Ils n’apparaissent donc en rien comme une solution à la faim dans le monde, puisqu’ils servent d’abord à nourrir le bétail des pays riches. Les dispersions des OGM dans l’environnement peuvent aussi conduire à des tensions entre agriculteurs ou apiculteurs : perte de label bio, contamination OGM du miel, etc. C’est une atteinte au principe pollueur-payeur, puisque ce sont les pollués qui doivent justifier que leur produit ne contient pas d’OGM !
  • epandagepour notre santé : A ce jour, il n’y a pas de consensus scientifique permettant de dire qu’ils sont sans danger. L’innocuité des OGM utilisés dans l’alimentation humaine ou pour les animaux n’a jamais été prouvée. A l’inverse, nous savons qu’ils présentent des risques pour la santé humaine.

Dossier sur les enjeux des OGM sur Inf’OGM

Le commerce équitable

labels_commerce-equitableLa mondialisation du marché alimentaire se préoccupe peu des conditions sociales de production  : droits humains, droit du travail, promotion des femmes, interdiction de l’exploitation des enfants, promotion de systèmes coopératifs ne sont pas toujours respectés.

Le commerce équitable veut intégrer ces valeurs sociales de respect pour ceux qui produisent. À l’échelle mondiale, des labels privés d’associations, d’Ong (Organisations non gouvernementales) ou de professionnels nous fournissent des repères sur les conditions sociales de production. Ils visent aussi à assurer à de petits producteurs un accès au marché et des prix rémunérateurs et réguliers.

La Plate-Forme pour le Commerce Équitable (PFCE)

cafeC’est le principal collectif français de concertation et de représentation des acteurs de commerce équitable en France visant à défendre et promouvoir le secteur. Cette plateforme regroupe une quarantaine d’organisations d’envergure nationale engagées dans le commerce équitable, dont les différents réseaux en régions représentent plus de 600 structures en France.

La PFCE rassemble des labels de commerce équitable, des entreprises, des réseaux de distribution, des ONG et des mouvements d’éducation populaire. Ses membres s’engagent à développer et à promouvoir des relations Nord/Sud plus justes et équilibrées et une forme de commerce permettant aux producteurs et aux consommateurs de vivre dans la dignité et l’autonomie.

Site de la PFCE

Artisans du monde

recolte-cacaoArtisans du Monde est un mouvement de commerce équitable qui compte actuellement plus de 140 boutiques associatives répandues dans toute la France et 6000 bénévoles. Ses moyens d’action se fondent sur trois piliers : la vente de produits équitables, l’éducation du grand public aux enjeux du commerce équitable et les campagnes de mobilisation visant à faire évoluer les politiques internationales liées au commerce mondial.

Site d’Artisans du monde

Fairtrade /Max Havelaar

banane_maxhavelaarC’est un mouvement international qui regroupe des ONG et des représentants de producteurs. Son but : utiliser le commerce pour donner à des paysans et travailleurs agricoles de l’hémisphère sud les moyens de lutter eux-mêmes contre la pauvreté.

Café, thé, chocolat, riz, bananes… De nombreux produits que nous consommons tous les jours sont cultivés par des paysans en Afrique, Amérique latine et Asie. Très souvent, ces producteurs ne peuvent pas vivre de leur travail, car ils sont isolés face aux mécaniques des grands marchés mondiaux. Pour changer la donne, le mouvement Fairtrade / Max Havelaar a lancé un défi : construire, à son échelle, un commerce international plus équitable. Au fil de ces deux dernières décennies, le mouvement s’est développé. Aujourd’hui, le label international regroupe des associations dans plus de 20 pays et des réseaux de producteurs des quatre continents du Sud, représentes à part égale dans les organes de gouvernance.

En France, l’association à but non lucratif Max Havelaar France se charge de promouvoir et développer cette forme de consommation responsable. Elle gère le label Fairtrade / Max Havelaar apposé sur des produits de différentes entreprises engagées. Elle n’achète ni ne vend aucun produit, mais accompagne les acteurs économiques dans leur démarche et sensibilise l’opinion publique.

Site de Fairtrade /Max Havelaar 

Je consomme équitable

Ce site est le fruit d’un partenariat entre l’Institut National de la Consommation (INC) et le ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. Il s’efforce d’apporter des éclairages sur le commerce équitable et quelques axes de réflexion, notamment au travers d’expériences conduites par des acteurs engagés dans ce type de commerce.

Le site est dédié à une consommation et une production responsables centrées sur le commerce équitable. Il propose une approche pédagogique (ce qu’est le commerce équitable, comment cela fonctionne, quels en sont les enjeux, les acteurs…), et se veut également un lieu de réflexion sur l’évolution de ce type de commerce. Des essais comparatifs entre produits équitables et non équitables y sont présentés, conduits sous l’égide de l’INC.

Site Je consomme équitable 

Bretagne CENS Commerce équitable nord sud

recolte-theC’est une association loi 1901 créée en 2007. Elle est constituée de représentants d’associations et de personnes qui ont décidé d’œuvrer pour la promotion du commerce équitable. C’est donc un collectif qui regroupe  des forces dans les quatre départements de la Bretagne.

