Parce que leur organisme est immature et en plein développement, les bébés et jeunes enfants sont très sensibles aux molécules toxiques. Surtout quand ces substances indésirables sont au contact des fesses du bébé, une zone très particulière de leur anatomie. Or, le centre d’essais de 60 millions de consommateurs a révélé la présence de traces de molécules potentiellement toxiques dans des couches culottes jetables pour bébés.

mce

60 Millions de consommateurs avait déjà dénoncé en 2013 la présence de phénoxyéthanol – un conservateur potentiellement toxique – dans des lingettes nettoyantes pour bébé. Cette fois, 60 Millions de consommateurs a voulu vérifier si les couches pour bébés étaient, elles, exemptes de substances indésirables. Malheureusement, les résultats sont loin d’être rassurants.

 

Des traces de glyphosate, de dioxines, de HAP…

Les analyses, réalisées sur 12 modèles de couches jetables pour bébé, révèlent la présence de substances potentiellement toxiques dans la plupart des modèles, qu’il s’agisse de couches de marques leader ou de marques de distributeur, conventionnelles ou écologiques.

Des résidus de glyphosate (le principe actif de l’herbicide Roundup) et d’autres pesticides ont ainsi été détectés dans certaines références. Ceci interpelle car la plupart de ces pesticides sont classés « cancérogènes probables » ou « cancérogènes possibles » par des organismes qui font autorité dans ce domaine.

Dans d’autres couches (ou dans les mêmes), ce sont des traces de dioxines – et de molécules de la même famille – ou d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui ont été mises en évidence. Autant de composés dont le potentiel toxique est, là encore, étayé scientifiquement. Et la liste des molécules indésirables qui ont été retrouvées dans les couches bébé ne s’arrête pas là…

 

Tolérance zéro, par principe de précaution

Dans tous les cas, les concentrations restent en deçà des seuils fixés par la réglementation – quand de tels seuils existent… Mais parce que cette exposition concerne des nourrissons et s’exerce au niveau du siège des bébés, le principe de précaution doit prévaloir. Tout résidu potentiellement à risque doit être écarté des couches pour nourrissons ! Cet objectif est atteignable, puisque deux références de l’essai ne présentent aucune des molécules préoccupantes recherchées.

Malheureusement, ces résidus potentiellement toxiques viennent s’ajouter à d’autres substances à risque auxquelles sont exposés les bébés et les enfants via différents produits de consommation courante présents dans leur environnement (jouets, produits d’hygiène, aliments…).

 

Pour en savoir plus, site de 60 millions de consommateurs

Les résultats complets de l’enquête sont publiés dans le numéro 523 de février 2017. Le magazine est consultable au Centre de ressources et de documentation de la Mce pendant les heures d’ouverture