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Les articles parus en 2005

décembre 2005

Plus qu'un cadeau

Ah Noël ! Tous les ans c'est pareil. La ruée dans les magasins. Le stress du "est-ce que ça va lui plaire ?". Quand ce n'est pas pour acheter un cadeau "à la con" la veille du jour J. Pour ceux qui veulent en sortir, voici quelques pistes pour des cadeaux plus écologiques et solidaires. Vous verrez, ça remonte le moral : à celui qui offre, et à celui qui reçoit !

Solidaire : Les produits "équitables" ont la côte. Entendez par là les produits qui font vivre dignement les producteurs à l'autre bout de la planète. Vous trouverez toute sorte de produits d'artisanats équitables à Artisan du Monde (rue Hoche à Rennes) ou pouvez commander un "coffret gourmand" à Max Havelaar (au 0 825 826 800). Livraison en 72 heures.

Local : Inutile d'aller chercher à l'autre bout de la planète ce que l'on peut trouver juste à côté. Que ce soit pour la dinde de Noël ou pour les cadeaux, pensez aux producteurs locaux. La Boutique de l'Archipel (rue Anatole France à Rennes) propose des paniers garnis mais vous pourrez aussi trouver votre bonheur dans un des "marchés Noël" associatif ou communal de l'agglomération rennaise (Montgermont, Corps Nuds...).

Dématérialisé : Une place de ciné, une place de concert,... Une fois utilisés, les cadeaux dématérialisés n'encombrent pas le logement et ne provoquent pas de déchets.

Récupéré : Et pourquoi pas offrir quelque chose de chez soi, qui fera plaisir au frangin ou à la belle-sœur, une bonne BD achetée en braderie ou une pure fringue trouvée chez Emmaüs ?

Humanitaire : Certaines sociétés font leur B.A. à Noël. V. tech offre 10 euros à l'association "un regard, un enfant" pour 3 jouets achetés. Handicap international propose son sac à sapin à 5 euros dont 1,30 euro ira en faveur des handicapés. Côtés cartes de vœux, on ne compte plus les organismes qui en proposent : Amnesty, Médecins sans frontières, Unicef...

Econome : Si la tendance est à l'image, pensez à regarder les consommations énergétiques des appareils. Les nouveaux écrans télé LCD et surtout plasma consomment beaucoup plus d'électricité qu'un téléviseur classique : de 2 à ... 5 fois plus, dixit l'association de consommateurs Indécosa-Cgt. Et à 530 watt ce n'est plus une télé que vous avez à la maison, mais un radiateur ! Quant aux jouets à piles, à défaut de les éviter, pensez à les accompagner d'un jeu de piles rechargeables ...avec chargeur ! (comparatif dans 60 millions de consommateurs n°397 de septembre 2005)

Emballages : Pensez à récupérer les papiers cadeaux pour un prochain Noël ou un anniversaire. Les plus imaginatifs s'amuseront à faire un paquet original à base de matériaux de récupération. C'est toujours ça de gagné.

Pour en savoir plus :

Le livret "consommons autrement"

2 sites de commerce équitable en ligne :

 

