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Surenchère lumineuse
Comment parler d'un tel sujet sans passer pour le rabat joie de service ? Pourtant faites le calcul ! Sachant qu'une guirlande électrique extérieure consomme en moyenne 16 watts par mètre et que l'agglomération rennaise comporte 186 000 foyers, combien d'énergie serait consommée sur Rennes Métropole si chaque foyer allumait chaque nuit du mois de décembre pendant 12 heures une guirlande électrique de 6 m de long ?
Réponse : Beaucoup !
C'est vrai, les guirlandes, au même titre que les boules et la crèche, participent à la "magie" de Noël. Reste que depuis quelques années, on ne se contente plus d'illuminer l'intérieur. Porte d'entrée, tour de fenêtres, sapin du jardin, mises en scènes bucoliques... : tout y passe. Au final ce ne sont plus une, ni deux, mais bien souvent cinq, dix, vingt guirlandes qui restent allumées toute la nuit.
Moralité, sortez un soir de Noël pour admirer la voie lactée et constatez : l'illumination artificielle est telle qu'on aperçoit pratiquement plus une seule étoile. Les astronomes parlent même de "pollution lumineuse".
Quelques solutions pour limiter l'ampleur du phénomène :
L'énigme : Sachant qu'une guirlande électrique extérieure consomme en moyenne 16 watts par mètre et que l'agglomération rennaise comporte 186 000 foyers, combien d'énergie serait consommée sur Rennes Métropole si chaque foyer allumait chaque nuit du mois de décembre pendant 12 heures une guirlande électrique de 6 m de long ?
Réponse : La réponse est 6 642 432 kWh (Kilo Watt Heure) ou 6 642 432 000 Watts Heure
Raisonnement :
Donc la consommation par l'ensemble des ménages de l'agglomération rennaise sera : 186 000 x 35,712 = 6 642 432 kWh
À titre de comparaison c'est l'équivalent de la consommation annuelle électrique hors chauffage de 1 660 familles françaises moyennes, composée de 4 à 5 personnes et vivant en habitat individuel. Une famille française moyenne, composée de 4 à 5 personnes et vivant en habitat individuel, consomme environ 4 000 kWh/an (hors chauffage) ce qui équivaut à une dépense de 406,12 €/an (2 664 francs par an). Une famille qui "maîtrise son énergie" en achetant des appareils basse consommation et en suivant quelques conseils ne consomme que 2 188 kWh/an (hors chauffage) soit 223,49 €/an (1 466 F) - source
Reprise obli-ga-toire pour tout achat !
C'est le principe du "1 pour 1". Depuis le 13 août 2005, pour tout achat d'un appareil électrique neuf, votre vendeur est tenu de vous reprendre gratuitement l'ancien. Du rasoir électrique à la machine à coudre, du téléphone portable à la scie sauteuse, de la voiture télécommandée au lave-linge, tous les appareils fonctionnant à piles, à batterie ou avec un cordon électrique sont concernés. Reste que la filière tardait à se mettre en place. Un an après l'obligation légale, de nombreuses enseignes refusaient encore la reprise de l'ancien modèle ou réclamaient une contribution financière aux consommateurs. Totalement illégal.
15 novembre 2006. C'est la date aujourd'hui annoncée par le Ministère de l'écologie pour la mise en place effective de la filière. Pour la financer, le consommateur acquittera une "éco-participation lors de l'achat d'un appareil neuf. Celle-ci apparaîtra sur une ligne spéciale de la facture : 1 centime d'euro pour un téléphone portable, 4 euros pour un téléviseur, 13 euros pour un réfrigérateur... Les déchets électriques et électroniques (les "D3E") ainsi collectés par les enseignes partiront vers des filières de réparation-réemploi ou de dépollution-recyclage-élimination, selon leur état.
Pour les habitants de l'agglomération rennaise, ces solutions de reprise lors de l'achat d'un appareil neuf (retour magasin / reprise lors de la livraison) viennent donc s'ajouter aux deux autres solutions qui existent déjà :
Au final, c'est bien l'ensemble de ces solutions l'éco-participation permettra de financer.
Valable, la couche-lavable ?
