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Les articles parus en 2004

décembre 2004

Il y a chocolat et...

Elles s'appellent illipé, sal, karité ou encore kokum gurgi. Mais loin d'être des reines exotiques ou des liqueurs tropicales, ces graisses végétales ont bien failli empoisonner la vie de nos maîtres chocolatiers.

Car depuis le 3 août 2003, date d'entrée en vigueur d'une nouvelle directive européenne, il y a bien chocolat et chocolat. Elles sont même 6 graisses végétales exotiques pouvant maintenant entrer dans la composition du bien nommé chocolat, à côté du traditionnel beurre de cacao.

Certes, leur utilisation, dans la limite de 5% du produit fini, doit obligatoirement être étiquetée par la mention : "contient des matières grasses végétales en plus du beurre de cacao". Mais combien de consommateurs lisent systématiquement la composition des étiquettes ? C'est pourtant par deux nouvelles mentions que la France a décidé de soutenir les artisans chocolatier et d'aider les consommateurs à s'y retrouver. "Chocolat pur beurre de cacao" ou "chocolat traditionnel" peuvent donc maintenant figurer sur les étiquettes pour identifier le "vrai" chocolat.

Quant à l'appellation "truffes", elle garantit d'avoir à faire à de "vrai" truffes à condition qu'elle ne soit pas suivie de la mention "fantaisies".

Affaire de puriste ? Affaire de goût ? Reste qu'entre confiserie, tablette, pâte à tartiner et autre poudres du petit-déjeuner chacun d'entre nous mange en moyenne 6,7 kilo de chocolat par an. Alors, autant savoir ce que l'on mange.

Pour en savoir plus :

La direction de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes pour les contrôles et l'application de la réglementation

Le centre de documentation de la MCE pour découvrir des tests comparatifs de chocolat en tablette et de dégustation.

 

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novembre 2004

J'vous mets un sac ?

15 milliards de sacs plastiques représentant 85 000 tonnes de plastique non recyclé par an : le nombre de sacs consommés en bout de caisse des grandes surfaces est impressionnant ! Et si nous sommes nombreux à les réutiliser sous forme de sacs poubelle, le gâchis reste indéniable. Les alternatives s'appellent caissettes, cartons, sacs cabas ou chariots.

Après le coup de gueule du Ministère de l'écologie, beaucoup rêvaient déjà d'aboutir à la disparition pure et simple du sac de 5 grammes. C'est possible : la Corse vient de le faire ! Là-bas, 30 000 clients des grandes surfaces ont voté et obtenu la substitution définitive du sac de caisse par un sac cabas, certes payant mais réutilisable et recyclable.

En Métropole, on en est loin. La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) a dévoilé son premier bilan sur les initiatives prises par les enseignes de la grande distribution. Moralité, toutes proposent maintenant un sac cabas réutilisable et échangeable à vie, oscillant de 0,10 à 0,70 euros. Mais toutes continuent également de diffuser gratuitement des sacs en bout de caisse. Les objectifs moyens de réduction restent désespérément bas. Le plus souvent de 5% pour l'année 2004.

Motif de leur timidité : il ne faut pas déplaire au consommateur ! Un comble, quand on sait qu'un sac perdu en pleine nature mettra plus de 100 ans à se dégrader et qu'Ifremer chiffre à 120 millions le nombre de sacs plastiques qui joncherait les côtes françaises.

Quant au critère ultime de la gratuité pour le consommateur : il n'en est rien. Coût caché mais coût quand même, le consommateur paye son sac deux fois. Une fois via la marge du magasin sur ses achats et une deuxième fois via la taxe sur les ordures ménagères, pour sa destruction. "Alors, j'vous mets un sac ?".

Pour en savoir plus :

 

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octobre 2004

Travaux de peinture

Lifting du salon ou préparation de la future chambre de bébé... l'automne est un moment propice pour engager ses travaux de peintures. Côté technique, pas de problème ! Vous êtes déjà un peintre averti ou vous suivez attentivement les conseils des magazines de bricolage. Côté santé et environnement, inutile de faire l'impasse. Des gestes simples suffisent à éviter l'essentiel des problèmes.

Toutes les peintures contiennent des solvants, dont certains sont particulièrement nocifs pour la santé. Pour votre sécurité, choisissez en priorité les peintures affichant la marque NF environnement ou l'Ecolabel européen. Toutes les grandes marques en produisent. Elles sont la garantie d'un produit de qualité, limitant les répercussions sur la santé et l'environnement tout au long du cycle de vie du produit. Des peintures dites "naturelles" sont également disponibles auprès des magasins dits "d'habitat sain". Elles utilisent presque exclusivement des matières premières provenant de ressources naturelles renouvelables et bénéficient plutôt d'une bonne réputation tant du point de vue efficacité que sanitaire et écologique.

