OGM : où en est on ?
Qu'est ce qu'un OGM ?
Un Organisme génétiquement modifié est une plante, un animal ou une bactérie dont on a modifié le patrimoine génétique en introduisant un gêne d'une autre plante, d'un autre animal ou d'une autre bactérie.
L'ajout de ce gêne extérieur confère à l'organisme une caractéristique nouvelle.
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Qui cultive des Ogm dans le monde ?
Les 114,3 millions d'hectares d'Ogm cultivés dans le monde en 2007 se répartissent
ainsi :
- USA : 50,5 %
- Argentine : 16,7 %
- Brésil : 13,1 %
- Canada : 6,1 %
- Inde : 5,4 %
- Chine : 3,3 %
Ils concernaient quasi exclusivement 4 plantes : soja, maïs, coton, colza.
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Pourquoi parle-t-on "d'Ogm pesticides" ?
Les Ogm agricoles cultivés dans le monde sont des plantes qui ont été génétiquement modifiées :
- 71%, pour tolérer un herbicide total
- 18%, pour secréter un insecticide
- 11%, pour tolérer un herbicide total et secréter un insecticide.
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Cultive-t-on des Ogm en France ?
En France en 2008, un interdiction momentanée a été décidée, dite "clause de sauvegarde". Elle s'applique au maïs Mon810 – un maïs Bt insecticide – le seul autorisé en Europe à la culture de plein champs. Il n'y a donc pas eu de cultures commerciales (légales) d'Ogm en 2008.
En 2007, ce sont 22 000 ha qui ont été cultivés, principalement dans le sud ouest, mais également 3 parcelles en Bretagne.
Au niveau européen, des nouvelles demandes de mise sur le marché sont régulièrement déposées.
Et les essais ?
En plus des espèces commerciales d'Ogm, des essais expérimentaux en plein champs ont lieu en France sur du maïs, de la vigne et des peupliers. Il n'y a plus d'essais en plein champs en Bretagne depuis 2002.
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Mange-t-on des Ogm en France ?
Depuis le 18 avril 2004, l'étiquetage est obligatoire pour tout Ogm destiné à l'alimentation (y compris pour les ingrédients type lécithine de soja) au-delà d'un taux supérieur à 0,9%, dans toute l'Europe et à tous les stades de la mise sur le marché.
La mention "contient du maïs/soja génétiquement modifié" doit être clairement indiquée.
Du coup, face au refus des consommateurs européens de manger des Ogm, il est pratiquement impossible de trouver des produits en contenant (sauf trace "fortuite" < 0,9%).
En réalité, on retrouve surtout les Ogm dans l'alimentation animale, à cause des importations de soja du Brésil et d'Argentine. On le sait peu, car les produits d'origines animales : viande, œuf, lait, fromage, issus d'animaux nourris avec des végétaux Ogm ne sont pas soumis à l'étiquetage.
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Juin 2008 : une loi incohérente et incertaine
Les négociations du Grenelle avaient acté le "libre choix de produire et de consommer sans Ogm". La France, en transposant la directive européenne 2001/18 en droit français, ne s'en est pas donné les moyens.
- La définition du "sans Ogm" reste floue entre seuil d'étiquetage (0,9%) et seuil de détection (0,1%). Les conditions de mises en culture et de "coexistence" sont renvoyées à l'arbitraires de décrets, sans concertation. Des parcs naturels ou des zones Aoc peuvent limiter les cultures Ogm sur leurs territoires mais les conditions à réunir sont extrêmement strictes pour y parvenir.
- Les agriculteurs victimes d'une contamination devront supporter la charge de la preuve, c'est-à-dire effectuer eux-mêmes des analyses coûteuses de contrôle et trouver la source de la contamination.
- L'indemnisation ne sera possible que dans des conditions très limitées : uniquement en cas d'existence de parcelles commerciales d'Ogm, cultivées la même année, à proximité. En réalité, les sources de contaminations sont beaucoup plus nombreuses et diffuses : contamination de la semence, pollinisation sur de longues distances, transport et stockage...
- Il est créé un Haut Conseil sur les biotechnologies mais avec une place réduite pour la représentation de la société civile.
- Le délit de fauchage est désormais inscrit dans la loi, aggravant les peines encourues pour les faucheurs.
- Les dommages éventuellement créés à la nature tels que perte de biodiversité, contamination de plantes naturelles, mortalité d'espèces (notamment les pollinisateurs), ne sont ni réparés, ni indemnisés. (non application du principe pollueur–payeur).
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