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Les ateliers du Père Noël n'ont rien d'un conte de fée
Mondialisation et compétitivité "obligent", les fabricants de jouets ont délocalisé 70 % de la fabrication mondiale dans les pays du Sud-est asiatique. Là-bas, loin des contes pour enfants que suscite l'univers de Noël, les conditions de travail tiennent parfois du cauchemar.
Brimades (pause pipi soumises à autorisations...), travaux supplémentaires obligatoires (et pas toujours rémunérés, c'est ça ou la porte), exposition à des produits chimiques dangereux dans des ateliers confinés menaçant l'accident... s'ajoutent à des conditions de travail déjà particulièrement dures. Avec une journée pouvant dépasser les 16 heures par jour, 6 jours sur 7 payés entre 3 et 5,5 euros (environ 20 à 35 francs), les recommandations de l'OIT (Organisation internationale du travail) font rêver bon nombre d'ouvrières asiatiques, dont certaines sont encore des enfants.
Poupées, pistolets en plastique et autres voitures miniatures... bon nombre des jouets vendus à Noël proviennent de ces "sweatshops" ("ateliers où l'on sue") asiatiques ignorant les droits sociaux fondamentaux.
Bon nombre ? Mais pas tous !
A coté des mauvais élèves, plusieurs fabricants de jouets ou d'enseignes de la grande distribution se sont engagés à faire pression sur les usines de fabrication asiatiques. Toys R'Us, Joué Club, Leclerc, Cora, Casino, Carrefour... tous sont notés de 1à 5 étoiles sur la liste publiée par le collectif de l'Ethique sur l'étiquette dans le cadre de sa campagne "Exploiter n'est pas jouer". Même si les meilleurs n'ont obtenu qu'une note de 3 sur 5, c'est loin d'être anodin dans un contexte social mondial difficile. C'est suffisamment encourageant pour choisir de réaliser ses achats auprès d'eux.
Qu'il s'adresse au jardinage biologique ou chimique, les rayons abondent d'une large gamme d'engrais supposés satisfaire les besoins ou pallier les carences spécifiques de telle ou telle plante. Reste que, constat pour le moins étonnant, chaque fabricant semble avoir une interprétation différente des besoins des plantes. Tel rosier aurait autant besoin d'azote et de phosphore selon l'un, plus selon un autre, autant des trois éléments (en ajoutant le potassium) selon un troisième. Et tout cela avec des prix passant du simple au quadruple sans aucune justification. Mais peut-être, comme l'affirmait le magazine "60 millions de consommateurs", que les engrais "ne sont pas uniquement destinés à engraisser les plantes mais également les fabricants" !
En effet, lors d'une simple enquête en jardinerie, nous avons pu constater pour la gamme d'engrais "rosiers". des variations en éléments minéraux N/P/K (nitrates, phosphore et potassium) aussi importantes que 5/5/5, 7/5/9 ou 10/8/16 avec des prix au kilo ou au litre variant de 12,25 francs à 48,75 francs.
Pourtant, dans la plupart des cas, un engrais complet (type fumier ou engrais universel) convient à l'ensemble du jardin ; il est toujours sensiblement plus riche en éléments nutritifs et nettement moins cher que les produits spécifiques. Pour effectuer votre choix, la concentration en minéraux sera un bon critère : un engrais NPK 5/5/5 devrait forcément être moins cher qu'un engrais 10/10/10.
Parmi les engrais complet, le compost "fait maison" permettra de surcroît de réduire d'environ le 1/3 de la poubelle de déchets ménagers et de diminuer les nuisances et les coûts dus au traitement collectif des déchets. En résumé il constituera un engrais gratuit et économique pour la collectivité et donc pour vos impôts.
L'ENSAR (Ecole nationale supé rieure agronomique de Rennes) et la Mce viennent de réaliser un nouveau livret intitulé " Quel engrais choisir ? " - disponible au prix de 1,02 € pour tout savoir sur les engrais et les amendements - tél : 02 99 30 35 50.