Les couches lavables ? Un délire de célibataires sans enfant ou de soixante-huitards attardés ? Apparemment non. Ce sont des parents "biens sous tous rapports" qui nous en ont parlé. Leurs motivations ? Pour certains le porte-monnaie, pour d'autres l'environnement, pour d'autres enfin le confort de l'enfant. Ce qui est sûr : les nouvelles couches-lavables n'ont plus rien à voir avec celles de nos (grands)-parents. On leur trouverait même un petit côté high-tech ! Mais soyons francs, elles nécessitent plus de disponibilité des parents (temps de change, lavage, séchage), sauf à faire appel à un service de location et de nettoyage.
Côté environnement, les couches lavables sont imbattables : moins de couches à produire, à transporter et au final de déchets à traiter. Ainsi, les quelques 4 500 couches que consommera bébé, de la naissance à la propreté, ne généreront pas moins d'une tonne de déchets !
Côté budget des ménages, l'économie est encore plus flagrante. A 30 cts d'euros la couche jetable en moyenne, ce sont environ 1 350 euros qui sont dépensés en 2 ans et demi pour bébé. En comparaison, les couches lavables reviennent à environ 550 euros tout compris et peuvent ensuite être ré-utilisées pour le 2ème enfant ou revendues.
Côté santé, les couches lavables sont constituées de produits 100 % naturels, sans produits chimiques. Elles génèreraient moins d'irritations et d'allergies.
Question pratique, sachez qu'il existe deux grands types de couches lavables :
Une fois cela compris, vous êtes parés pour tester les couches lavables à condition de prendre en compte les quelques points suivants :
Lisez le dossier complet (format pdf) réalisé par un papa rennais utilisateur de couche-lavable, également disponible au centre de documentation du Ciele - 48 Bd Magenta - à Rennes - tél : 02 99 30 12 13
L'association rennaise Couleur bébé prête des couches lavables pendant un mois à ses adhérents qui voudraient tester avant d'acheter
Léna, une maman convaincue répond bénévolement aux parents qui se posent des questions sur les couches lavables
La nouvelle société "Atout Bébé" propose un service de location et de nettoyage de couches recyclables sur l'agglomération rennaise. Coût approximatif : 75 euros/mois. Tél : 02 23 43 59 97
La semaine de la prévention des déchets se déroule du 9 au 15 octobre 2006
L'étiquette énergie des logements arrive !
Il s'appelle Diagnostic de performance énergétique (DPE). Il permettra à tout acheteur d'un logement (maison individuelle, appartement...), neuf ou ancien, d'avoir une estimation des consommations énergétiques annuelles d'un logement. Le DPE rejoindra donc les autres certificats (amiante, termites...) que les vendeurs seront tenus de fournir lors de la vente d'un logement. Un outil précieux pour l'acheteur qui ne voudrait pas avoir la mauvaise surprise d'un logement énergivore. Sortie espérée : 1er novembre 2006, si le Conseil d'État valide la date proposée par le Ministère du Logement. Suivront les logements en location à partir du 1 juillet 2007.
La lecture finale du Diagnostic de performance énergétique prendra la forme de 2 étiquettes avec un classement de A à G, comme celle des frigos ou des machines à laver. La première classera le logement en fonction de ses consommations d'énergie (électricité, gaz, fuel, bois), un peu à l'image de ce qui se fait déjà, de manière pilote, à l'entrée de certains bâtiments publics de l'agglomération rennaise. L'autre étiquette concernera les émissions de gaz à effet de serre pour sensibiliser les particuliers au réchauffement climatique dû au logement.
On s'en doutait, la mise en place du DPE a généré une guerre au long cours entre les 2 leaders du marché de l'énergie en France. Chacun s'attachant à prouver au Ministère que son énergie est à la fois la plus économe pour les équipements de chauffage et la plus faiblement émettrice de gaz à effet de serre. Résultat : le gaz est mieux placé en terme de consommation d'énergie contre l'électricité meilleure pour les émissions de gaz à effet de serre. Mais on reste loin d'une électricité "100% propre" (180 g de CO2 par Killo-Watt-Heure pour l'électricité contre 220 pour le gaz).
L'autre intérêt du DPE, sera les recommandations d'amélioration que réaliseront les diagnostiqueurs en mettant notamment en parallèle :
La décision ou pas d'investir restera de la totale liberté du propriétaire.
Les sociétés habilitées à réaliser les DPE devront être certifiées par un organisme accréditeur. Mais la certification de tous les diagnostiqueurs prendra du temps. D'ici là, il appartiendra au propriétaire de choisir un organisme sérieux pour réaliser son DPE. Coût : entre 100 et 250 euros TTC.
