Il est encore difficile de convaincre de l’intérêt de protéger « les petites plantes et les petites bêtes ». Pourtant, l’homme est dépendant des équilibres naturels : les abeilles pollinisent les fleurs qui produiront nos fruits et nos légumes, les zones humides atténuent les inondations et les sécheresses… Les services que nous rendent plantes et animaux sont nombreux et la baisse de la biodiversité apparait comme une menace, même pour notre économie. Et si nous changions de regard sur la nature ?

Arbres

L’inventaire des arbres remarquables en Bretagne

Il s’agit d’un inventaire participatif, piloté par la Maison de la consommation et de l’environnement avec la participation de partenaires dans les départements notamment le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (Cpie) Forêt de Brocéliande en Morbihan.

La carte (cliquez dessus)

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https://arbresremarquablesbretagne.gogocarto.fr/


Ajouter un arbre remarquable

➡️ Attention, il est demandé d’inscrire son mail pour pouvoir ajouter un arbre.

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arbres_remarquables_bretagne_arbres1Le projet Arbres remarquables de Bretagne

Lancé en avril 2007, le projet “Arbres remarquables en Bretagne” a pour objectifs principaux de :

  • préserver et valoriser le patrimoine des arbres remarquables sur le territoire breton par la réalisation d’un inventaire régional
  • informer et sensibiliser le public sur les enjeux liés à ce patrimoine : développer sa connaissance de l’arbre, de son rôle dans l’écosystème, des techniques de plantations, d’entretien
  • proposer aux éducateurs un outil de découverte et de valorisation de l’arbre, adapté aux spécificités de la Bretagne.

A travers ces objectifs, ce projet veut contribuer à la préservation des espaces et du patrimoine naturels bretons, à la fois par une meilleure connaissance scientifique et diagnostic de ce patrimoine, et par l’amélioration des connaissances naturalistes du public.

arbres_remarquables_bretagne_arbres_2Pourquoi un recensement des arbres remarquables ?

Parce qu’il est souvent négligé, oublié, malmené, l’arbre n’a pas toujours la place qui lui revient. Devant la nécessité de reboiser la Bretagne et de développer le patrimoine arboré, des bénévoles issus d’associations de protection de l’environnement et regroupés à la Maison de la consommation et de l’environnement (Mce), à Rennes, ont décidé de s’engager dans une campagne de protection et de valorisation de l’arbre en Bretagne.

 

arbres remarquables_bretagne_begardPréserver l’arbre parce qu’on le connaît mieux…

L’inventaire des arbres remarquables est un moyen de développer la connaissance de l’arbre, de favoriser toutes les initiatives locales qui permettront de sauvegarder ou de reconstituer le bocage : actions de sensibilisation au rôle de l’arbre dans la biodiversité, dans la protection de l’eau (qualité et quantité), dans la préservation des sols…

Aussi, les associations invitent-elles le public à participer à des actions concrètes, mieux, à en proposer : circuits de visites d’arbres, de détermination des différentes essences et de connaissance des espèces, formation à la plantation, soin, entretien…

 

Qu’est-ce qu’un arbre remarquable ?

Ce peut être un arbre d’élite que sa taille ou sa forme distinguent de tous les autres. C’est aussi l’arbre consacré par une histoire et qu’une collectivité humaine reconnaît comme un élément du patrimoine.

Il peut s’agir d’un arbre isolé, d’un alignement, d’une allée ou d’un arbuste.

L’arbre – ou le groupe d’arbres – est remarquable :

  • par son caractère morphologique particulier : arbre creux, fastigié, panaché, à double tronc, ou tout simplement « beau »,
  • par son âge : impressionnant s’il est vieux,
  • par ses dimensions,
  • par sa rareté, dans sa région ou parce qu’il est menacé de disparition : un arbre, banal il y a quelques années, peut être remarquable aujourd’hui ; un arbre exotique est remarquable en Bretagne sauf s’il est de plus en plus planté, donc banalisé. Un arbre forestier peut être remarquable hors de son contexte, et inversement,
  • par sa situation géographique, comme repère (entrée de bourg, place de village, amer…),
  • par son histoire : commémoratif d’un événement exceptionnel ou lié à des personnages célèbres, à des croyances ou des légendes, l’arbre inspirateur d’une poésie, lieu d’écriture d’un écrivain connu (le chêne d’Anatole Le Braz), l’arbre peint par un artiste célèbre, l’arbre témoin de la vie locale ou d’une histoire familiale,
  • parce qu’il est un refuge privilégié : l’arbre, en offrant abri et nourriture à certains animaux, constitue un maillon important de l’écosystème (invertébrés, chauve souris…),
  • parce qu’il sera remarquable demain…

Il faut distinguer l’arbre « intéressant » de l’arbre « remarquable » : le sentiment qu’il éveille ne doit pas être lié à la spécialisation de celui qui l’éprouve, ce qui peut être le cas de l’arbre intéressant.

