Le décret encadrant l’interdiction de mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de gommages à microbilles plastique et des cotons-tiges en plastique a été publié au Journal officiel du 8 mars 2017. Ces interdictions, prévues par la loi sur la biodiversité, entreront en vigueur le 1er janvier 2018 pour les produits cosmétiques et le 1er janvier 2020 pour les bâtonnets ouatés.

Cotons-tiges

Interdiction des cotons-tiges et cosmétiques à microbilles plastiques

Après l’interdiction des sacs plastiques depuis juillet 2016, le décret du 6 mars 2017 encadre également la suppression :

  • de la vaisselle jetable (gobelets, verres et assiettes) ;
  • des cotons-tiges à usage domestique.

Ces 2 produits ne devront plus être vendus à partir de 2020.

La vaisselle composée d’un plastique apte au compostage ou en matière biosourcée est autorisée.

Des arrêtés à venir préciseront les critères de composition et d’impact sur l’environnement des produits de gommage et des cotons-tiges pouvant être mis sur le marché.

 

Sur Reporterre.net, le quotidien de l’écologie, on peut lire :

« Dans les centres de tri comme dans les stations d’épuration, les particules de plastique des bâtonnets ouatés se faufilent entre les mailles des filets, et se retrouvent ainsi dans notre environnement. Nos rivières et nos mers regorgent de ces résidus, extrêmement nocifs pour les animaux aquatiques et les oiseaux. »

« Les déchets plastiques sont un fléau, confirme Diane Beaumenay, chargée de campagne au sein de l’ONG Surfrider. Ils perforent les organes internes et empoisonnent les animaux. » Chaque année, l’ONG organise des collectes de détritus sur le littoral européen. « Les cotons-tiges entrent dans le top 10 des déchets les plus présents sur nos plages », constate-t-elle. En 2015, 16.226 bâtonnets ont été récoltés, soit l’équivalent, mis bout à bout, de trois fois et demie la tour Eiffel.

Une pollution chimique extrêmement répandue, mais encore relativement méconnue. »


Pour aller plus loin :