L'eau du robinet bue ne représente que 1% de l'eau consommée à la maison. En
grande partie du fait que son image a été fortement entachée ces dernières années,
par des phénomènes de pollution (taux de nitrates et de pesticides au-delà des
normes), puis par un goût plutôt désagréable, lié aux traitements destinés à
lui conférer une bonne qualité bactériologique. Les Bretons sont les plus gros
consommateurs d'eaux en bouteille malgré l'amélioration de la qualité de l'eau
du robinet. Pourtant, l'eau du robinet est en moyenne 100 à 300 fois moins chère
que l'eau en bouteille ! Et le consommateur paye déjà assez cher sa facture
d'eau pour exiger une eau de qualité, à la fois potable et buvable...
4.1 Une eau sous surveillance
L'eau du robinet figure parmi les produits alimentaires les plus surveillés
et doit respecter de nombreux seuils limites de qualité. Une soixantaine de
paramètres, classés en 6 groupes, sont contrôlés obligatoirement pour répondre
aux exigences de la réglementation fixée par le ministère de la Santé, par exemple
:
des paramètres de confort : couleur, odeur, saveur
des paramètres physico-chimiques : température, PH, composition en éléments
minéraux
des paramètres microbiologiques : virus et bactéries
les substances indésirables : les pesticides, nitrates, fluor ou toxiques
(plomb, chrome)
Ces contrôles de qualité sont effectués tout au long du circuit de l'eau :
canalisations, réservoirs, usines relais jusqu'aux points de consommation.
Depuis le 1er janvier 2004, la réglementation sur l'eau a évolué
et étend le champ de responsabilité du distributeur : la conformité
de l'eau est contrôlée jusqu'au robinet et non plus au compteur.
De nouveaux paramètres de contrôle sont apparus. Et depuis 2005,
une tendance s'annonce : la consommation d'eau du robinet augmente en France
("Rennes Conso", juillet 2006).
La qualité de l'eau du robinet, c'est moins de déchets et de pollutions issus
des bouteilles plastique. Pour en savoir plus, se renseigner auprès de sa mairie
ou s'adresser à votre service des eaux.