Enfin, il faut noter que les critères de « remarquabilité » sont différents selon les espèces : un poirier est vieux à 300 ans, pas un if. Un hêtre de 4 mètres de circonférence est remarquable, un chêne isolé, non.

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La méthodologie

Depuis le lancement de ce recensement, près de 2 000 arbres ont été signalés et 1 600 « contrôlés » par des bénévoles, formés aux méthodes de relevés. Chaque arbre visité fait l’objet d’une fiche « enquêteur» : nom de l’espèce, localisation, environnement, caractéristiques, mensurations et photographie.

Puis, des comités d’homologation composés de passionnés et de professionnels ont retenu 400 de ces arbres remarquables.

DES DROITS DE L’ARBRE… AUX DEVOIRS DU PROPRIETAIRE

Protéger un arbre ou un groupe d’arbres de l’abattage…

Dans quel cas un arbre-ou un groupe d’arbres est-il légalement protégé ?

Quand il fait partie d’un Espace Boisé Classé (EBC)

La loi paysage de 1993 permet aux communes d’inscrire un arbre, même isolé, dans leur Plan Local d’Urbanisme (PLU*) comme élément paysager à protéger. Peuvent faire partie des EBC : espaces boisés, forêts, bois, parcs, arbres isolés, haies ou réseaux de haies, alignements, que ces espaces soient à protéger ou à créer, soumis ou non au régime forestier, enclos ou non, attenants ou non à des habitations. Tout abattage est soumis à autorisation du Maire.

Si l’arbre est situé dans un Espace Naturel Sensible (ENS), il est soumis à l’application du régime des Espaces Boisés Classés.

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 Quand il est situé à moins de 500 mètres d’un bâtiment classé

Dans ce cas, toute décision sur le sort de l’arbre est de la compétence de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF). Même si l’arbre ne nécessite que d’être taillé, une demande doit être effectuée à l’ABF.

Pour qu’un arbre soit protégé efficacement, il faut définir un périmètre de protection dont le rayon correspond au minimum à la hauteur de l’arbre adulte.

 

Quand il s’agit d’une allée d’arbre qui longent les voies de communication

Ce patrimoine arboré est source de plaisir visuel et joue un rôle majeur en matière de régulation climatique, de réduction du carbone, de prévention des risques inondation.
Désormais, « le fait d’abattre, de porter atteinte à l’arbre, de compromettre la conservation ou de modifier radicalement l’aspect d’un ou de plusieurs arbres d’une allée ou d’un alignement d’arbres » est interdit sauf dérogations.

Comment empêcher l’abattage d’un arbre ?

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En participant à la vie de sa commune

Le meilleur moyen de protéger un arbre de l’abattage est de trouver une raison : à vous d’anticiper et de participer aux dispositifs de concertation accessibles à tout habitant de la commune. Vous pouvez demander à inscrire au PLUI* tout élément du paysage que vous considérez digne d’être protégé : tout nouveau projet d’urbanisme devra alors le prendre en compte.

 

En attirant l’attention sur les arbres

C’est un début de protection. Pour protéger le patrimoine naturel, il faut d’abord le remarquer, apprendre à le connaître, changer le regard.

Vous êtes convaincu que le patrimoine arboré public ou privé de votre commune mérite d’être mieux considéré ? Partez en repérage et faites l’inventaire des arbres qui présentent un intérêt écologique, paysager, historique, pédagogique, social, économique…

Expliquez pourquoi cet arbre est intéressant : proposez des solutions moins radicales que l’abattage (élagage doux, aménagements pour qu’il ne soit pas dangereux pour les passants…)

Invitez le public sur le terrain : sensibilisez la population en organisant des visites d’arbres, des animations, des démonstrations d’entretien…

Sensibilisez, éduquez : pourquoi ne pas lancer localement un recensement d’arbres et de haies qui méritent le détour ? En lien avec les associations locales, clubs de randonnées pédestres, groupes d’habitants, écoles …

Organisez l’élection du plus bel arbre de la commune…, relayer l’opération « Arbres remarquables en Bretagne »*

 

 

 

Pour bien s’entendre entre voisins…

Chaque propriétaire est responsable de ses arbres et est tenu de réparer les dommages qu’ils occasionnent, de même que tout dégât commis sur un arbre doit être réparé par l’auteur de ces dégâts.

