L’eau est une ressource fragile à préserver qui justifie une attention particulière et des comportements précautionneux. A Rennes, élus, techniciens et associations de défense de consommateurs et de protection de l’environnement se mobilisent autour d’un programme d’action visant à réduire de manière significative les consommations en eau.
1 - L’eau à Rennes
►Quelques chiffres En 2012, les 72 096 abonnés rennais (+ 1696 par rapport à 2009), ont consommé 9.85 millions de m3 d’eau. Cette consommation se répartit de la façon suivante : les usagers domestiques et professionnels (artisans, commerçants, petites industries) représentent à eux seuls 86% de la consommation totale. Viennent ensuite les gros consommateurs (établissements d’enseignement supérieur, hôpitaux, prisons, industriels, copropriétés) avec 9% et les services municipaux à hauteur de 5%.
Rapportée au nombre d’habitants, la consommation moyenne d’eau potable des rennais est de 110 litres par jour et par habitant et est inférieure à la moyenne nationale (150 litres par jour et par habitant).
En France, le prix moyen du service de l’eau varie de 2.76€ / m3 en Auvergne à 4.15€ /m3 en Bretagne. A Rennes, le prix du m3 d’eau s’élevait à 3.188€ au 1er janvier 2012.
►Ecodo : juste l’eau qu’il faut !
Sécheresses sur plusieurs années consécutives, population en hausse, les ressources en eau du bassin rennais ne sont pas inépuisables. La Ville de Rennes a engagé en 2009 le programme Ecodo visant à économiser 2 millions de m3 en 10 ans, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 16 000 foyers. Pour y parvenir, et ce, malgré l’évolution démographique, la modernisation des installations est nécessaire ainsi que le changement des comportements. Celui-ci passe par un programme de sensibilisation et d’éducation à destination de tous les publics (familles, scolaires et extra-scolaires, relais éducatifs, professionnels) élaboré dans le cadre d’un partenariat entre la Ville de Rennes et les associations de consommateurs et d’environnement : la Mce, la Clcv (Consommation logement et cadre de vie), Eau & rivières de Bretagne et l’Alec (Agence locale de l’énergie et du climat) du pays de Rennes.
► L'approvisonnement en eau du bassin rennais
Circuit de l’eau de la source au robinet, descriptif des ressources, fonctionnement des usines de traitement et d’épuration : cet outil interactif, créé dans le cadre du programme Ecodo, vous informe sur l’approvisionnement en eau de la ville de Rennes.
2 - Je comprends ma facture
L’eau est aujourd’hui un poste important de dépense dans le budget des consommateurs. Sa facturation est complexe.
Voici quelques clés pour mieux comprendre votre facture (cliquer sur l'image)
3 - J’économise au quotidien : les bons réflexes ! ► Pour protéger nos ressources et réduire nos factures d'eau suivez le guide !
Protéger nos ressourceset réduire nos factures d’eau et d’énergie est possible grâce à des gestes quotidiens simples.
Suivez le guide !
1 - Je repère les postes de consommation importante : cuisine et salle de bain sont les deux pièces à surveiller en priorité.
2 - Je m’équipe de matériel hydro-économe (réducteurs de pression, mousseurs, éco-plaquettes…)
3 - Je traque les fuites : pour les détecter, relever les chiffres du compteur, le soir avant de se coucher, puis le matin, avant toute utilisation d’eau. Les fuites atteignent parfois jusqu’à 20% des consommations globales d’eau !
4 - J’adapte mon comportement : je prends des douches plutôt que des bains, je ne laisse pas l’eau couler pendant la vaisselle ou le brossage des dents, j’arrose en fin de journée, j’utilise un paillage et un récupérateur d’eau de pluie…
Pour aller plus loin :
"Le petit guide des économies d’eau", Eau et Rivières de Bretagne.
La fiche pratique "Tout savoir sur l’eau du robinet",Clcv.
►Je m’équipe
Récupérateurs d’eau de pluie, éco-plaquetttes, mousseurs… Aujourd’hui des matériels peu onéreux et faciles d’installation sont à la disposition des consommateurs pour économiser l’eau au quotidien.
Les Espaces info énergie bretons vous conseillent :
Contact : 0805 203 205 (appel gratuit depuis un poste fixe)
4 - Des outils pour sensibiliser aux économies d’eau
Dans le cadre du programme Ecodo, des outils pour l’information du public sur l’eau et les économies d’eau ont été créés et sont mis gratuitement à disposition. Ils peuvent également faire l’objet d’une animation spécifique.