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novembre 2005

4 x 4 codec

Il est là, rutilant au soleil. Ses pneus de 70 cm de diamètre et son pare-buffle à l'avant. Prêt à affronter tous les itinéraires et tous les dangers. Mais à l'horizon... ni buffle, ni gazelle, ni savane. Seul un macadam d'excellente qualité et des bordures de trottoirs de 10 cm de haut. Et c'est sans doute là le plus aberrant. L'essentiel de l'utilisation des 4x4 se fait en ville ou sur route. Là où leur usage ne se justifie pas et où leur consommation concurrence celle des voitures de sport et des grosses cylindrées. Loin des images de "liberté" et de "nature" véhiculés par les publicitaires, certains 4x4 font exploser les émissions de gaz à effet de serre, CO2 en tête. Le constat du dernier bilan effectué par l'Ademe est clair. Alors que la moyenne des émissions de CO2 des véhicules neufs vendus en France avait baissé de 11% entre 1995 et 2001, elle stagne depuis 4 ans. Explications : ce que les constructeurs ont gagné en terme de consommation grâce à l'amélioration des moteurs, les français le perdent maintenant en choisissant des modèles plus puissants. Le marché des 4x4 illustre bien cette tendance : + 9,9 % en 2003 et + 13,5 % en 2004. Or, là où la moyenne des véhicules vendus en 2004 émet 154 g de CO2 par km, la moyenne des 4 X 4 dépasse, elle, les 229 g. Même des "petits" modèles, comme le Toyota RAV4 ou le Nissan X-Trail, en tête des ventes, en émettent tout de même 190 g. C'est beaucoup. Loin de l'objectif des 140 g de moyenne que la France s'est engagé à atteindre en 2008 dans le cadre du protocole de Kyoto pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais soyons précis, 190 g de CO2 par km, c'est autant que certains diesels "haut de gamme" de chez PSA-Citroën, "milieu de gamme" de chez BMW-Mercedes ou même encore que le modèle essence le plus "sportif" de l'Austin mini. Fort de ce constat, l'Europe a décidé de réagir. Depuis plusieurs mois déjà, les concessionnaires sont obligés d'apposer, sur les véhicules neufs en vente, une étiquette indiquant la consommation de carburant et les émissions de CO2. Ces mêmes données doivent systématiquement être indiquées sur les imprimés utilisés pour la commercialisation, la publicité et la promotion des véhicules. Elles doivent aider les consommateurs à choisir leur futur véhicule en pleine connaissance de cause. Et si, mieux vaut le plus petit des 4x4, bien entretenu et piloté avec souplesse, qu'une berline, moyenne gamme, mal entretenue et dont on pousse les rapports. L'idéal reste bien : ni 4x4, ni véhicule mal entretenu, ni conduite nerveuse, qui plus est en ville. Pour en savoir plus : Le guide Ademe 2005 des consommations de carburant et d'émissions de CO2 est consultable dans les deux points info-énergie : ciele ou clé.

 

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septembre 2005

La coloc'

A deux, à trois, à quatre ou même à cinq, la colocation à la cote. Et la plupart des intéressés vous le diront : "la coloc, c'est super ! Ca permet de partager tout un tas de chose tout en évitant de payer un loyer plein pot et de se ruiner dans les dépenses d'équipements".

Oui, si chacun joue le jeu. Côté convivialité, la coloc génère forcément des contacts, ne serait-ce que pour organiser les tâches ménagères. A chacun de définir à l'avance comment il les envisage. Car de la coloc "chacun fait son truc dans son coin" à la coloc "on partage tout", les possibilités sont multiples. Et les bonnes relations des colocataires peuvent vite virer au cauchemar si certaines règles de vie commune ne sont pas respectées ou si l'un de colocataires "oublie" de payer sa part de loyer. A ce titre, vérifiez les éventuelles "clause de solidarité" ou "caution solidaire", lors de la signature du bail. Fréquentes, ces clauses rendent chaque locataire et son cautionnaire solidaire de tout défaut de paiement des autres colocataires. En d'autres termes, si votre colocataire ne paye pas son loyer, vous devrez payer à sa place.

Faut-il le préciser, sous-loc n'est pas coloc. La sous-location est illégale sans l'accord écrit du propriétaire. Elle ne comporte aucune garantie, ni pour le sous-locataire qui peut se voir mettre à la porte du jour au lendemain, ni pour le locataire qui n'aurait aucun moyen de recours en cas de non-paiement ou de dégradation du logement par son sous-locataire.

Côté économies, la colocation peut s'avérer fort intéressante, bien au-delà de la division du loyer. La mutualisation des équipements - l'un apporte le frigo, l'autre le lave-linge, le 3ème la télé ou le grille-pain - permet en général d'obtenir plus de confort sans dépenser trop. Côté abonnements et taxes : un seul abonnement EDF et un seul abonnement téléphonique, une seule redevance TV, une seule taxe d'habitation et une seule taxe d'ordures ménagères... ça compte ! Sans compter l'achat de nourriture en commun, si ce choix est fait. Rapporté à l'unité, un lot de 16 yaourts est toujours moins cher qu'un lot de 4.