 

 

 

 

 

 

 

Anticiper

Quand on plante un arbre, on ne pense pas toujours à l’aspect qu’il aura quelques années plus tard. Avant de planter, quelques questions à se poser :

► Emprise souterraine : gare aux racines qui, avec le temps, pourraient endommager certains équipements : réseaux enterrés (eau, gaz, électricité, téléphone…), fosses septiques ou filtres à sable, circuit de géothermie, terrasses…

► Emprise aérienne : pour chaque arbuste planté, se demander quelle sera sa taille, quelle sera son envergure, une fois adulte. Quelle ombre projettera-t-il sur son jardin (ou celui du voisin) et sur la maison? Ne risque-t-il pas, à terme, de toucher une ligne électrique ou téléphonique ?

Respecter les distances et entretenir ses plantations dans le respect des droits du voisin

En cas de non-respect de la distance réglementaire, le voisin peut exiger que les arbres ou arbustes soient arrachés ou réduits à hauteur légale.

Les arbres ou arbustes que l’on compte tailler régulièrement pour qu’ils n’excèdent pas 2 mètres de hauteur peuvent être plantés à une distance minimale de 50 cm de la limite de propriété.

Les arbres ou arbustes dont la hauteur est, ou deviendra, supérieure à 2 mètres doivent être plantés au minimum à 2 mètres de la ligne séparative des propriétés, que ce soit en zone urbaine ou agricole.

La distance à la limite de propriété se mesure à partir du milieu du tronc jusqu’à la ligne séparative des deux propriétés. Quelle que soit l’option choisie, votre voisin est en droit d’exiger l’élagage, à votre charge, des branches dépassant sur son terrain.

Bords de route

si vous plantez une haie en bord de chemin rural ou de rue, les mêmes règles de distance et d’entretien (élagage à l’aplomb de la route) s’appliquent.

arbres_remarquables_bretagne_mitoyennetéMitoyenneté

Des voisins qui s’entendent peuvent décider de planter en mitoyenneté, c’est-à-dire sur la limite de propriété. Cela réduit les coûts, facilite l’entretien, chacun s’occupant de son côté, et réduit l’emprise de la haie sur chaque terrain. Attention toutefois : le jour où votre voisin exigera que la haie soit arrachée, vous ne pourrez pas vous y opposer.

Un malaise entre voisins ?

En cas de gêne exprimée par un voisin, il est conseillé de dialoguer, de rechercher un arrangement qui permettra d’atténuer le désagrément causé par l’arbre concerné tout en lui conservant sa vitalité : des techniques de taille douce notamment permettent d’éviter de mutiler le système racinaire ou le houppier. Vous pouvez faire appel à un conciliateur de justice*, avant que les relations de voisinage ne s’enveniment.

Si la négociation à l’amiable n’aboutit pas, c’est le tribunal judiciaire du lieu où se trouvent les plantations en cause qui est compétent.

►Le conciliateur de justice

Le but de son intervention, gratuite, est de parvenir à une entente entre les deux voisins en conflit. Pour le rencontrer, se renseigner à la mairie ou au tribunal judiciaire. Il peut se déplacer sur les lieux du litige et interroger toute personne qui lui semblerait utile, avec l’accord des deux parties.

Les branches

Chaque propriétaire doit élaguer les branches qui dépassent la limite séparative des deux propriétés. Le voisin ne peut pas prendre l’initiative de couper lui-même les branches. L’élagage des arbres doit être demandé au propriétaire du terrain, non au locataire. Les fruits : tombés sur le sol de la propriété voisine appartiennent à ce voisin.

Les racines

Le voisin peut les couper lui-même, sans avoir à demander d’autorisation, en les sectionnant à la limite séparative. Attention : il lui est interdit d’appliquer, sur ces plantations, des traitements chimiques qui pourraient tuer l’arbre.

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Les feuilles mortes

Vous avez respecté les distances de plantation, il n’empêche que la chute des feuilles mortes peut porter préjudice à votre voisin. Celui-ci a le droit de saisir la justice, à condition de prouver (photos, constat d’huissier, factures acquittées pour nettoyage des gouttières…) que les feuilles mortes lui causent une gêne excessive, donc un trouble anormal de voisinage. Les juges se prononcent au cas par cas.

Ce qu’il faut savoir

En terrain privé

En France, tout patrimoine arboré est sous la responsabilité de son propriétaire, ce qui donne à celui-ci le droit de vie ou de mort sur ses arbres sauf si des mesures précises figurent au Plan local d’urbanisme (PLU) ou PLUI*. Dans ce cas, la collectivité a un droit de regard sur les arbres privés puisque tout abattage est soumis à demande d’autorisation.