► L’exposition « Des gestes à volonté pour une eau préservée »
Cette exposition donne des informations pratiques sur l’approvisionnement en eau de la ville de Rennes ainsi que sur les gestes au quotidien et matériels économes permettant de préserver la ressource en eau.
► La maquette "Alimentation en eau de l'agglomération rennaise"
Réalisée par l’association Eau et Rivières de Bretagne, cette maquette permet de comprendre l'historique de l'acheminement de l'eau potable à Rennes. Elle situe les différentes étapes de la production.
Elle a vocation à être utilisée pour des animations en milieu scolaire avec un accompagnement réalisé par l’association.
La maison des économies d’eau est une exposition itinérante conçue pour sensibiliser le grand public aux économies d’eau domestique. Elle permet de découvrir tous les éléments de la consommation domestique depuis l’arrivée d’eau (compteur) jusqu’à la récupération d’eau de pluie, en passant par la détection des fuites et la consommation des différents postes (cuisine, salle de bain, toilettes…).
►Les bars à eau
Pour sensibiliser les consommateurs aux avantages liés à la consommation de l’eau du robinet, la Clcv organise des actions « bar à eau ». Elles consistent en une dégustation à l’aveugle de trois eaux différentes : une eau en bouteille, une eau minérale, et l’eau du robinet de la commune où se déroule l’action. Dans 70 % des cas, les participants n’arrivent pas à identifier l’eau du robinet, ce qui démontre qu’elle n’a pas mauvais goût !
Pour plus d’information : clcv-ille-et-vilaine.over-blog.com
Soirée d'information grand public du 24 octobre : l'Avenir de l'eau à Rennes
La réunion publique d'information sur les futurs modes de gestion de l'eau à Rennes et dans les communes alentours a réuni environ 130 personnes (simples habitant-e-s, étudiant-e-s, élu-e-s, partis politiques, associations, syndicats) pendant 3 heures.
Sur l'estrade, plusieurs personnalités du monde politique ont présenté leur orientation dans le choix du futur mode de gestion. Ensuite, elles ont répondu aux questions du public. Nombre d'entre elles - sociales, financières, environnementales - ont été abordées sans forcément trouver réponses.
Cette première étape d'un débat public ouvert par les élus représente la mise à plat synthétique des conclusions d'études commandées par le Syndicat d'eau.
La soirée a montré que le public a de nombreux questionnements sur ce sujet complexe à appréhender. D'autres temps d'échanges sont nécessaires.
Vous pouvez consulter les vidéos des présentations faite par le SMPBR et le positionnement des élus. Le débat qui a suivi est en cours de traitement.
• Présentation technique de Vincent Pitois, directeur général du SMPBR
• Vidéo Vincent Pitois - Présentation technique
Aujourd'hui en Bretagne, la pollution de l'eau est due aux nitrates, aux phosphates, aux matières organiques et aux pesticides, auxquels viennent parfois s'ajouter d'autres pollutions liées à l'usage de métaux lourds, d'huile, de solvants...
Ces pollutions touchent en priorité nos eaux superficielles, notamment en raison des phénomènes de ruissellement et menacent le fonctionnement des écosystèmes. Or, plus de 70 % de l'eau distribuée est puisée dans les cours d'eau : les usages sanitaires de l'eau pour l'homme peuvent donc être altérés.
Les cours d'eau sont pollués de différentes manières :
• par des pollutions accidentelles et identifiables
• par des pollutions diffuses causées par des rejets de tout un territoire
(Cliquez sur le schéma pour l'agrandir)
Les associations de consommateurs et d’environnement regroupées au sein des groupes de travail « eau » et « pesticides » ont édité un guide (à télécharger ci-dssous) qui recense les différentes pollutions dont souffre l’eau bretonne et les moyens d’actions permettant de les prévenir ou de les diminuer. L’accent est mis notamment sur les pollutions que l’on connaît bien comme celles dues aux nitrates, phosphates, matières organiques et pesticides. Un éclairage particulier est fait sur les nouvelles pollutions à prendre en compte et sur lesquelles nous pouvons agir : les pollutions par les métaux toxiques, les produits d’entretien et de bricolage, les huiles, les antibiotiques et les nano particules.
Par conséquent, les Bretons sont nombreux à se préoccuper de la qualité de leur eau, de la rivière au robinet. Par crainte de conséquences sanitaires ou pour une question de goût, de plus en plus de particuliers s’équipent d’appareils de traitement de l’eau à domicile. Ont-ils raison ?