Quelle que soit la peinture utilisée, pensez à aérer la pièce aussi bien pendant, que plusieurs jours après les travaux. Cela permettra d'expulser une partie des émanations de solvants. Pour les personnes plus sensibles aux pollutions, et notamment pour les enfants et les femmes enceintes qui seraient amenés à participer aux travaux, le port d'un masque à cartouche (et non d'un simple masque à poussière, inopérant) est vivement conseillé.

Enfin, pour éviter les résidus dont on ne sait souvent que faire, choisissez en priorité des peintures à l'eau ou acryliques et calculez, avant l'achat, la surface à peindre pour évaluer au plus juste la quantité de peinture nécessaire. Les résidus de peintures et de solvants restants seront versés dans un vieux pot puis stockés, en attendant un déplacement en déchetterie ou un passage du camion de collecte des déchets toxiques de Rennes Métropole.

Pour en savoir plus :

Les centres de documentation du Ciele ou de la MCE (tél : 02 99 30 35 50) vous fourniront la liste des peintures labellisés, également disponibles sur : www.marque-nf.com (recherche " liste peintures "). Le service déchets de Rennes Métropole pour les déchetteries et le camion de collecte des déchets toxiques - n° vert : 0 800 01 14 31

 

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septembre 2004

In ou out

C'est annoncé ! En plus d'être "spirituel", le 21ème siècle sera "écologique" ou ne sera pas.

Ce qui est "in" aujourd'hui ne le sera donc plus demain.

A chacun de revoir ses critères. Déchets, énergie, alimentation, transports..., voici un petit aperçu des attitudes et tendances "in" et "out" pour notre troisième millénaire.

Pour en savoir plus :

sur les tendances du nouveau millénaire, vous pouvez vous procurer le livret "Consommons autrement, pour un développement durable" ou visiter notre site Internet
http://www.mce- info.org/Developpement/

 

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mai 2004

Bois exotiques = FSC

Il y a trois ans, nous dénoncions dans ces mêmes colonnes que rien n'était fait pour ralentir la destruction des forêts tropicales. Entre 1990 et 2000, la perte des surfaces forestières en zones tropicales représentait encore plus de 2 fois la surface de la France. Le poumon de la terre était malade et les distributeurs, en offrant aux utilisateurs toujours plus de bois tropicaux, participaient à son asphyxie. Du salon de jardin en teck, au parquet en merbau en passant par les bois de construction en moabi, la France importait chaque année plus de 1 millions de m3 de bois tropicaux sans aucune garantie sur leurs conditions d'exploitation.

Tout cela reste en grande partie vrai. Mais pas tout ! En 2004, la nouveauté s'appelle FSC (Forest Stewardship Council). Trois lettres pour une certification internationale créée en 1996 à l'initiative de WWF et de Greenpeace garantissant la gestion durable des forêts et le respect des peuples qui y vivent. Huit ans après, la certification est devenue incontournable. Il n'est plus d'hypermarchés, plus de grandes surfaces de bricolage qui ne proposent de bois tropicaux certifiés FSC à leurs clients. Leroy Merlin, Castorama, Lapeyre, Carrefour... pour n'en citer que quelques uns, font tous partie du Club Proforêts qui regroupe les sociétés qui s'engagent à promouvoir le bois FSC. Les dérives continuent d'exister, y compris chez certains adhérents de Proforêts, mais le mieux est indéniable. Reste aux consommateurs à faire le tri pour identifier le petit arbre vert caractéristique du label et à bannir tous les autres bois exotiques, synonymes de destruction des forêts anciennes.

Coté collectivités, l'enjeu est également de taille puisque 1/4 des bois tropicaux importés sont utilisés dans la construction de commandes publiques. Là aussi, les choses avancent. En France 49 villes, 6 conseils régionaux et 4 conseils généraux se sont engagés à n'utiliser que des bois provenant de forêts gérés durablement. Rennes en fait partie. Bravo !

Pour en savoir plus :

Les sites de Greenpeace : http://www.greenpeace.fr/foretsanciennes, de WWF : www.wwf.fr/forets et des
Amis de la terre : www.amisdelaterre.org où vous trouverez l'excellent guide du consommateur du bois.