Sèche-linge : lisez l'étiquette énergie
Avec l'arrivée du mauvais temps, pratiquement plus question d'étendre le linge dehors. Alors évidemment, on est tenté de rejoindre les 23% de français équipés d'un sèche linge, surtout lorsque l'on a des enfants et que l'occupe un appartement où chaque mètre carré compte. Mais attention, sachez où vous mettez les pieds. Les sèche-linge sont des énergivores qui peuvent compter jusqu'à 15% de votre facture d'électricité annuelle hors chauffage.
Pour éviter toute mauvaise surprise, l'étiquette énergie, obligatoire depuis 1996, vous apporte pour chaque sèche-linge, les informations suivantes :
Enfin, pensez que plus votre linge sera bien essoré , moins le temps de séchage, et donc l'énergie consommée, seront importants. Un essorage inférieur à 800 tours minute augmentera de manière conséquente la consommation énergé tique de votre sèche-linge.
La plaquette de l'Ademe " Le lavage : vos appareils gagnent en efficacité " et les comparatifs de " 60 millions de consommateurs ", " Que Choisir " et de " Testé pour vous " consultables à la Mce, 48 bd Magenta.
Qu'est ce qu'on mange ?
D'après l'INSEE, en 1991, 1 français sur 4 déjeunait en restauration collective une à plusieurs fois par semaine : cantine, restaurants d'entreprise, maison de retraite, hôpital ou resto du coin. Un chiffre en progression.
Les associations de consommateurs s'interrogent sur l'alimentation servie en restauration collective. Le consommateur lorsqu'il mange au restaurant ne sait rien, ou presque de ce qu'il avale.
La crise de l'ESB a abouti, sous la pression des associations de consommateurs, à un étiquetage informatif. La traçabilité est alors devenue le maître mot d'une garantie de sécurité. Mais celle-ci ne s'applique qu'à la viande vendure directement au consommateur ! Les produits transformés et la restauration privée ou sociale, ne sont pas encore concernés. Or, on estime à un peu plus de 30 % la part de viande bovine destinée à la restauration hors foyer et il y a fort à craindre que les viandes non identifiées y trouvent leur débouché.
Les associations invitent les consommateurs à :
Economies d'eau : les nouvelles techniques
Depuis quelques années, de nouvelles techniques d'économies d'eau font leur apparition permettant une économie supplémentaire d'environ 30% ! Alors, quand l'innovation se met au service de l'écologie et que votre portefeuille est également gagnant, autant en profiter.
Les deux postes de consommation d'eau les plus importants chez les particuliers sont les usages sanitaires (bain douche, lavabo) et les WC. A eux seuls, ces deux postes représentent près de 65 % de notre consommation d'eau. Outre la chasse aux fuites et les traditionnels gestes anti-gaspi (préférer la douche plutôt que le bain, couper l'eau pendant le lavage des dents...), c'est donc sur la robinetterie et sur la chasse d'eau que nos efforts doivent se concentrer."
Les solutions pour la robinetterie :
Les solutions pour la chasse d'eau :
Dernier conseil, les systèmes les moins chers sont souvent les moins efficaces. Réalisez en priorité vos achats dans des magasins spécialisés ou directement chez les grossistes.
Pour en savoir plus : Le Ciele (tél : 02 99 30 12 13) et le clé (tél : 08 20 82 04 66) mettent chacun à disposition des particuliers un dossier différent sur les systèmes d'économie d'eau, les lieux où les trouver, les prix pratiqués.
Ah ! les mégots sur les plages...
1 à 2 ans ! c'est le temps moyen qu'il faudra à un mégot de cigarette pour être totalement dégradé sous l'action des microorganismes du sol. Sur une plage, cette durée n'est souvent qu'un minimum.
Si le mégot sur la plage n'est pas le pire des comportement de "l'homo détritus", il n'en est pas moins particulièrement désagréable. Alors, pour éviter que les enfants construisent les tourelles de leur château de sable avec nos mégots de cigarettes, il incombe à chacun de les conserver jusqu'à la prochaine poubelle. Pour vous aider, n'importe quelle boîte étanche, type " étui à pellicule photo ", fera office de cendrier de plage. C'est facile, pas cher et c'est moins crado.