Les Espaces Info Énergie (Ciele et clé) répondent gratuitement aux particuliers. Tél : 0 820 820 466 (prix d'un appel local à partir d'un téléphone fixe) Le site du Ministère du logement : tapez DPE en moteur de recherche
Trop d'hygiène...
Que se passe-t-il lorsque l'on nettoie le carrelage de la salle à manger ou la baignoire de la salle de bain ? On lave, on fait briller... Et parfois, on contamine l'air de substances nocives ou allergisantes et les rivières de substances peu biodégradables. Autrement dit, à trop vouloir faire propre, ce sont les occupants du foyer et les poissons des rivières qui trinquent.
Les test réalisés par le magazine Que Choisir en novembre 2004, le montrent clairement. Là où l'on serait en droit d'attendre "une propreté impeccable", non seulement l'efficacité de certains nettoyants ménagers laissent à désirer mais les émanations nocives de plusieurs d'entre eux sont loin d'être anodines. Au final, selon le magazine consumériste, sur les 18 produits testés, seuls "sept nettoyants s'avèrent sans risque pour la santé des occupants".
Sur ce test, les deux détergents à base de "savon de Marseille" sont les plus émetteurs de formaldéhyde, une substance classée cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer. On en trouve dans l'air à plus de 20 µg/m³ une demi heure après l'utilisation. A titre de comparaison, l'Organisation mondiale de la santé préconise de ne pas exposer des asthmatiques à plus de 10 µg/m³ sur une durée de 30 minutes. Inacceptable donc pour un produit régulièrement utilisé. Et un coup dur pour les consommateurs qui auraient choisis la mention "savon de Marseille" pour son caractère plus sain.
Côté environnement, seuls les composants biodégradables à plus de 60% en 28 jours sont maintenant autorisés dans les détergents, lessives incluses. Une réglementation en progrès mais nettement insuffisante selon l'association de consommateurs CLCV qui aurait souhaité qu'elle soit porté à 80% minimum en 21 jours et que la biodégradabilité soit testé sur la totalité du produit et non sur les composants pris un à un. Était-ce trop demander alors que certaines marques assurent atteindre des temps de dégradation plus élevés ?
Au final, voici 5 conseils pour garder un foyer propre... et sain !
L'article "Un parfum de pollution" de Que Choisir est disponible au centre de documentation de la MCE - 48 bd Magenta à Rennes - tél : 02 99 30 35 50
Le site du Ministère de l'écologie sur les écolabels
Quand les impôts redonnent de l'énergie
15%, 25%, 40% et jusqu'à 50% ! Non il ne s'agit pas de l'annonce précoce des soldes d'été. Mais bien des crédits d'impôts que l'État accorde aux particuliers ayant investi dans des équipements performants d'économies d'énergie ou de production d'énergies renouvelables pour leur habitation principale.
Déjà existants en 2005, la loi de finances 2006 a augmenté la valeur de certains crédits d'impôts et élargi les équipements concernés par "le crédit d'impôt en faveur des économies d'énergie et du développement durable". 6 équipements s'intègrent dans la nouvelle stratégie du gouvernement :
Pour bénéficier du crédit d'impôt, quatre conditions.
Au-delà de ces principaux critères, tout le monde peut bénéficier du crédit d'impôt. Pour les ménages qui ne sont pas imposables, le crédit d'impôt viendra sous la forme d'un remboursement. Celui de 50% reste réservé aux équipements de production d'énergies renouvelables : panneaux solaires pour la production d'eau chaude ou d'électricité, poêles, inserts et chaudières à bois...
Dernier point, la loi annonce que le crédit d'impôt durera jusqu'au 31 décembre 2009. De quoi prendre le temps de bien construire son projet sauf pour les ménages qui viennent d'acheter un logement ancien où un "plus" peut être attendu si les travaux sont effectués dans les deux ans. A noter que la Région Bretagne apporte elle aussi son soutien aux particuliers.
Les Espaces Info Energie (Ciele et Clé) répondent gratuitement aux particuliers. Tél : 0 820 820 466
Le ministère de l'industrie et
Vos papiers, SVP !
En France, 10,9 millions de tonnes de papiers-cartons sont consommés soit environ 183 kg par personne et par an. Un chiffre qui nous place au 7ème rang mondial et au 4ème rang européen. Voilà de quoi justifier les efforts menés pour réduire les usages. Car le papier, c'est comme tout, à force cela revient cher !
Globalement, nos utilisations de papiers-cartons se découpent en 3 grandes rubriques : l'hygiène, les emballages et les usages graphiques (impression de bureau, publicités, journaux-magazines).