Le groupe local de Rennes de Greenpeace et la MCE dispose de documentation sur le sujet :
48 bd Magenta - 35000 Rennes - tél : 02 99 30 35 50

 

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avril 2004

Vos cartouches valent de l'or

Fax, imprimantes, photocopieurs... plus de 46 millions de cartouches d'encre sont consommées chaque année en France par ce type d'appareils. Et si le marché de la vente n'a plus de secret pour personne, celui de la récupération est en pleine explosion !

Car vides, vos cartouches se revendent et se recyclent, en moyenne trois fois. La plupart se monnayent ainsi entre dix centimes d'euros et trois euros. Des tarifs qui n'encouragent toutefois la revente que pour les gros utilisateurs.

Pour les autres, plusieurs filières coexistent. Hormis la déchetterie et l'envoi par la poste en port pré-payé pour les toners laser, les particuliers peuvent de plus en plus se tourner vers des bornes de collecte disposées dans les lieux d'accueil du public (centres commerciaux, écoles, mairies...) et dans les magasins spécialisés en informatique.

Pour les entreprises ou administrations, quelques sociétés assurent une collecte gratuite ou prennent en charge les frais de port au-delà d'une certaine quantité de cartouches collectée.

Quel que soit le système de reprise, tous les repreneurs garantissent un retraitement conforme aux normes environnementales mais seuls quelques uns proposent un "plus" social ou humanitaire. C'est le cas de JMB environnement qui a réembauché une partie de l'ancienne équipe de l'association Handiterre avec une volonté manifeste de conserver l'emploi du personnel handicapé. C'est le cas également de LVL qui s'engage a verser 1 euro à la Fédération des maladies orphelines (promoteur de l'opération nez rouge) pour 6 cartouches recyclées ou de l'Association de soutien aux actions humanitaires (ASAH).

Quoiqu'il arrive, évitez les poubelles de déchets ménagers ou de tri sélectif. Il reste dans chaque cartouche des encres qui n'ont rien à faire avec des déchets ménagers classiques.

Pour en savoir plus :

JMB environnement (tél : 06 61 21 87 07), LVL (tél : 02 51 70 92 22 et www.lvl.fr), ASAH (www.collectif-asag.org).

Le service déchets de Rennes Métropole (n° vert : 0 800 01 14 31).

 

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mars 2004

Les panneaux de la pub

Spots TV ou radios, encarts publicitaires, affiches 4 par 3... la publicité est omniprésente. De 13 000 euros pour un encart couleur en couverture de votre quotidien régional à plus de 100 000 euros pour un spot TV de 30 secondes en prime time, la publicité est même devenue la poule aux œufs d'or des médias. Même Ouest France, qui reste un des journaux les moins dépendants de la publicité, y trouve 37 % de son chiffre d'affaires.

Et si cette publicité se monnaye si cher, c'est qu'elle est redoutable d'efficacité. En 2003, la campagne de Carglass sur NRJ aurait généré 40 % d' appels téléphoniques et 67 % de réparations facturées supplémentaires à ce spécialiste du pare-brise. Impossible d'y échapper : nos yeux la lisent, nos oreilles l'entendent, même involontairement.

Faut-il y voir un problème ? Oui, car la publicité véhicule de plus en plus de stéréotypes incompatibles avec les enjeux collectifs et les politiques publiques. Dans la rubrique "simplifiez vous la vie", la multiplication des publicités pour les lingettes ou les dosettes de café sont en totale opposition avec le Plan national de réduction des déchets annoncé par le gouvernement et payé par nos impôts. Coté effet de serre, "le diesel au prix de l'essence" ou "la climatisation pour un euro de plus" plombent toujours plus un Protocole de Kyoto que la France ne respecte pas encore.

Preuve que les choses bougent, le bureau de vérification de la publicité (BVP) a décidé de refuser sa caution aux publicités "suggérant des agissements manifestement inconséquents ou irresponsables" ou "incitant à des modes de consommation excessive ou au gaspillage d'énergies et ressources naturelles". Quant à certaines municipalités, elles ont pris le parti de prendre des règlements locaux de publicité, pour limiter l'affichage public. A Rennes, 500 panneaux de publicité devront être supprimés ou modifiés d'ici 2 ans. Reste aux autres communes de Rennes Métropole à prendre des dispositions analogues pour se prémunir de la pollution de notre paysage urbain.

Pour en savoir plus :

Consultez les sites des associations : http://paysagesdefrance.free.fr et www.antipub.net

La MCE sort son nouveau livret "consommons autrement". Loin des messages diligentés par la publicité, vous y trouverez tous les conseils pour agir au quotidien pour un développement durable. Pour se le procurer, envoyer une enveloppe timbrée à 1,20 euros à la MCE, 48 bd Magenta, 35000 Rennes.