Et puisqu'un consommateur averti en vaut deux, retenez que le mégot n'est que le dernier maillon d'une industrie du tabac bien loin des préoccupations environnementales, sanitaires et de développement des pays du Sud.
Assurée à 69% dans les pays en voie de développement, la culture de tabac est très friande d'engrais, de pesticides (dont certains sont interdits chez nous) et de bois (utilisé pour le séchage et le conditionnement). En imposant la monoculture de tabac, les multinationales ont souvent déstabilisé les cultures vivrières locales, sans pour autant amener la prospérité annoncée, trop dépendante des cours mondiaux. C'est également vers les pays en voie de développement que les multinationales du tabac ont décidé de concentrer leurs politiques commerciales : en négociant des législations plus permissives en terme de publicité , elles ont réussi à augmenter leurs ventes de 70% en 20 ans.
Dans le même temps, en Occident, les derniers rapports sur les fumeurs
passifs sont catégoriques sur les désastres que la cigarette
peut engendrer. Les enfants sont les plus sensibles aux effets de cette
exposition subie : pneumonies, bronchites chroniques, asthme...
Mais c'est bien pour l'utilisateur que les effets de la cigarette sont les
pires ; en France, le tabac serait responsable d'environ 30 000 morts par
an et " reste le seul produit de consommation légal qui tue la moitié
de ses utilisateurs réguliers " comme le rappelait encore récemment
l'Organisation mondiale de la Santé .
Alors cet été , c'est décidé , j'arrête ! au moins d'abandonner mon mégot sur la plage.
Le centre de documentation du CRIDEV pour tout ce qui concerne les pratiques des multinationales du tabac dans les pays du Sud, 41 avenue Janvier, Rennes, tél : 02 99 30 27 20.
Des énergies renouvelables chez vous
L'énergie nucléaire, qui en France représente plus de 80% de la production d'énergie électrique, se heurte de plus en plus à l'incompréhension des populations et à la levée de boucliers lorsqu'il s'agit de transporter les déchets radioactifs et de créer des centres de stockage sur le territoire national. Face à cette problématique et aux craintes sanitaires et environnementales, 2 voies d'amélioration sont possibles : maîtriser l'énergie et utiliser des énergies non polluantes : les énergies renouvelables.
Pour minimiser l'énergie consommée, outre les gestes d'économie traditionnels (éliminer les "veilles" des appareils électriques, utiliser des ampoules fluocompactes, fermer les volets le soir...), une solution moins connue réside dans les choix relatifs à la construction et à l'isolation de l'habitat. En effet, un logement bien orienté (ouvertures au sud), de forme compacte (pour éviter les déperditions de chaleur) et isolé avec des matériaux accumulateurs qui restitueront la chaleur pendant la nuit, constitue une importante source d'économie. Construit selon les normes d'isolation actuelles, un logement consomme 60% d'énergie de moins qu'un logement des années 70. Pourtant, encore 70% des logements ne sont pas correctement isolés !
Deuxième voie d'amélioration possible : les énergies renouvelables. Pour le particulier, cela se traduit essentiellement par l'utilisation de l'énergie solaire pour produire de l'électricité (solaire photovoltaïque) ou pour produire de la chaleur pour l'eau chaude sanitaire ou pour le chauffage (solaire thermique). Les incitations gouvernementales récentes, à l'image des programmes Hélios ou Phebus, rendent maintenant ce type d'installations tout à fait abordable. En Bretagne, un équipement "solaire thermique" permet une é conomie de 40 à 60 % par rapport à un système classique. Pour le solaire photovoltaïque raccordé au réseau (programme Phebus), on peut mê me revendre le surplus d'électricité produite à EDF ! Pour l'instant encore faible, un tarif incitatif compris entre 1,50 et 2 francs par KiloWatt Heure (kWh) devrait être fixé prochainement.
Certaines communes de Rennes Métropole ont d'ailleurs bien compris l'intérêt de réaliser des bilans énergé tiques de leurs équipements et de mettre en place des installations utilisant des énergies renouvelables. Ainsi, Rennes implante progressivement des horodateurs solaires et après la crèche du quartier de la Poterie, la Ville s'est engagée dans la création d'un bâtiment de Haute Qualité Environnementale, "Salvatierra", dans le quartier de Beauregard. Mordelles, de son côté , a choisi d'implanter des abribus solaires.