*Plan local d’urbanisme (plu), progressivement remplacé par le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi), est un document qui, à l’échelle de la Communauté de Communes, établit le projet global d’urbanisme et d’aménagement et fixe en conséquence les règles générales d’utilisation du sol sur le territoire. Il doit permettre de mieux appréhender les enjeux environnementaux. Les haies, bosquets, arbres isolés ayant un intérêt paysager ou écologique peuvent être protégés par le biais des PLUI, par le classement en espaces boisés à protéger, que ce soit sur l’espace public ou privé.

arbres_remarquables_bretagne_broyeurSur le domaine communal

Le maire est également libre de faire procéder à l’abattage d’un arbre, si celui-ci n’est pas inscrit au PLU.

La population ne peut pas s’y opposer mais a le droit de demander des justifications.

En général, la décision d’abattage est liée à des raisons d’aménagement (lotissement, construction de parking, route…), de mauvais état sanitaire, de risques de chutes de l’arbre.

Le droit de préemption

La commune exerce son droit de préemption sur une partie de votre terrain pour en faire une zone urbanisable, des arbres anciens s’y trouvent : pouvez-vous exiger qu’on les préserve ? Pas légalement s’ils ne figurent pas au PLU. Vous ne pouvez utiliser que la persuasion.

La vente d’un terrain

Vous vendez un terrain, pouvez-vous inscrire une clause de non-abattage dans l’acte de vente de ce terrain ? Non, en vendant votre terrain, vous cédez au nouveau propriétaire le droit de vie ou de mort sur les arbres qui s’y trouvent.

En revanche, lors de la signature du compromis de vente, il est possible pour l’acquéreur d’introduire une condition suspensive de préservation du patrimoine arboré.

Les arbres sont situés sur une parcelle qui a été divisée en plusieurs lots, donnés ou vendus séparément

Les acquéreurs doivent, s’ils n’ont pas fait d’objection lors du transfert de propriété, supporter la présence des arbres. Le propriétaire des arbres a ainsi acquis le droit de les conserver par « destination du père de famille ».

Il existe un titre ayant valeur de servitude de plantation : par exemple, une convention a pu être passée entre voisins pour planter ou conserver un arbre situé à une distance inférieure à la distance réglementaire.

La prescription trentenaire

Les arbres dépassent la hauteur maximale depuis plus de 30 ans. Le délai de 30 ans commence à courir à compter du jour où les distances maximales ont été dépassées. Attention : le voisin ne peut plus demander l’étêtage ou l’arrachage mais peut quand même exiger l’élagage des branches : ce droit est imprescriptible même si lui, ou ses prédécesseurs, n’ont pas réagi pendant des années. La prescription trentenaire peut se prouver par différents moyens : témoignages de personnes ayant connu les lieux au moins 30 ans plus tôt, des photos de l’époque, expertise…

Par contre, si l’arbre meurt, le propriétaire ne pourra plus faire valoir ces exceptions et devra respecter la réglementation s’il replante.

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La protection juridique des Arbres répertoriés à l’inventaire « Arbres remarquables »

L’arbre qui se trouve sur la place de la mairie, ou dans le jardin de votre voisin, figure à l’inventaire des arbres remarquables : est-il protégé de l’abattage ? Non. Les arbres répertoriés à l’inventaire « Arbres remarquables en Bretagne » n’ont pas de protection juridique. Par contre, ce classement fait souvent la fierté de leurs propriétaires et contribue à leur protection et valorisation.

 

 

 

La réglementation

► Code civil – article 670 à 673,

► Code de l’environnement article L350-3

► Plan local d’urbanisme (PLU) ou PLU Intercommunal

► Cahier des charges lotissement

► Fiche droit des arbres
Télécharger la fiche

 

 

Ressources

►Une exposition

Présentation de photographies d’arbres issus de l’inventaire des arbres remarquables en Bretagne.