Reste que l'on n'est pas à l'abri d'un coloc qui, sous prétexte que tout est divisé, laisse son ordinateur allumé 24 heures sur 24, ferme mal ses robinets ou chauffe sa chambre à outrance pendant l'hiver...

A coup sûr, la colocation reste, pour la majorité de ceux qui l'ont vécu, une très bonne expérience de vie. Elle nécessite d'avoir confiance en ses colocataires et de savoir vivre en collectivité.

Pour en savoir plus :

La Mce avec les associations de consommateurs CLCV, UDAF, UFC-Que Choisir et UFCS viennent de sortir 2 plaquettes d'information "la colocation, mode d'emploi" et "se loger quand on est jeune". Elle sont disponibles sur simple demande écrite, accompagnée d'une enveloppe timbrée à 0,82 euro, à: Mce, 48 bd Magenta, 35000 Rennes.

 

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juin 2005

Fraîcheur sans clim'*

"Clim' !" Depuis la canicule de l'été 2003, certains n'ont plus que ce mot à la bouche pour lutter contre les hausses de températures. Pourtant, n'en déplaise à ce florissant marché, la clim' est loin d'être une solution miracle. Pire, rarement une technologie n'a cumulé autant de désavantages évidents. La climatisation est chère à l'achat, à l'usage et à l'entretien. Elle est souvent bruyante et provoque chez bon nombre de personnes des laryngites et des allergies respiratoires. Mais le plus absurde, c'est bien sa contribution à l'effet de serre : en refroidissant votre logement, la clim' accroît le réchauffement climatique qui irrémédiablement réchauffera... votre logement !

Les solutions sans clim' sont évidemment meilleures. Elles ont pour la plupart le mérite d'être réellement efficaces, simples à mettre en œuvre et peu coûteuses pour le consommateur et pour la collectivité.

Principe n°1: empêcher la chaleur d'entrer
Contrairement à une idée reçue, ce sont les fenêtres exposées à l'ouest, et non celles au sud, qui laissent le plus entrer de lumière et donc de chaleur en été. La solution : fermer les fenêtres mais aussi volets, persiennes ou à défaut rideaux ou stores aux heures les plus chaudes de la journée. Au-delà, vérifiez la bonne isolation du toit et protégez les murs les plus exposés par un revêtement blanc ou clair (chaux, peinture...), par des plantes grimpantes (lierre, vigne vierge, glycine...) ou par des arbres au feuillage protecteur. A elles seules, ces techniques permettent de diminuer de plus de 5°C la température intérieure d'une habitation.

Principe n°2 : faire circuler l'air
C'est bien connu, aérer aux heures les plus fraîches (nuit, ombre), en n'hésitant pas à créer un fort courant d'air, vous donnera une sensation réelle de fraîcheur.

Principe n°3 : limiter la production de chaleur à l'intérieur de l'habitat
Anecdotique ? Pas du tout. Une simple lampe halogène de 500 Watt allumée pendant 4 heures génère autant de chaleur qu'une fenêtre de 1m² exposée au soleil. En vous équipant en ampoules basse consommation et en limitant les sources de consommation électriques superflues, vous ferez d'une pierre deux coups.

Principe n°4 : augmenter la teneur en eau de l'air
Rappelez vous, cette sensation de fraîcheur au-dessus d'un sol qui vient d'être arrosé. brumisateurs, draps humides suspendus devant les fenêtres, plantes vertes... permettent eux aussi d'apporter un peu d'humidité à l'air ambiant et donc de fraîcheur.

Vous l'aurez compris, la clim' n'a pas notre faveur. Pour ceux qui aiment les solutions technologiques, il existe tout un panel d'équipements, à mi-chemin entre les plus simples présentés ici et celui, extrême, de la climatisation.