Pour tout ce qui concerne le conseil des particuliers ou des collectivités sur les économies d'énergies, les techniques d'isolation et les énergies renouvelables, vous pouvez contacter : le Centre d'information sur l'énergie et l'environnement (Ciele) au 02 99 30 12 13 ou le Conseil local à l'énergie (clé ) au 0820 820 466. Du 14 au 21 mai " Les journées de l'énergie " Pour participer aux journées de l'énergie, on peut se procurer le programme auprès de la Drire, 02 99 87 43 90 ou sur le site internet : www.je.minefi.gouv.fr
A Rennes, l'exposition "Les énergies renouvelables en Bretagne" du Ciele sera exposée à la Mce du 14 au 21 mai. On pourra notamment s'y procurer le livet des "Éconocroc'h" sur les économies d'énergies (gratuit) et le guide pratique sur les énergies renouvelables (20 francs), tél : 02 99 30 35 50. Au cours de cette même semaine, le Ciele proposera également des visites de différentes installations d'énergies renouvelables chez des particuliers, tél : 02 99 30 12 13.
D'après la FAO (organisation mondiale pour l'agriculture et l'alimentation), la perte des surfaces forestières en zone tropicale entre 1980 et 1995 repré sente plus de 3 fois la surface de la France. La France avec près de 1 millions de m3 importés est un des 1er importateurs européens de bois tropicaux. Et, sauf réaction des consommateurs, la tendance à la déforestation n'est pas prête de diminuer : salons de jardin en teck massif, parquets en merbau, placards en hemlock la consommation de bois exotiques explose, au mépris du devenir des forêts tropicales et des peuples autochtones qui en dépendent (habitat, nourriture, pharmacopée ...).
Pour arrêter les dégâts, des gestionnaires de forêts, des industriels du bois, des organisation non gouvernementales, des peuples indigènes se sont accordés sur la création d'un label garantissant la gestion durable des forêts et le respect des peuples qui y vivent : le label FSC (Forest Standard Council). Le label FSC a le mérite d'appliquer plusieurs conventions internationales souvent ignorées par les réglementations nationales telle que la convention internationale sur le commerce des espèces de faune et de flore menacées, la convention de l'Organisation internationale du travail, la Convention internationale sur les bois tropicaux et la convention sur la diversité biologique.
Malheureusement, "à l'heure actuelle, en France, on ne peut
pas faire confiance aux bois exotiques vendus" précisent les
Amis
de la Terre, fortement investis sur ce dossier aux côtés
d'autres associations écologiques comme WWF,
Greenpeace
et Robin
des Bois.
En effet, en France, seules 11 sociétés appartiennent au Club
Proforêts, créé par WWF
pour promouvoir la vente de bois tropicaux labellisés "FSC".
Parmi les 11, on trouve Carrefour, les 3 Suisses, Nature & Découvertes
et plus récemment Castorama mais pour la plupart de ces société
s il faudra attendre 3 à 5 ans pour pouvoir acheter du bois labellisé
FSC.
En attendant un engagement fort de l'ensemble de la filière, nous appelons
les collectivités responsables à insérer dans leurs
appels d'offre la mention "le bois doit provenir d'une forêt
locale ou gérée durablement sous certificat FSC", comme
le fait déjà le Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais.
Quant aux consommateurs, nous leur conseillons de refuser les salons de
jardins en teck et autres produits en bois exotiques non labellisés
"FSC" et de préférer les espèces locales : châtaigner,
chêne, hêtre, pin seuls moyens de stopper la destruction des
forêts tropicales et de respecter les peuples qui y vivent.
La Mce tient à disposition du public un classeur informant sur le label FSC, sur la convention CITES, sur les propositions de délibération municipale consultable 48 bd Magenta à Rennes, tél : 02 99 30 35 50 Nous conseillons également 3 sites : www.amisdelaterre.org, www.lapeyre.org (réalisé par Greenpeace sur les bois tropicaux vendus par Lapeyre) et www.wwf.fr.
