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BT 11 : cloture de l'enquête et nouvelles preuves

Fin 2007, le Collectif OGM 35 portait plainte contre X suite à la découverte d'une parcelle de maïs cultivée, illégalement, avec du maïs Bt11 de la Société Syngenta, sur la commune de Saint Symphorien (35). Une analyse effectuée par le laboratoire Ad.Gene de Thury Harcourt (14) avait confirmé la présence de ce transgène, pourtant interdit à la culture en plein champ en Europe. A l'époque la presse s'était largement fait écho de cette découverte.

Le 22 février 2008, la gendarmerie de Cesson Sévigné (35) en charge de l'affaire a informé le collectif de la clôture de son enquête et du dépôt de ses conclusions au Parquet de Rennes. Fort de trois nouveaux résultats d'analyses, dont deux effectués par des laboratoires indépendants, le collectif OGM35 tire les conclusions suivantes :

Ce dont nous sommes sûrs :

  • la parcelle de Saint Symphorien contient du maïs BT11 (brevet Syngenta) : 2 analyses en PCR le confirment
  • la parcelle de Saint Symphorien contient du maïs OGM type BT en très forte proportion : la quasi totalité des tests Elisa réalisés pied par pied sur la parcelle quadrillée sont positifs
  • il y a du maïs OGM type BT dans l’ensilage produit à partir de cette parcelle
  • la parcelle n’a jamais été déclarée ni en culture commerciale MON810, ni en parcelle expérimentale.

Notre conclusion sur la teneur en OGM de la parcelle de Saint Symphorien : la parcelle est très majoritairement OGM.

Les origines possibles de cette présence d’OGM ?

Selon ses dires, l’agriculteur a acheté lui même les semences auprès de sa coopérative et il a planté et récolté lui-même sa parcelle. La teneurs d’OGM retrouvée permet d’écarter avec certitude une contamination provenant de l’extérieur (graines OGM apportées par le vent, les oiseaux, par un camion passant sur la route…). Si il s’était agit d’une contamination par pollinisation, il n’y aurait eu que les grains positifs (OGM) mais pas les tiges ni les racines.

Il y a donc deux hypothèses à nos yeux :

  1. l’agriculteur ment et a intentionnellement planté des OGM
  2. certains des sacs de semences utilisés contenaient une forte proportion d’OGM, à l’insu de l’agriculteur

Pourquoi nous pensons l’agriculteur hors de cause ?

L’agriculteur dit avoir acheté initialement 3 sacs de semences Axelle de Maïs Adour Semences et 1 sac de LG3276 de Limagrain pour planter son champ de 1,80 ha.

Le sac de LG3276 a été acheté après par l’agriculteur car il n’avait pas réussi à finir son champ avec les 3 premiers sacs.

Chaque sac fait 50 000 graines. Il faut 80 000 à 100 000 graines pour planter 1 ha de maïs.La démarche semble donc cohérente : l’agriculteur espère que 3 sacs seront suffisants mais finit par en acheter un 4ème pour terminer le champ. Le fond du sac de LG3276, (il en restait un bon 1/3), a été retrouvé par la gendarmerie chez l’agriculteur et analysé par le LNPV. Il s’est avéré négatif (non OGM)La facture retrouvée chez la coopérative témoigne de cet achat en deux temps et du nombre de sacs qui correspond à la surface qu l’agriculteur avait à ensemencer.

Notre conviction est que ce sont les sacs de semences " Axelle " de Maïs Adour Semences qui sont en cause. Dans ce cas, d’autres agriculteurs pourraient être concernés.

Pour en savoir plus  sur les Impacts des maïs Bt :

Rés'OGM Info a commandé, fn 2007-début 2008, un travail de synthèse des publications scientifiques sur les impacts environnementaux du Bt, à Lilian Ceballos.  Les résultats sont téléchargeables sur leur site

 

-> collectif OGM 35

-> OGM : où en est on ?

-> Les critiques émises par le collectif OGM 35

-> Les 10 idées reçues

-> L'affaire BT11 : un champ illégal détecté en Ille et Vilaine

-> Consommateurs : comment agir ?

-> Collectivités : comment agir ?

-> Sociétés de restauration collective : les positions

-> Ils ont dit...

-> Liens

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