Les papiers hygiéniques (PQ, papiers absorbants, serviettes en papier...) représentent environ 7 % des utilisations de papiers-cartons. Se poser la question de prendre 1 feuille de PQ plutôt que 4 ou de n'utiliser qu'une ½ feuille de papier absorbant est donc un acte anti-gaspi à part entière... mais l'essentiel n'est pas là.
Côté emballages et conditionnements (45 % des utilisations), difficile, à titre individuel, d'avoir une activité particulièrement réductrice. La plupart des industriels ont déjà fait de gros efforts en terme de réduction d'emballages et les empêcheurs de tourner en rond d'aujourd'hui sont plutôt côté micro-emballages plastiques.
C'est bien sur les papiers à usages graphiques que les économies sont les plus évidentes. D'autant que d'après une étude d'Ipsos Global, 16 % des 174 milliards de feuilles annuellement imprimées en France ne sont jamais lues ni utilisées ! Quelques solutions déjà opérationnelles dans de nombreux bureaux :
Enfin, pour rappel, les recyclés d'aujourd'hui sont d'excellente qualité et quasiment indifférenciable d'un papier classique. Un plus indéniable à promouvoir tant pour les usages bureautiques que pour les tirages de plaquettes, documents promotionnels et autres.
OGM alimentaires : le droit de dire non !
Comment un agriculteur refusant les OGM sera-t-il protégé d'une contamination transgénique d'un champ voisin ? Qui payera en cas de contamination d'un champ ou d'un produit alimentaire ? Qui payera les analyses pour garantir une production "sans ogm" ? Voilà quelques-unes des questions essentielles que le Parlement français est sur le point de trancher. A la clé, le maintien du droit ou non de pouvoir dire non aux OGM dans l'alimentation, sans surcoût.
Avec 3 ans de retard, la France doit adopter en droit français la directive dite de "la coexistence des différentes formes d'agriculture" ou autrement appelée de "dissémination des OGM dans l'environnement"... Le titre en dit long. Les enjeux sont considérables. Une loi trop laxiste pourrait définitivement introduire les cultures OGM dans la "normalité" et placer toutes les autres formes d'agriculture dans la "marginalité". La rigueur de la position des principales associations de consommateurs (Ufc-Que Choisir, Clcv, Ufcs...) est à la hauteur de leurs craintes. Leurs exigences se résument en 4 points :
Des revendications d'autant plus élémentaires que 2 tribunaux viennent coup sur coup de reconnaître le bien fondé de fauchages en plein champ. Les magistrats ont ainsi décidé de relaxer 58 faucheurs volontaires argumentant que leur action avait été guidée par "l'état de nécessité" face au danger imminent que représentent les disséminations d'OGM.
Les collectivités locales ne sont pas en reste. 16 régions françaises dont la Bretagne se sont déclarées "zone sans OGM". Côté communes, elles sont 1 250 à refuser les OGM alimentaires dans les cantines municipales ou à s'être prononcées contre les cultures en plein champ. Parmi elles, on trouve 4 communes de l'agglomération rennaise : Bruz, Corps Nuds, Le Rheu et Rennes.
Les associations de la MCE et le collectif OGM 35 seront présents le mercredi 8 mars toute la journée place de la Mairie à Rennes pour répondre aux questions des consommateurs et revendiquer "le droit de dire non aux OGM alimentaires". Projection de vidéos, chamboule-tout géant, happening... Information au : 02 99 30 35 50 / www.mce-info.org/ogm
Irréprochable. C'était ce que tout consommateur était en droit d'attendre lorsqu'il achetait un produit de beauté. Aujourd'hui, force est de constater qu'il n'en est rien. Les cosmétiques ne tiennent pas la critique lorsqu'ils passent sous la loupe des principales organisations de défense des consommateurs.
Que choisir, 60 millions de consommateurs, Greenpeace... leurs analyses convergent : la quasi totalité des produits cosmétiques contiennent des substances aux propriétés préoccupantes... Sensations de picotements après rasage, plaques rouges après application d'une crème de soin, éternuements après une aspersion d'eau de toilette ne sont donc pas le fruit de l'imagination de consommateurs paranos. Mais bien une réalité nommée parabens, phtalates, alkylphenols ou autre hydrocarbure aromatique polycyclique... des substances reconnues comme allergisantes pour certaines, suspectées d'être cancérigènes pour d'autres. Le cas du formaldéhyde (ou formol) est sans doute le plus extrême. Classé cancérigène catégorie 1 (la plus élevée) par le Centre international de recherche sur le cancer depuis juillet 2004, il est encore présent dans de certains cosmétiques. Soit sous forme directe soit dans un produit en libérant : la DMDM Hydantoin.