* titre de l'excellent livre de Thierry Salomon et Claude Aubert édité chez Terre Vivante

Pour en savoir plus :

Le livre "Fraicheur sans clim'" et de nombreux autres documents d'informations sont consultables dans les 2 points info-énergie de l'agglomération rennaise :

 

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mai 2005

Calculez votre empreinte

Non, il ne s'agit pas de savoir si vous chaussez de 36, du 40 ou du 44 ! Même si le procédé revient au même - plus on chausse grand, plus l'empreinte est importante - calculer son empreinte écologique consiste à estimer la superficie de la planète que chacun utilise pour son train de vie. "Alors si j'ai bien compris, avec mon appart de 58 m2 et mon bureau de 17 m2, mon empreinte est de 75 m2 ?" Pas tout à fait. Car au-delà de l'habitat et du lieu de travail, chacune de nos activités et chacun de nos achats sollicitent directement ou indirectement une petite partie de la planète.

D'après WWF*, l'empreinte écologique moyenne d'un français avoisine les 5,26 hectares par habitant. 5,26 hectares, c'est donc l'espace moyen nécessaire à un français pour se procurer les matériaux de construction de son logement (forêts pour le bois, carrières pour la pierre ou le sable...), s'approvisionner en fruits et légumes, gérer ses déchets et ses excréments, s'approvisionner en eau, se fournir en électricité, se déplacer... L'équivalent de 7 terrains de foot par personne. C'est beaucoup et c'est même un peu trop. Car si tout le monde consommait comme un français, ce n'est plus 1... mais 3 planètes qu'il nous faudrait. Car à l'échelle de la Terre, nous ne disposons aujourd'hui que de 1,9 hectares par habitant. Et si les africains et les asiatiques n'en consomment - pour le moment - que 1,4 hectares en moyenne, les européens et les nord-américains en consomment eux respectivement 5 et 9,6 hectares.

Inutile de stresser, mais il faut agir. WWF propose une dizaine de gestes simples et peu coûteux pour limiter sa consommation en ressources mondiales. Un des plus efficaces concerne l'alimentation. Réaliser un repas sans viande une fois de plus par semaine vous fera économiser 1 000 m2 sur votre empreinte. Consommer des produits peu emballés, peu traités, de saison et de provenance locale vous économisera 800 m2 supplémentaires. Mais c'est dans les déplacements que les gains les plus importants restent à faire : moins de voitures, moins d'avions...

Pour savoir où vous en êtes, allez calculer votre propre empreinte écologique sur le site du WWF. En moins de 5 minutes, vous saurez la superficie de la planète que vous consommez.

La production de 1 kg de bœuf nécessite 10 kg de fourrage (soja, céréales...) et 100.000 litres d'eau.

Pour en savoir plus :

* WWF : www.wwf.fr/empreinte_ecologique/index.htm

La MCE vient de rééditer son livret "Consommons autrement pour un développement durable" (1 €)

 

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avril 2005

Vraiment inoffensifs ?

L'industrie des pesticides n'a décidément pas froid aux yeux ! Alors que la commission européenne avertit que "les éléments de preuve sont suffisants pour suggérer que le problème est grave et s'amplifie", alors que la France vient de lancer un programme interministériel de réduction des risques liés aux pesticides, alors qu'une directive européenne, appuyée par une recommandation du Bureau de vérification de la publicité, interdit d'utiliser les mentions "non dangereux", alors que l'Institut de l'environnement dénonce une contamination généralisée des eaux françaises, l'industrie des pesticides (UIPP) n'hésite pas à lancer une campagne sur le caractère "inoffensif" de ses désherbants et autres insecticides. Coût de cette campagne de désinformation : plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Dans les éditions de la 2ème quinzaine de février, les lecteurs de Elle, Télérama, Paris Match, Avantage, Marie Claire ou l'Express... ont pu découvrir, sur une pleine page, l'objet du scandale. La publicité existe en deux versions : homme et femme, avec à chaque fois le même slogan : "Et vous, que connaissez vous des pesticides ?". En bas, la réponse passerait presque inaperçue : "Ils sont conçus pour protéger les plantes [...] dans le respect de la santé et de l'environnement". Maladresse du service marketing ? Il n'en est rien. Dans une interview au journal Libération, le Directeur général de l'UIPP persiste et signe : "nos produits font l'objet d'une évaluation très précise et seuls ceux qui sont inoffensifs sont homologués". Une campagne publicitaire qui vaut à l'UIPP d'être assignée en justice par le MDRGF et Eau & rivières de Bretagne, avec le soutien de la MCE.