 

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février 2004

OGM : libre échange contre libre choix

Juin 1999 : Sous la pression de 5 pays européens dont la France, l'Europe décide de suspendre les autorisations de culture et d'importation de nouvelles variétés d'OGM. Un moratoire justifié par des lacunes dans les procédures d'évaluation sanitaire et environnementale et dans la traçabilité des produits.

5 ans après, de l'évaluation à l'étiquetage, l'Europe bénéficie de la réglementation la plus stricte du monde. Mais au yeux de ceux qui prônent la liberté de choisir des consommateurs, elle reste insuffisante sur bien des points. Petit aperçu de la sauce OGM à laquelle les Parlementaires européens veulent nous manger :

  • 0,9% : c'est le seuil à partir duquel la présence d'un ingrédient transgénique sera indiqué. Une phrase du type "ce produit contient des organismes génétiquement modifiés" viendra vous en avertir ;

  • 0,5% : c'est le seuil de tolérance d'OGM non autorisés. Au-delà de ce seuil, les produits contenant des OGM non autorisés seront retirés du marché ;

  • aucune mention n'apparaîtra pour les aliments (viande, lait, œufs...) provenant d'animaux nourris aux OGM. Eh oui, en matière d'OGM, le 0% n'existe pas ! Et les 75% de français qui déclarent être opposés à la consommation de produits transgéniques devront donc mettre 0,9% de leurs convictions au placard. Faut-il vous rassurer, la responsabilité juridique en cas de contamination d'un champ ou d'un produit au delà des seuils autorisés n'a pas été arrêtée. Ni en ce qui concerne l'impact sanitaire ou environnemental éventuel. Pourtant, on nous l'a que trop dit : "le risque zéro n'existe pas". Décidément, la liberté des consommateurs et des agriculteurs s'arrêtent là où celle des firmes agro-pharmaceutiques commence.

Pour en savoir plus :

Une revue de presse complète, des dossiers d'information et le "guide des produits avec ou sans OGM" de Greenpeace sont également consultables à la MCE

Vous pouvez également consulter quelques sites internet

 

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janvier 2004

Une idée lumineuse

C'est vrai, elles sont plus chères à l'achat : 3 voire 10 fois plus onéreuses qu'une ampoule à incandescence classique. Et quand il s'agit de sortir l'argent du porte monnaie, on hésite. Ainsi, pour 280 millions d'ampoules à incandescence, il ne se vend que 8 millions de lampes fluocompactes par an. Pourtant, fallait-il encore le démontrer, les derniers tests effectués par Que Choisir l'attestent : la rentabilité de ces lampes " basse consommation " est extrêmement rapide ! Dès 423 heures de fonctionnement, l'ampoule la mieux classée par le magazine de consommateur est totalement amortie. Faut-il y voir une exception ? Non, pratiquement toutes sont amorties avant 1 000 heures de fonctionnement. C'est d'autant plus intéressant que la majorité d'entre elles dépasseront les 4 000 heures, soit 4 fois plus qu'une ampoule classique. Attention toutefois aux premiers prix, sauf marque de distributeur réputée, la qualité n'est pas toujours au rendez-vous. Côté confort, les lampes fluocompactes bénéficient d'un bon rendu des couleurs, comparable à celui de leurs homologues à incandescence. La différence majeure réside plutôt dans la montée progressive de l'intensité lumineuse. L'allumage effectué, les ampoules " basse consommation " peuvent prendre 60 secondes avant d'éclairer à plein, ce qui peut dérouter. Certains y voient là un élément de confort supplémentaire, notamment pour la chambre à coucher. Pour cette raison et pour leur moindre résistance aux opérations répétées d'allumage/extinction, on privilégiera toutefois l'installation de ces ampoules dans des pièces à vivre : les chambres, salons, séjours, cuisines... plutôt que dans les couloirs ou... les WC. Côté satisfaction, outre les économies sur la facture EDF, voilà un geste efficace pour limiter le gaspillage de l'électricité et la production de déchets radioactifs longue durée.

Pour en savoir plus :

Les tests comparatifs de Que Choisir (avril 2002) ainsi que des brochures d'informations sur les économies d'énergie sont disponible auprès des deux points info-énergie agréés par l'Ademe :
Ciele (tél : 02 99 30 12 13) et
Clé (tél : 0 820 820 466).

 

 

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