Rassurez vous, gels douche et shampoings ne sont pas sensés rester trop longtemps au contact de votre peau. Du moins tant que le rinçage se fait correctement. Pour les crèmes "de soin" ou les colorations pour cheveux, l'exposition est par contre plus importante. Surtout si l'usage est régulier.
Pour faire le tri, impossible de se fier à des appellations du type "nature" ou "aux extraits naturels de plantes". Elles ne garantissent rien. Les associations de consommateurs en sont réduites à dispenser des conseils limités : préférer le savon au gel douche, éviter les colorations de cheveux régulières, surveiller les compositions inscrites sur les étiquettes (ce qui revient à chercher une aiguille dans une botte de foin), regarder du côté des produits certifiés "bio"...
¹ titre du guide diffusé par Greenpeace et disponible sur vigitox
Les articles de Que choisir, 60 millions de consommateurs et le guide Cosmétox de Greenpeace sont disponibles au centre de documentation de la MCE- tél : 02 99 30 35 50.
Sacs de caisse : bientôt la fin
Le problème était dénoncé de longue date. Chaque année en France, nous ne consommions pas moins de 15 milliards de sacs plastiques soit au final 85 000 tonnes de plastique non recyclé. Trop légers, trop difficiles à trier, les sacs de caisse ne pouvaient rejoindre une filière de recyclage efficace. En signant une nouvelle charte, 17 acteurs de l'agglomération rennaise* viennent de mettre un coup d'arrêt à leur distribution. A court ou moyen terme.
Conclue le 14 octobre 2005 sous l'égide de Rennes Métropole, la charte "pour le remplacement des sacs jetables par des sacs durables" regroupe l'ensemble des acteurs du commerce, de la distribution et de la consommation. L'engagement est réel puisque tous s'engagent "à travailler de façon concertée afin d'aboutir dès la fin 2005 ou à court/moyen terme, au remplacement des sacs jetables par des sacs durables". Et de fait, chacun a normalement du constater une accélération réelle de l'engagement de nombreuses enseignes dans cette voie, symbolisée par la campagne "Ensemble on dit NON aux sacs plastiques jetables".
Pour les particuliers, cela amène des changements évidents. Plus question de partir faire ses courses les mains dans les poches. A chacun de se creuser les méninges. Quitte à acheter, pour quelques dizaines de centimes d'euros, un de ces sacs cabas qui fleurissent aujourd'hui aux couleurs des enseignes. A moins que l'on opte pour le chariot, le panier ou un simple carton.
Reste la question des sacs poubelle. De fait bon nombre de particuliers ré-utilisaient les sacs de caisse sous cette forme. On en faisait même des stocks ! Mais quoi qu'on en pense, ces sacs n'étaient pas gratuits. Coût caché mais coût quand même, le consommateur payait ses sacs via la marge du magasin sur ses achats . Et si les consommateurs devront maintenant acheter plus de sacs poubelles, c'est sans commune mesure avec le gâchis et la pollution qui provenaient des sacs de caisse. Ifremer chiffre à 120 millions le nombre qui joncherait les côtes. Sans intervention humaine, ceux-là mettront plus de 100 ans à se dégrader. Côté enseignes, même si les économies sont indiscutables, beaucoup d'entre-elles vendent les sacs cabas à prix coûtant et s'engagent à les remplacer et à les recycler lorsqu'ils sont abîmés.
Un petit pas de plus vers une consommation plus responsable.
Le site de la FCD : pour connaître l'engagement de la grande distribution au niveau national
Les centre de documentation de la Mce et du Ciele qui mettront à disposition des visiteurs la charte - tél : 02 99 30 35 50 et 02 99 30 12 13
La campagne de l'Ademe "Réduisons nos déchets"
* Carrefour, Champion, Cora, Géant, Intermarché, Leclerc, Monoprix, Super U, l'Union du Commerce de Rennes, le Carré Rennais, le Groupement des commerçants non sédentaire d'Ille et Vilaine, la Chambre de commerce et d'industrie de Rennes, la Chambre des Métiers d'Ille et Vilaine, Rennes Métropole et la Maison de la consommation et de l'environnement.