L'industrie phytosanitaire n'en est pas à ses débuts. Une autre affaire est en passe d'être traitée par les tribunaux. Celle du fameux Roundup, dont l'étiquette affichait jusqu'en 2002, les mentions "biodégradable" et "respecte l'environnement". Le délit de "publicité mensongère" sera jugé àLyon, le 2 juin 2005. Monsanto devra faire face à Eau & rivières de Bretagne et à l'UFC-Que Choisir 35, qui s'attacheront, avec l'aide technique de la MCE, à prouver que la société connaissait parfaitement la nocivité de son produit. Aujourd'hui, le glyphosate, principal composant du Roundup, est classé "dangereux pour l'environnement".

Pour en savoir plus :

 

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mars 2005

Eaux en bouteilles : à boire... et à manger

Que voilà un marché bien "juteux" ! En 2002, chaque français aurait consommé en moyenne 141 litres d'eau en bouteille. Soit 44% d'augmentation en 10 ans ! Nestlé (Perrier, Aquarel, Vittel, S. Pellegrino) et Danone (Volvic, Evian, Badoit, Arvie) ne s'y sont pas trompés. Même les distributeurs comme Casino ou Intermarché commercialisent maintenant leurs propres marques d'eaux en bouteilles. Faut-il s'en réjouir ? Pas évident. Car à bien regarder, l'étiquette n'est pas toujours aussi transparente que le contenu.

De fait, certaines eaux minérales sont à l'évidence trop riches. En tout cas, trop pour être bues tous les jours et a fortiori par des enfants. Une préoccupation qui ne semble pas gêner la marque Saint Amand dont la bouteille arbore la photo d'un enfant de 2 ans. Souci : la teneur en fluor. Elle est ici de 2 mg/l, soit 7 fois la recommandation de l'AFSSA pour un enfant de cet âge. Un problème que ne poserait pas une eau de source.

Que penser par ailleurs du développement des eaux aromatisées, destinées principalement aux enfants ? En buvant les 33 cl de cette Salvetat au goût orange-ananas, votre enfant n'ingurgitera pas moins de 3 carrés de sucre. C'est vrai, c'est moins qu'un soda. Mais pour une "eau" qui se vante de comporter "deux fois moins de sucre*", c'est encore élevé.

Que dire enfin des publicités suggérant un pouvoir amaigrissant. Evian avec son "contrat minceur", Courmayeur avec son "idéale lorsque vous cherchez à mincir" ou Taillefine avec son "0% calorie" ont oublié de mettre au régime leur service marketing. Car rappelons le, boire de l'eau est indispensable, mais ne fait pas maigrir.

Au final, sous couvert de messages marketing contestables, le budget "eau" du consommateur explose. A raison de 2 litres d'eau par jour, boire l'eau du robinet revient à 2 euros par personne et par an, contre 120 à 140 euros pour de l'eau de source et 340 à 360 euros pour de l'eau minérale**. Quant au gain sanitaire individuel ? Difficile d'en être certain, sauf avis médical particulier. Eau du robinet et eau en bouteille sont l'une comme l'autre contrôlées par le Ministère de la Santé et conformes aux limites de qualité, du moins dans l'agglomération rennaise. Reste la question du goût. Puisée au robinet puis mise au réfrigérateur, l'eau du robinet perd son mauvais goût et évite la gabegie des bouteilles en plastiques.

* "Que la plupart des autres boissons pour enfants"

**Que Choisir juillet-août 2004 consultable à la Mce.

Pour en savoir plus :

Le groupe de travail interassociatif santé de la Mce mène actuellement un travail sur les eaux en bouteilles.

Contact : 02 99 30 35 50.

 

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février 2005

Y'a de l'ambiance !

Souvenez vous. Octobre 2002. Un enfant âgé de 11 ans mourrait asphyxié après avoir vidé tout le contenu d'une bombe aérosol de désodorisant dans les toilettes de ses parents. Rien n'aurait pu laisser présager un tel accident. Même pas l'étiquette du produit qui spécifie pourtant de l'utiliser "seulement dans un endroit bien ventilé".