Afin d’y voir plus clair, les associations de consommateurs et d’environnement regroupées au sein de la Maison de la consommation et de l’environnement de Rennes ont décidé d’étudier de plus près l’intérêt de ces appareils :
• Y a-t-il un intérêt sanitaire à traiter l'eau ?
• Adoucisseurs, purificateurs, osmoseurs, quel appareil choisir ?
• quelles garanties sur l’innocuité et l’efficacité des appareils ?
• en résumé, que faire avant d’acheter un appareil ?
Plus l'eau est polluée, plus la facture d'eau sera élevée :
• coûts pour potabiliser l'eau délivrée au robinet
• coûts pour épurer les eaux usées grâce aux stations d'épuration avant rejet dans le milieu naturel.
La meilleure garantie d'avoir en permanence une eau potable au robinet reste bien de préserver nos ressources.
Toutes les habitations ne sont pas raccordables au réseau de l'assainissement collectif (tout à l’égout). Une installation autonome, appelée aussi système d'assainissement non collectif (ANC), doit alors être choisie pour traiter les eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel.
Ces eaux usées traitées sont constituées des eaux vannes (eaux des toilettes) et des eaux grises (lavabos, cuisine, lave-linge, douche...). Les installations d’ANC doivent permettre le traitement commun de l’ensemble de ces eaux usées. Contenant micro-organismes potentiellement pathogènes, matières organiques, matière azotée, phosphorée ou en suspension, ces eaux usées, polluées, peuvent être à l’origine de nuisances environnementales et de risques sanitaires significatifs.
L’assainissement non collectif vise donc à prévenir plusieurs types de risques, qu’ils soient sanitaires ou environnementaux.
Source : site Interministériel sur l’assainissement non collectif
2 Un acteur central : le SPANC
Le SPANC est un service public local chargé de :
► Conseiller et accompagner les particuliers dans la mise en place de leur installation d’assainissement non collectif ;
► Contrôler les installations d’assainissement non collectif.
► Comme pour l’assainissement collectif, ce service public fait l’objet d’une redevance qui en assure ainsi l’équilibre financier.
Pour toute information, vous pouvez vous adresser à votre Mairie.
3 Ce que dit la loi
En terme de délais, toutes les installations devront avoir fait l’objet d’un premier contrôle avant le 31 décembre 2012. En cas de non-conformité de l’installation, le propriétaire doit faire réaliser les travaux prescrits dans les 4 ans. Ensuite, l’installation sera vérifiée tous les 8 ans minimum.
A partir du 1er janvier 2013, en cas de vente de l’habitation, le certificat de contrôle remis au propriétaire devra être transmis à l’acquéreur.
En cas de location ou de vente, le propriétaire doit aussi fournir à l’usager le guide d’utilisation remis par l’entreprise qui a réalisé l’installation, ainsi que le document de vidange émanant de la société qui effectue l’entretien et la vidange.
4 L’ANC en images
Deux associations de la Mce ont réalisé un flash conso, émission courte destinée à l'information du consommateur, sur le thème de l’assainissement autonome :
► La Clcv sur la réglementation
► Eau et rivières sur les différents systèmes existants
5 Publications
L'assainissement individuel des eaux usées (2ème édition). - CLCV Consommation, logement et cadre de vie : Vuibert, 2010http://www.clcv.org
Au sommaire :
- les principaux textes en vigueur
- les différentes catégories d'installation
- les obligations du propriétaire
- bien utiliser votre installation
- le Service public d'assainissement non collectif (Spanc)
- le contrôle de l'installation par le Spanc
- la réalisation et la mise en conformité des installations
- le contentieux, les recours.
Numéro spécial « assainissement non collectif » du magazine Eau & rivières de Bretagne : A chacun... ses eaux usées, n°153, automne 2010 http://www.eau-et-rivieres.asso.fr
Extraits du sommaire de ce numéro :
- quelques clés d'entrée pour l'assainissement non collectif
- zonage : un préalable nécessaire
- le SPANC, c'est quoi ?
- des chartes pour plus de qualité
- enquête sur le coût de l'assainissement
- s'y retrouver dans les aides
- opérations groupées de réhabilitation
- assainissement écologique : le pas de côté
- phytoépuration, l'alternative la plus écologique du moment
- ... la vérité sur les toilettes sèches.