 

 

 

 

 

 

Voir la fiche de présentation de l’exposition

 

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►Un kit pédagogique « Remarquons les arbres »

Donner envie de connaître les arbres, rendre sensible aux arbres, transmettre des connaissances essentielles relatives à l’arbre et ses liens avec l’humain… C’est un outil de découverte adapté aux spécificités de la Bretagne afin d’accompagner l’animateur dans la conception et la réalisation de projets pédagogiques sur le thème de l’arbre, pour faciliter mettre en place des animations près de son site d’accueil. Il est conçu pour alimenter un projet dans la durée comme pour répondre à une attente ponctuelle. Il se présente sous la forme d’une valise « sac à dos » dans laquelle on trouve :

  • des outils : du matériel prêt à l ’emploi et facilement reproductible par l’animateur
    • des ouvrages
    • un classeur rassemblant 10 fiches pédagogiques permettant d’aborder les questions telles : le nom des arbres, la taille des arbres, ses origines, son rôle, sa symbolique, sous forme de jeux, de matériel d’observation…

Présentation du kit arbres


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Un livre « Arbres remarquables en Bretagne »

Cet ouvrage s’articule autour de 4 axes :

  • l’intérêt patrimonial de ces arbres : les critères qui font l’arbre remarquable
    • le lien étroit entre l’arbre et l’homme : arbres sacrés, de village, de légendes, les exotiques, l’arbre muse…
    • la biodiversité associée aux arbres : des racines au houppier
    • les arbres remarquables de demain : gestion du patrimoine, comment les protéger, nouveaux usages

Nombreuses photos, carte de localisation, liste des arbres par commune, bibliographie.

 

 

BIODIVERSITE
La biodiversité, contraction de biologique et de diversité, représente la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la faune, la flore, les bactéries, les milieux mais aussi les races, les gènes et les variétés domestiques.

Cinq causes majeures d’atteinte à la biodiversité

biodiversitéElles sont aujourd’hui identifiées :

• la fragmentation et la destruction des milieux naturels liées, en particulier, à l’urbanisation croissante et à l’expansion des terres agricoles ;
• la surexploitation d’espèces sauvages (surpêche, déforestation, braconnage…) ;
• l’introduction d’espèces exotiques envahissantes (ragondin, le vison d’Amérique…) ;
• les pollutions (d’origine industrielle, agricole…) ;
• le changement climatique.

Trame verte et bleue (TVB)Trame verte et bleue (TVB)

La trame verte et bleue est un outil alliant préservation de la biodiversité, aménagement et gestion durables des territoires. Elle doit contribuer à préserver les écosystèmes et leurs fonctionnalités, qui rendent de nombreux services à l’homme. C’est l’un des projets phares du Grenelle de l’Environnement.
La TVB vise à maintenir ou à reconstituer un réseau d’échanges sur les territoires pour que les espèces animales et végétales puissent communiquer, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer, en d’autres termes assurer leur survie. Elle doit ainsi contribuer à freiner le déclin de la biodiversité.

srceLe Schéma régional de cohérence écologique (SRCE)

La déclinaison régionale de la trame verte et bleue correspond au schéma régional de cohérence écologique (SRCE). En Bretagne, le SRCE a été soumis à enquête publique en mai 2015 et adopté le 2 novembre 2015 par le Préfet de région.

Télécharger la plaquette « Comprendre le SRCE de Bretagne »

LA NATURE EN VILLE
La biodiversité, contraction de biologique et de diversité, représente la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la faune, la flore, les bactéries, les milieux mais aussi les races, les gènes et les variétés domestiques. L’érosion de la biodiversité s’accélère. Or, elle n’est pas naturelle car quasi exclusivement liée aux activités humaines.
En pleine ville, notre bâtiment et notre jardin accueillent la nature.

1-favoriser_nature_mce_jardinLe jardin : un espace reflétant les convictions des associations

Quelles soient naturalistes, environnementalistes ou protectrices du droit des consommateurs, les associations de la Mce travaillent depuis de nombreuses années à réduire l’usage de pesticides, la production de déchets verts et l’utilisation de l’eau ; avec 2 objectifs: la protection de la santé et la reconnexion entre l’homme et la nature.

Il était donc important que le bâtiment de la Mce et son jardin reflètent le travail des associations et leurs convictions :

• embellir le cadre de vie et le cadre urbain : sortons du tout gris !
• développer un jardinage au naturel, tous les espaces verts sont entretenus sans pesticides, avec un minimum d’eau et en limitant fortement la production de déchets verts,
• accueillir la biodiversité en ville : pour la faune et la flore, nous souhaitons un bâtiment idéal pour favoriser le développement de la biodiversité en milieu urbain.

Des gîtes pour accueillir la faune urbaine
nichoirs

A la Mce, tout le monde a sa place :

• les oiseaux dans des nichoirs : moineau, rouge gorge, martinet, mésange, rouge queue noir
• les chauves-souris dans les combles aménagés
• les insectes dans des abris : rondins percés, tas de branches, une spirale de fleur leur a même été dédiée
• les lézards dans des espaces refuges
• la faune aquatique profite d’une mare qui abreuve aussi nos compagnons de jardin
• 2 colonies d’abeilles dans nos ruches.