2 ans plus tard, alors que de plus en plus d'experts mettent en cause l'environnement toxique des habitations, Que choisir décide d'analyser 35 désodorisants d'intérieur. Verdict : diffuseurs liquides, bougies parfumées, aérosols, diffuseurs électriques, encens..."tous ces produits, à quelques exceptions près, mettent la santé des familles en danger, en particulier s'ils sont utilisés régulièrement ou en permanence". Molécules cancérigènes, allergisantes ou suspectées de perturber le système hormonal... "les émissions de ces seuls désodorisants suffiraient à expliquer l'augmentation spectaculaire de l'asthme chez les enfants, de 40% sur les quinze dernières années". Même les deux encens testés par le magazine de consommateur reviennent à "respirer au plus près d'un pot d'échappement".

Des produits qui, faute de réglementation spécifique, n'hésitent pas à user d'arguments publicitaires douteux mais convaincants : "atout pour votre bien être", "respirer un air sain et vivifiant", ou encore "respirez la nature" ! Un comble.

En attendant une réglementation plus stricte sur les produits chimiques, un seul conseil : bannissez les parfums d'ambiance et aérez !

Pour en savoir plus :

L'article "polluants d'ambiance" de Que choisir est disponible à la Mce, 48 bd Magenta, à Rennes - tél : 02 99 30 35 50

La campagne d'information Vigitox de Greenpeace

Pour exiger une réglementation plus stricte, signez l'appel de Paris, qui a déjà recueilli 60 000 signatures : http://appel.artac.info/petition.htm

 

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janvier 2005

HQE = Haute Qualité Environnementale

Chanvre, chaux, terre, bois... pour les matériaux, exposition au sud pour l'orientation, panneaux solaires ou géothermie pour le chauffage.... Voilà quelques uns des nombreux choix qui peuvent s'intégrer dans une démarche HQE, trois lettres pour Haute Qualité Environnementale. Une démarche qui vise avant tout à limiter l'impact négatif des bâtiments sur l'environnement et la santé, en questionnant dès avant la construction ou la rénovation, l'ensemble des critères qui scelleront l'avenir. Histoire de ne pas regretter les conséquences d'une orientation malheureuse, d'un matériau nocif ou d'un chauffage tout électrique...

Le mérite de la HQE, c'est de définir 14 cibles comme un jeu de 14 questions auxquelles tout constructeur se doit de répondre avant d'entamer les travaux. A chacun de trouver les réponses et d'effectuer ses propres choix en fonction de ses priorités. Comment s'adapter au mieux au site ? Quels matériaux seront les plus durables et les moins nocifs ? Comment minimiser les dépenses d'énergie et d'eau ? Comment limiter les déchets générés par le chantier ? Comment obtenir le meilleur confort acoustique, visuel et olfactif ?...

Aujourd'hui, la HQE concerne avant tout les immeubles collectifs et leurs maîtres d'ouvrage. Ainsi, après Salvatierra dans le quartier de Beauregard, et le futur Hôtel d'agglomération de Rennes Métropole, c'est la future Maison de la consommation et de l'environnement qui intègrera la démarche. Prévu pour 2007, le bâtiment de la nouvelle MCE devra privilégier un éclairage naturel, utiliser des lampes basses consommation, intégrer des matériaux naturels et éthiques (linoléum et bois non exotiques), bénéficier d'une toiture végétalisée, adopter un système de réutilisation des eaux pluviales et des capteurs solaires.

Pour les particuliers en phase de construction ou de rénovation, le référentiel HQE peut être utilement copié. D'autant que des brochures adaptées à l'habitat individuel sont maintenant disponibles et que la nouvelle base de données INIES devra prochainement permettre tout àchacun de consulter les caractéristiques environnementales et sanitaires des produits de construction.

Pour en savoir plus :

Les espaces info-énergie du Clé (tél : 0 820 820 466) et du Ciele (tél : 02 99 30 12 13) vous conseilleront gratuitement et vous proposeront des brochures et des ouvrages pour vous accompagner dans votre réflexion.

La base de données INIES

 

 

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