► Crée (Centre de ressources éducation environnement)
Le Crée accompagne les porteurs de projets pédagogiques en environnement et développement durable. Les animateurs, enseignants, ou toute autre personne qui souhaite monter un projet y trouvera de l’information, de la documentation, des outils pédagogiques et du conseil.
Plus de 1000 documents sont mis à disposition et peuvent être empruntés : ouvrages, dossiers thématiques, guides pratiques, annuaires spécialisés, vidéos, malles pédagogiques.
► Point d'information sur l'eau
Un point d'information sur l'eau se trouve à l'accueil de la Mce, il comprend :
• des fiches d'information sur les techniques de jardinage naturel
• des classeurs (filtres à eau, l'eau en Bretagne...)
• des brochures
• l'actualité de l'association Eau et rivières de Bretagne (programme des sorties)
► Les animations
Eau & rivières de Bretagne propose des animations sur la thématique de l'eau : les économies d'eau, les pollutions de l'eau, les zones humides...
Bretagne vivante anime également des sorties sur le thème des mares, notamment sur la faune et la flore aquatiques.
Eau & rivières de Bretagne propose sur son site « éducation » des fiches pédagogiques sur les cours d'eau de Bretagne, sur la faune et la flore des milieux aquatiques.
Depuis le 27 octobre 2009, un service de règlement à l’amiable pour l’eau à vu le jour à l'initiative privée de la Fédération des entreprises de l’eau, de l’Association des maires de France, de l’assemblée des communautés de France.
En cas de litige entre un consommateur et un fournisseur d’eau membre de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E)2, le médiateur intervient gratuitement et rend un avis sur le conflit en cours.
Cet avis, solution négociée entre les parties, est non contraignant. L’intervention du médiateur a un avantage : la suspension des délais de recours légaux. Le consommateur reste libre à tout moment de saisir la justice.
Pour plus d'information, vous pouvez télécharger la fiche pratique décrivant la démarche à suivre pour faire appel au médiateur de l'eau :
Ce groupe est composé de bénévoles des associations :
• Adéic
• Afoc
• Asseco Cfdt
• Bretagne vivante
• Cnl
• Eau et rivières de Bretagne
• Gulliver
• Indecosa Cgt
• Ivine
• Lpo • Udaf 35
• Ufcs Familles rurales
L’objectif premier de ce groupe est d’échanger sur les problématiques liées à l’eau et à l’agriculture. Il est également un outil important permettant le soutien aux mandats des associations dans ce domaine. Les membres du groupe de travail participent à de nombreuses réunions extérieures et assurent la représentation des consommateurs dans plusieurs instances.
Le groupe, par différents mandats et participations, représente les consommateurs dans les lieux de réflexions et de décisions tels que :
► le Sage (Schémas d'aménagement et de gestion des eaux) Vilaine
Un bénévole représente les associations de consommateurs d'Ille et Vilaine à la Commission locale de l’eau (Cle) du Sage du bassin de la Vilaine.
La dernière loi sur l'eau (30 décembre 2006) a donné un rôle plus important aux Sage. L'administration est maintenant tenue de solliciter l'avis de la Cle concernée pour tous les dossiers d'autorisation relevant de la loi sur l'eau (par exemple : stations de traitement des eaux usées, schéma directeur des eaux pluviales, mise en place d'un périmètre de protection de captage...). Cet avis doit être rendu dans les 45 jours, faute de quoi il est réputé favorable. La Cle du Sage Vilaine a donné délégation à la Commission permanente pour rendre les avis sur les dossiers en son nom. Ce délai de 45 jours maximum impose donc un calendrier de réunions régulières de la Commission permanente.
► le CODERST (Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques)
Le Coderst a pour objet de délivrer un avis éclairé au Préfet, à valeur consultative sur divers projets de décision administrative affectant la santé publique et l’environnement (schéma directeur des eaux pluviales et application de la loi sur l’eau, mise à jour de plan d’épandage, restructuration d’élevage, autorisation de prélèvement et périmètre de protection de captage…).
► Les autres mandats
Les membres du groupe de travail représentent les consommateurs dans diverses instances :
• Commission départementale d’orientation de l’agriculture (Cdoa).
• Comité consultatif sur l’agriculture du Conseil général.
• Commission consultative des services publics locaux de la Ville de Rennes.
• Comités de bassins versants de la Ville de Rennes (Rennes 1, Chèze-Canut, Haute Rance, Le Meu et Sage Couesnon), dont l’action s’inscrit dans le cadre du programme Bretagne eau pure.
• 4ème programme d’action directive nitrates.