La flore a aussi toute sa place

Le bâtiment de la Mnichoirs insectesce dispose de multiples espaces plantés : les cours, les bacs de la rue, le patio donnant sur la salle d’exposition et le jardin toit terrasse.

Les plantations ont été réfléchies en concertation avec la direction des jardins de la Ville de Rennes. Dans un premier temps, plantées par les services de la ville, elles sont aujourd’hui entretenues et replantées par les associations de la Maison.

Plusieurs critères ont été pris en compte pour le choix des plantations : des plantes locales, adaptées au sol et au climat et des plantes à périodes de floraison étalées pour avoir des fleurs et du pollen toute l’année. Ainsi, prairies fleuries, plantes mellifères, couvre-sol, grimpantes, sauvages, arbustives se partagent les espaces Mce.

Afin de verdir les murs en béton, nous avons installé du lierre et mis en place un tag végétal.

Pour agir en faveur de la biodiversité, différents outils peuvent être mis en place, à l’initiative des collectivités locales.

Végétalisons nos murs et nos trottoirs

La végétalisation des fonds de trottoir est aujourd’hui une action proposée par un grand nombre de collectivités en France. Soucieuses de conjuguer l’urbanisation et la nature, ces communes offrent la possibilité aux habitants de s’approprier l’espace public pour jardiner. Les habitants deviennent ainsi des acteurs impliqués dans l’embellissement de leur rue, de leur cadre de vie, en complémentarité avec les aménagements publics.
Sur Rennes, l’opération « Embellissons nos murs » existe depuis plus de 10 ans. Pour participer à l’opération et végétaliser l’espace public devant votre maison, vous devez au préalable demander l’autorisation à la direction des jardins de la Ville de Rennes. Après avoir vérifié la faisabilité du projet, la Ville donne son accord, et installe le parterre demandé (découpage du trottoir, évacuation des gravats et apport de terre). Libre à vous ensuite de le composer avec les végétaux que vous aurez choisis !
Plus d’information et contact sur notre site www.jardineraunaturel.org

Atlas de la Biodiversité Communal (ABC)

Un atlas de la biodiversité est une démarche, initiée par le Ministère de l’écologie, qui invite les communes à inventorier la faune et la flore sur leur territoire. En Ille et Vilaine, Vitré est engagée (avec l’appui de Bretagne Vivante et de Vitré-Tuvalu), ainsi que Melesse (avec l’appui de la LPO et de Bretagne Vivante).
Un bel exemple d’ABC a été réalisé à Plérin avec l’association Viv’Armor Nature.

Voir l’atlas

végétalisons nos mursConseil local à la Biodiversité de la Ville de Rennes (CLB) 

La mairie de Rennes est la première municipalité de Bretagne a avoir décidé de mettre en place un « conseil local à la biodiversité », lieu de réflexion et de discussion entre élus, scientifiques et associations pour mieux intégrer la biodiversité dans le quotidien et les politiques de la ville. Créé en décembre 2015, il s’est réuni pour la première fois en mars 2016.
Il compte une vingtaine de membres, répartis en trois collèges :

• associatif, avec des associations environnementales et naturalistes (Bretagne Vivante, la LPO, Eau et Rivières, Ivine-France Nature Environnement, Gretia, groupe mammologique breton, Mce…)
• universitaire, avec des enseignants-chercheurs dans les domaines de la biodiversité, du climat, de l’agronomie et de la sociologie
• institutionnel, avec des représentants des collectivités territoriales (Ville de Rennes, Rennes Métropole, conseil départemental, conseil régional), services de l’État, mais aussi Météo France, l’Audiar.

Inventaire de la faune à la Mce

Inventaire de la faune à la Mce

Les scientifiques et les associations sont intéressés par vos observations. Grâce aux « sciences participatives », l’habitant est mis au cœur de l’amélioration des connaissances sur la faune et la flore.

Faune-bretagne.org, portail de données faunistiques sur la Bretagne

Bretagne Vivante, le GRETIA, le GMB, VivArmor Nature, le GEOCA et la LPO35 vous invitent à signaler vos observations de la faune (un hérisson, un terrier de taupe, des hirondelles qui nichent…) sur le portail inter-associatif : www.faune-bretagne.org
Ce site permet de rassembler et diffuser des données faunistiques sur la région : collecte, synthèse et restitution de données sur les oiseaux, mammifères, amphibiens, reptiles, odonates et rhopalocères.

