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Les critiques émises par le collectif OGM 35

 

 

 

Un instrument de pouvoir et de domination économique

5 firmes contrôlent la quasi totalité du marché mondial des Ogm : Monsanto, Bayer Cropsience, Dupont-Pioneer, Dow Chemicals et Syngenta. Ces firmes contrôlent également une grande partie du marché des pesticides, des médicaments et des semences. Elles ont engagé de coûteuses recherches qu'elles doivent amortir rapidement en commercialisant des Ogm alimentaires. Plus la commercialisation et les bénéfices qui en résultent se font attendre, plus l'action en bourse baisse. Les Ogm sont des plantes brevetées, sur lesquelles les firmes détiennent juridiquement un monopole d'exploitation commerciale : elles interdisent aux agriculteurs de réutiliser une partie de leur récolte pour la replanter l'année suivante. La viabilité, à terme, de l'industrie biotechnologique repose sur la vente systématique et annuelle des semences et des intrants (pesticides, engrais...) qui les accompagnent.

 

 

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Un risque écologique

Les cultures Ogm présentent un risque avéré de dissémination des gênes génétiquement modifiés. De plus, certaines "mauvaises" herbes deviennent résistantes aux désherbants totaux utilisés et certains insectes ravageurs résistants aux plantes Ogm insecticides.

 

 

Un risque sanitaire

Les Ogm posent un risque potentiel d'allergies alimentaires, de résistance aux antibiotiques, et d'augmentation de la teneur en pesticides dans les aliments.

 

 

Les lacunes dans l'évaluation

Les scientifiques sont toujours partagés sur les conséquences éventuelles des Ogm sur l'environnement et la santé. Actuellement la majorité des essais pratiqués ne vise qu'à vérifier la productivité des Ogm.

 

 

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Le manque d'information des consommateurs

Les consommateurs ne sont pas avertis dans le cas d'une présence accidentelle inférieure à 0,9% ni lorsque leur lait, leur beurre, leur viande... proviennent d'animaux nourris aux Ogm.

 

 

Un problème de responsabilité juridique

Qui sera responsable de la contamination fortuite d'une culture "non Ogm" et à plus long terme, dans le cas d'un accident sanitaire ou environnemental ? Les assurances refusent de couvrir les risques liés à l'introduction de cultures Ogm.

 

 

Le faux argument de la baisse des pesticides

Les cultures Ogm ne permettent pas de diminuer nettement les utilisations de pesticides. Au contraire, 82% des cultures sont plantées pour tolérer l'application d'un herbicide total.

 

 

Un problème éthique

En posant des brevets sur des gênes que l'on trouve dans la nature pour pouvoir les introduire et les commercialiser dans des Ogm, les multinationales s'approprient ce qui appartient à tous et modifient le patrimoine génétique de plantes ou d'animaux. En introduisant un gêne de plante dans un animal ou un gêne d'animal dans une plante, on franchit la barrière des espèces.

 

 

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L'absence de règles protégeant les agriculteurs "non-Ogm"

En l'absence de règles établies, les agriculteurs bio et les agriculteurs conventionnels refusant les Ogm risquent d'être contaminés par des champs Ogm.

 

 

L'absence d'utilité pour les consommateurs

Pour les consommateurs, les Ogm actuels (tolérants à des herbicides totaux, résistants aux insectes) et à venir (enrichis en vitamines, améliorés en goût...) n'ont pas d'intérêt. Plutôt que d'enrichir génétiquement en goût ou en vitamine notre alimentation, une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes et variée, suffit à satisfaire le goût et à garantir la santé des consommateurs.

 

 

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Le faux argument de la faim dans le monde

La faim dans le monde est principalement due à la guerre, à la pauvreté et à la disparition des cultures vivrières. Il n'y a pas de relation directe entre la quantité de nourriture produite par un pays et le nombre de mal nourris qui y vivent : 80% des enfants souffrant de malnutrition vivent dans des pays qui exportent des denrées alimentaires. Une partie des Argentins ne mange pas à sa faim, alors que ce pays est le 2ème exportateur mondial de plantes génétiquement modifiées. La solution est d'abord politique et économique : accéder dans la dignité à une nourriture qualitativement et quantitativement suffisante implique d'avoir un pouvoir d'achat décent ou de produire sa propre nourriture.

 

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