Depuis plus de 4 ans, l’association Léo Lagrange pour la défense des consommateurs (ALLDC), membre du collectif de l’éthique sur l’étiquette, s’attache à tenir informés le public des travaux menés pour éviter les drames comme celui du Rana Plaza.

mce

Rana Plaza, 4 ans après

 

Il y a 4 ans, à Dacca, au Bangladesh, 1 138 ouvrier-e-s du textile mouraient et 2 000 étaient blessés dans ce qui est devenu le plus grave accident de l’industrie du textile. L’effondrement, le 24 avril 2013, du Rana Plaza, a révélé au monde entier les conditions de travail et de sécurité déplorables dans les ateliers de confection au Bangladesh, mais aussi l’impunité dont bénéficiaient les multinationales dans la mondialisation économique.

Quatre années après, la situation a-t-elle évolué ? En partie, oui!

En France, 5 années de travail conjoint d’organisations de la société civile, de parlementaires et de juristes, appuyé par les citoyens, ont abouti en février 2017 à l’adoption d’une loi historique pour la protection des droits fondamentaux et de l’environnement : la loi sur le devoir de vigilance des multinationales. Au Bangladesh, après avoir obtenu de haute lutte une amélioration de salaire quelques mois après le drame, les ouvriers du textile demeurent parmi les moins bien payés au monde et doivent toujours lutter pour défendre leurs droits.

Responsabiliser les donneurs d’ordre

En France, la loi de février 2017 instaurant un devoir de vigilance est un premier pas franchi pour responsabiliser les donneurs d’ordre. Il vise à prévenir les risques sociaux, environnementaux et de gouvernances liés aux opérations des multinationales tout au long de leur chaîne d’approvisionnement. Ainsi les multinationales françaises devront publier, à partir du 1er janvier 2018, un plan de vigilance pour identifier et prévenir les atteintes aux droits humains et environnementaux.

Sur le site de Noethic (le média expert de l’économie responsable), on peut lire :

« C’est désormais aux niveaux européen et international que la construction de législations contraignantes doit se poursuivre », exhorte Éthique sur l’étiquette. Même si pour l’instant, l’UE ne souhaite pas légiférer en ce sens, les ONG comme Human Rights Watch, ICAR ou le syndicat Industriall ne désarment pas. Ces ONG ont lancé une campagne intitulée « Tirez le fil : nécessaire transparence de la chaîne d’approvisionnement dans l’industrie de l’habillement et de la chaussure » pour appeler toutes les multinationales à signer un pacte pour la transparence. Objectif : publier tous les 6 mois les lieux où leurs produits sont fabriqués. Sur les 72 multinationales contactées par les ONG, 17 ont pour l’instant signé le pacte.

 

►Télécharger le bilan du Collectif Ethique sur l’étiquette

Voir les associations de la Mce