A consulter :
http://www.bretagne-vivante.org/
http://www.gretia.org/
http://gmb.bzh/
http://www.vivarmor.fr/
http://www.geoca.fr/
https://ille-et-vilaine.lpo.fr/

Inventaire de la faune à la Mce

Inventaire de la faune à la Mce

La Mce a souhaité participer à l’opération régionale de comptage des oiseaux des jardins, initié par Bretagne Vivante. Le lundi 26 janvier 2015 il a été observé 6 espèces (mésange bleue, pie bavarde, pigeon ramier, rougegorge familier, tourterelle turque, moineau domestique).

Depuis début 2015, il a été vu à la Mce :
• 19 espèces d’oiseaux
• 22 espèces d’insectes


Vous souhaitez valoriser vos actions chez vous ? Nous vous invitons à faire labelliser votre jardin ! Différents labels sont ouverts aux particuliers, mais aussi aux collectivités ou entreprises. Et si vous demandiez à votre mairie de s’engager pour la biodiversité ?

 

Le label « Refuge LPO »

Un Refuge LPO est un terrain public (ex : espace vert) ou privé (jardin, cour, terrasse, balcon…) sur lequel le propriétaire s’engage moralement à préserver ou restaurer la biodiversité de proximité. Chacun peut facilement créer son Refuge LPO, contribuant par cet engagement à lutter contre le déclin de la biodiversité. Comment ? Tout simplement en respectant la charte des Refuges LPO et en suivant les conseils de la LPO.

Voir la charte des Refuges LPO

En Ille-et-Vilaine, la LPO compte 326 refuges toutes catégories représentant ainsi plus de 360 ha d’espaces protégés. (des particuliers, EtsYves Rocher, INRA, Entreprise Canon, les Communes de St Erblon, Montgermont, Breteil…).

Le label « Refuge à chauves-souris »

Quasiment toutes les espèces de chauves-souris européennes sont en régression. Très fragiles, elles sont toutes protégées par la Loi. Du fait de leur grande discrétion, elles sont rarement prises en compte lors des travaux d’entretien ou de rénovation du bâti ou dans le jardin.

Pour enrayer la disparition des chauves‐souris, les collectivités ou particuliers peuvent créer chez eux un « refuge pour les chauves‐souris ». En Bretagne, il y a actuellement (juillet 2016), 128 refuges pour les chauves-souris dont 61 avec des collectivités, 60 chez des particuliers et 7 avec des associations.

Un Refuge est un engagement moral entre :

• le GMB, qui s’engage à apporter informations et conseils au propriétaire,
• un propriétaire (public ou privé) soucieux de la préservation de son patrimoine naturel.

Conçu comme un guide de bonnes pratiques pour l’entretien des bâtiments ou des espaces naturels, il implique de :
• réaliser les travaux en dehors des périodes où les chauves-souris sont présentes,
• utiliser des produits non toxiques pour le traitement des charpentes,
• conserver quelques disjointements dans les murs ou sous les ponts, préserver des arbres creux…
Il est aussi possible d’aller plus loin, comme par exemple en réalisant des aménagements pour l’accueil des chauves-souris, en recréant haies et talus…
A Rennes, l’éco-centre de la Taupinais est labellisé. La Mce est en cours de labellisation.
Pour en savoir plus, consultez le site du GMB Groupe mammalogique breton.

Le label « Jardins de Noé » 

Les jardins de Noé est un réseau de jardins dédié à la biodiversité. Répartis sur l’ensemble des régions de France, les Jardins de Noé participent à la préservation de la biodiversité. En adhérant à la charte, les jardiniers sont incités à faire évoluer progressivement leurs pratiques de jardinage en faveur de la biodiversité à travers 10 gestes simples à adopter dans leur jardin jusqu’à devenir ambassadeur des Jardins de Noé.

Voir les 10 gestes de la Charte

Plus de 4 100 jardins sont labellisés en France dont environs une centaine en Ille-et-Vilaine. Le jardin de la Mce est labellisé « Jardin de Noé ».

Les espaces publics labellisés « Eco-jardins » 

Ce label des jardins publics permet de valoriser la gestion écologique (pesticides, déchets, biodiversité) des parcs et jardins des collectivités.

Site du label Eco-jardin

En Bretagne 5 jardins sont labellisés, dont le cimetière de l’Est à Rennes, le Jardin du parc de Vitré ou le Parc de Trocadéro de Bain de Bretagne.

Education à l’environnement
L’éducation à l’environnement vise à faire comprendre la complexité du monde auquel nous appartenons, à éveiller l’esprit critique, agir et vivre ensemble. Autre définition : l’éducation à l’environnement, c’est informer, sensibiliser, éduquer, former par et pour l’environnement, au contact du terrain.