Partageons la rue ou la loi du plus fort...
Nombreux sont les convaincus des avantages du vélo en ville. A la fois écologique (silencieux, non polluant), économique (pas cher à entretenir, gratuit à utiliser) et rapide (15 km à l'heure en pédalant tranquille), la petite reine mérite ses lettres de noblesse.
Moins nombreux sont pourtant les réels utilisateurs du vélo en ville. Raison invoquée : la sécurité ! Voilà pourquoi, du 21 au 27 mars, se déroule la campagne nationale " Respecter les cyclistes''. Si les accidents à vélo sont plutôt rares, bien qu'ils soient en progression à Rennes (+ 7%), l'impression de vulnérabilité est bien réelle. N'oublions pas que le corps du cycliste est sa seule carrosserie...
Les principaux facteurs d'accidents sont :
Un vélo doit obligatoirement porter les équipements suivants :
Un casque, un écarteur de danger et un brassard réfléchissant constituent des sécurités supplémentaires.
Le cycliste doit rouler à un mètre du trottoir plutôt que de serrer à droite (ce qui permet par exemple de limiter les dépassements sans respect du mètre de sécurité des automobilistes ou l'ouverture de portières sous son nez). Pour les petits ronds-points, une position au milieu de la voie limite aussi les risques de se faire couper le chemin. Tous les véhicules ont un angle mort et le cycliste positionné à droite d'un véhicule est souvent non visible du conducteur. Ainsi le cycliste ne doit jamais chercher à dépasser par la droite un bus ou un poids lourds. Attention également à la trajectoire des bus qui tournent : leur train arrière se déporte d'environ 2 mètres par rapport à l'avant.
Les enfants de moins de 8 ans peuvent rouler sur les trottoirs et les zones piétonnes. Sauf avis contraire du maire, les cyclistes sont tolérés dans les zones piétonnes où la priorité est évidemment aux piétons.
Reste que la sécurité n'est pas le seul fait des utilisateurs de la route. La qualité des aménagements mis en place par les collectivités est un paramètre fondamental pour sécuriser la conduite du vélo. Et à ce titre, peu nombreuses sont les collectivités qui développent une réelle politique cyclable et y consacrent les moyens nécessaires. De plus, les aménagements ne peuvent être efficaces que s'ils sont respectés. Les pistes cyclables ne sont pas des parkings potentiels, les sas, aux feux, sont des éléments de sécurisation des tourne-à-gauche cyclistes et non des "pôles positions''.
On peut se procurer le guide de la Fubicy " A vélo - guide de bonne conduite" auprès de Route Bleue à la Mce, 48 bd Magenta, Rennes, tél : 02 99 30 35 50 (10 francs). Route Bleue, l'association des usagers du vélo, sera présente pour sensibiliser et informer sur ce thème, le samedi 24 mars de 10h à 12h sur le marché des Lices.
Le prix du pétrole augmente : levez le pied !
A l'heure où le prix du pétrole grimpe encore, voici quelques conseils pour économisez votre carburant sans forcément diminuer l'utilisation de votre voiture. Ici économie rime avec écologie et santé.
L'entretien. Que votre véhicule soit essence, diesel ou GPL, l'entretien de la voiture est primordial pour éviter les surconsommations dues à de mauvais réglages. Contrôle des niveaux et pression des pneus à réaliser par vous même ou réglage de l'allumage et de la carburation, contrôle de la combustion à réaliser par votre garagiste sont autant d'éléments à ne pas négliger.
Le comportement au volant. Entre un conducteur raisonnable et un conducteur agressif, la note peut se monter à plus de 40 % de surconsommation. En effet, un démarrage en douceur, une conduite en souplesse, évitant les allures rapides et les à-coups de conduite, une bonne utilisation de la boîte de vitesse en évitant les sur-régimes séduiront autant les filles, limiteront la pollution et vous permettront de réaliser de substantielles économies.