Max Havelaar 35, groupe local créé en 1993, a développé et organisé les actions pour faire avancer le mouvement. C’est à son initiative que plusieurs groupes ou association ou personnes convaincus se sont regoupés pour la création de Bretagne CENS (Commerce équitable Nord Sud).

Bretagne CENS est aussi un membre du réseau « Fair[e] un monde équitable » qui est une structure créé fin 2010, rassemblant 18 associations et plus de 40 adhérents individuels, soit plus de 800 militants du commerce équitable. Ce mouvement agit sur le terrain partout en France (DOM y compris) pour une consommation plus responsable. Son objectif est d’appuyer et de démultiplier les actions des membres du mouvement auprès du grand public, du milieu scolaire, des collectivités territoriales et des entreprises.

Site de Bretagne CENS

Réduire ses déchets

LE SUREMBALLAGE

suremballageContenir, protéger, faciliter le transport ou déclencher l’achat du consommateur… L’emballage joue de multiples rôles dans la vie d’un produit mais il a aussi de lourdes conséquences pour l’environnement.

Selon l’Ademe, 85% des emballages jetés par les ménages sont des emballages alimentaires.

L’emballage a de multiples fonctions. Mais l’important, c’est le produit, pas l’emballage! Entre deux produits comparables, choisissons celui dont le poids d’emballage a été réduit par le fabricant.

Bien souvent, l’esthétique de l’emballage ne garantit pas la qualité du produit mais en accroît sûrement le prix !

vracPrivilégions les produits vendus en vrac ou au détail.

Fruits et légumes au détail, fromages et charcuteries à la coupe, légumes secs, céréales en vrac… il y a de nombreuses manières d’éviter certains emballages tout en payant souvent moins cher.

En revanche, si nous achetons des fruits et des légumes frais issus de l’agriculture biologique en grandes surfaces, ils seront inévitablement emballés pour garantir leur qualité biologique et ne pas risquer d’être mélangés avec d’autres fruits et légumes non biologiques.

LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

Les produits alimentaires sont une source non négligeable de déchets à deux niveaux :

  • gaspillage_alimentaire2Les emballages : ils remplissent notre poubelle au quotidien et ne sont pas toujours triés et recyclés. La plupart sont souillés et vont directement dans la poubelle grise, direction l’incinérateur !
  • Le gaspillage : chaque Français jette en moyenne 20 kg d’aliments par an à la poubelle : 7 kg d’aliments encore emballés et 13 kg de restes de repas, de fruits et légumes abîmés et non consommés. Tout déchet d’origine alimentaire évité est un gain pour la planète, pour notre santé et pour notre budget.

 

Sur son site, l’Ademe propose des solutions pour éviter de jeter la nourriture :

  • N’acheter que le nécessaire
  • Faire les achats dans le bon ordre
  • Prêter attention aux dates de péremption
  • Bien conserver les aliments
  • Bien ranger le réfrigérateur pour moins jeter
  • Bien doser les quantités cuisinées pour éviter les restes
  • Accommoder les restes plutôt que de les jeter

Consulter les conseils détaillés de l’Ademe 

 

Les publications et conseils sur le gaspillage alimentaire sont très nombreux. Voici une petite sélection :

►Guide pratique Manger mieux, gaspiller moins

►Publications de FNE sur le gaspillage alimentaire

►Infographie Mieux manger, moins gaspiller, moins polluer

Bien ranger le réfrigérateur pour mieux conserver les aliments

Hum ! Extra tes restes !, publication du GRPAS (Groupe de pédagogie et d’animation sociale) de Rennes

LE COMPOSTAGE

Compostage_dechetsdecuisineNous jetons 20 kg de nourriture par an, dont 7 kg de produits encore emballés. Globalement (agriculteurs, industrie agro-alimentaire, distribution, particulier…), l’ensemble des déchets alimentaires jetés en France représente près de 90 kg par personne (source Ademe).

Les déchets de cuisine peuvent être valorisés grâce au compostage :

– Dans la cuisine, on réserve un bac pour recueillir les déchets alimentaires à composter et dans le jardin, on crée une zone de compostage pour y mélanger ces derniers avec les tontes de gazon, les feuilles mortes…

– En appartement, on peut utiliser un petit composteur d’intérieur (ou lombricomposteur) ou l’un des composteurs collectifs installés dans son quartier voire même au pied de son immeuble.

En savoir plus :

Utiliser ses déchets verts et de cuisine au jardin

pouleUne autre solution pour réduire ses déchets de cuisine, c’est nourrir les animaux avec !

Certaines communes proposent à leurs habitants des poules pondeuses afin de diminuer le volume de déchets organiques dans les ordures ménagères.

Sur Rennes Métropole, la ferme de la Clotière, à Thorigné Fouillard, dans le cadre de l’opération « Territoire Zéro Déchet Zéro Gaspillage », propose aux habitants d’accueillir deux poules chez eux et de réduire leurs déchets jusqu’à 150kg par poule et par an.