En Bretagne, il existe de nombreuses associations qui s’attachent :
• à la connaissance : inventaire de terrain, rédaction d’atlas
• à la protection : acquisition, gestion de sites
• à la découverte : organisation de sorties nature, éducation à l’environnement

Bretagne vivante

Bretagne VivanteEn s’appuyant sur son projet éducatif, Bretagne Vivante, grâce à une équipe de salariés et de bénévoles, s’applique à développer une éducation populaire à la nature. Les actions éducatives ont pour finalité de retisser un lien qui, aujourd’hui, est de plus en plus distendu entre l’Homme et la nature. C’est donc au contact direct avec le vivant que Bretagne Vivante développe ses actions éducatives pour tous les publics.

chouette

Plaquette de présentation des animations proposées de Bretagne Vivante
Site de Bretagne Vivante

eau et rivières de Bretagne Eau et rivières de Bretagne

Association régionale fondée en 1969, Eau et rivières de Bretagne œuvre pour la restauration et la protection de la ressource en eau et des écosystèmes aquatiques. Par des approches variées (ludiques, sensorielles, scientifiques), des sorties sur le terrain, des outils pédagogiques, l’association propose des actions de sensibilisation visant  à éveiller le public de tout âge, au monde de l’eau et à lui faire découvrir son environnement proche.
Exemples de thèmes d’animation :

• Le bocage et l’eau : comprendre les rôles de la haie et du talus, l’histoire du bocage, l’arbre et l’eau, lire le paysage…
• Les pollutions de l’eau : connaître les origines et les conséquences des différentes pollutions de l’eau, agir contre ces pollutions…eau et rivières de Bretagne
• Les zones humides : connaître les différentes zones humides, comprendre leurs nombreux intérêts, les inondations…
• Les milieux aquatiques : connaître et étudier la rivière ou la mare locale.
• La faune et la flore aquatiques : observer et étudier les invertébrés, les amphibiens, les poissons, les plantes aquatiques…
• Comprendre la notion de bassin versant : découvrir la rivière de la source à la mer, le cycle naturel de l’eau, le cycle de l’eau domestique
• Eau domestique : s’initier aux économies d’eau et développer des actions à l’intérieur de l’école pour réduire la consommation d’eau, Comprendre le circuit de l’eau domestique, l’épuration de l’eau, la nécessité d’économiser l’eau…

eau et rivières de Bretagne grenouille Télécharger la plaquette « éducation à l’environnement et à la nature » d’Eau et rivières de Bretagne

Vous cherchez des informations sur les cours d’eau de Bretagne ou sur la faune et la flore des milieux aquatiques ! Des fiches pédagogiques sont à télécharger gratuitement : http://educatif.eau-et-rivieres.asso.fr/

LpoLPO

La LPO Ille-et-Vilaine propose des interventions en milieu scolaire de la maternelle au lycée. Elle organise des sorties sur le terrain, des expositions, propose des diaporamas et divers outils pédagogiques. Sébastien (animateur naturaliste confirmé) fait découvrir aux enfants et à leurs enseignants le monde si proche et pourtant si méconnu des oiseaux.


Exemples
de thèmes d’animation :

• Les oiseaux des parcs et jardins.
• Les oiseaux marins de Bretagne.
• La protection des oiseaux.
• Les chants et les cris.
• Les adaptations morphologiques des oiseaux face au milieu et à l’alimentation.
• La migration.
• L’observation, l’identification.
• Les rapaces nocturnes.

Visitez le site de la LPO 35

Centre de ressources

image du Centre de ressources et de documentation de la Mce

Centre de ressources et de documentation de la Mce

Vous avez un projet d’éducation à l’environnement ? Il est possible de faire appel à un centre de ressources et de documentation géré par la Mce. Il propose aux acteurs éducatifs un ensemble d’outils pédagogiques et un accompagnement.

Les animateurs, enseignants, ou toute autre personne qui souhaite monter un projet y trouvera de l’information, de la documentation, des outils pédagogiques et du conseil.
En plus de la ressource documentaire, la Maison de la consommation et de l’environnement dispose d’outils pédagogiques pour accompagner vos projets d’éducation à l’environnement et au développement durable, que ce soit avec des groupes d’enfants sur le temps des loisirs ou à l’école, ou avec des adultes :Boite à bâtir

• des expositions sur le jardinage au naturel, l’alimentation, les arbres remarquables en Bretagne, la pollution de l’air intérieur

• des malles conçues et réalisées par des associations de protection de l’environnement et d’éducation : Rouletaboule, Gaspido, Ricochets, la Boîte à bâtir, remarquons les arbres.

Voir la page du Centre de ressources et de documentation