Les petits trajets. Les petits trajets sont de loin les plus coûteux : à froid, le moteur utilise une quantité importante d'énergie pour chauffer les différents organes mécaniques ; la phase de mise en route représente plus de 50 % de l'usure du moteur. Au cours de cette phase, la combustion est incomplète ; la surconsommation est de 50 % au premier kilomètre et de 25 % au deucième kilomètre.
Une allure modérée sur les cinq premiers kilomètres, évitera en partie, et en partie seulement, la surconsommation et l'usure importante du moteur.
Moins utiliser sa voiture. Quatre trajets en voiture sur dix font moins de deux kilomètres ! Alors, entretenez votre santé : 2 km, c'est 20 minutes à pied, 10 minutes en skate ou en patinette, 5 minutes à vélo, en roller ou en bus... autant d'alternatives qui vous feront économiser vos futurs euros et diminuer la pollution atmosphérique urbaine, responsable à Rennes de 19 décès anticipés et de 26 hospitalisations en une année*.
* "Impact sanitaire de la pollution atmosphérique sur l'agglomération rennaise" CIRE Ouest et IVS - avril 1999
Votre poisson : sauvage ou d'élevage ?
En France, la consommation de produits de la mer est de 1,2 millions de tonnes par an, alors que la production de pêche française est de l'ordre de 840 000 tonnes par an, culture marine et aquaculture comprise. Pour répondre à la demande croissante en poisson, la France s'approvisionne donc sur le marché mondial où l'élevage aquacole est en pleine progression.
Aujourd'hui, quelle est l'origine du poisson acheté par les consommateurs
?
- la truite ou le saumon sont quasiment toujours du poisson d'élevage.
- le bar, la daurade et le turbot sont, pour moitié , issus de l'aquaculture
et, pour moitié, de la pêche traditionnelle.
Le poisson d'élevage intensif
Comme pour l'élevage agricole, l'élevage aquacole peut être
extensif ou intensif. Dans le cadre de l'élevage intensif, plusieurs
questions se posent :
- les farines animales Pour les poissons élevés en France,
les farines animales ont été récemment supprimées
de l'alimentation des poissons. Pour les poissons importés, il en
va autrement. Ainsi, la Turquie et la Grèce, par exemple, ne les ont pas
encore supprimées.
- les aliments transgéniques L'utilisation d'OGM pour nourrir les
poissons d'élevage dépend des pays. En Europe, seuls l'Italie
et le Portugal ont mis en place des filières sans OGM, pour les autres pays
dont la France, l'absence de législation spécifique ne permet
pas d'obtenir de garanties.
- les hormones de croissance et le poisson génétiquement modifié
L'utilisation des hormones de croissance n'a pas été privilégiée,
les recherches s'orientant vers la sélection génétique
ou le poisson génétiquement modifié . Interdit à
l'importation en France, le poisson transgénique fait l'objet de
recherches aux USA et au Canada. Quant à la Chine, elle en a déjà
démarré la commercialisation.
Le poisson sauvage
Pour le poisson sauvage, plusieurs questions se posent également
:
- la dénomination du poisson Certains poissons importés de
l'autre bout du monde ont des noms voisins de nos poissons indigènes. Ainsi,
ne confondez pas le Merlu, pêché sur nos côtes, et le
Merlu blanc pêché en Afrique.
- la présence de toxiques
Certaines mers et océans sont pollués, notamment par les dioxines
et les métaux lourds. En ce qui concerne les dioxines et la teneur
admise dans la chair des poissons, la norme initialement retenue par l'Europe
a été abandonnée pour revenir aux recommandations de
l'OMS (Organisation mondiale de la Santé ) cinq fois moins contraignantes.
Peut on connaître l'origine et le mode de production ?
A l'heure actuelle, aucun étiquetage n'oblige à mentionner
ni la manière dont le poisson est produit, ni le pays d'origine de production.
Une directive européenne est en cours d'adoption. Elle devrait permettre
aux consommateurs d'en savoir plus sur le poisson présent dans leur
assiette.
La Mce diffuse une nouvelle fiche d'information : " sauvage ou d'élevage, quel poisson mangeons nous ?. " Contact Mce : 02.99.30.35.50.