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De nouveaux lieux de dépôt pour les piles et batteries usagées
A partir du 1er janvier 2001, les consommateurs disposeront de nouveaux
lieux de collecte pour déposer leurs piles et accumulateurs usagés.
En effet, à cette date "tout distributeur, détaillant ou grossiste
de piles et d'accumulateurs est tenu de reprendre gratuitement les piles
et accumulateurs du type de ceux qu'il commercialise, qui lui sont rapportés".
Bien sûr les solutions de récupération préexistantes
restent valables : déchetteries ou service spécial de récupération
des déchets dangereux comme Kangourou à Rennes.
Cette loi arrive à point nommé. En effet, elle s'avérait d'autant plus urgente qu'avec la multiplication des appareils électriques portables (téléphones, baladeurs, lampes torche...), la consommation de piles et d'accumulateurs a littéralement explosé et que ceux-ci contiennent des métaux lourds : mercure (Hg), plomb (Pb), cadmium (Cd) extrêmement polluants.
Avec ces nouvelles possibilités de récupération, voilà
qui devrait régler le problème des piles ou des batteries jetés
avec les ordures ménagères.
En effet, une fois collectés par les distributeurs ou les communes,
les piles et accumulateurs feront l'objet d'un retraitement -coûteux- payé
par le responsable de la mise sur le marché (entreprise productrice
ou importatrice). Le principe du pollueur payeur est, une fois n'est pas
coutume, mis en application : le coût de retraitement sera inclus dans le
prix de vente des piles et accumulateurs, solution bien plus transparente
que lorsqu'il est pris sur nos impôts et qui incite les producteurs
à trouver des solutions innovantes moins polluantes.
Cette agréable nouvelle ne doit pas vous faire oublier que l'idéal reste le recours maximum aux solutions écologiques : a-t-on réellement inventé mieux que la dynamo de vélo ?
"Propre et nature", "favorise la dépollution", "produit vert"... Gare aux abus ! D'après une enquête de la DGCCRF*, 60 % des allégations environnementales présentes sur les produits manquent de justificatifs rigoureux. Alors, à quel saint se vouer pour acheter un produit qui minimiserait les impacts sur l'environnement ?
Pour les produits alimentaires, le label "Agriculture biologique", qui garantit un mode de production répondant à des critères environnementaux stricts, est là pour vous aider : pas d'utilisation de pesticides, ni d'engrais chimiques de synthèse, utilisations d'engrais verts et de matières organiques compostées... Voilà de quoi rassurer.
Pour les produits de consommation courante, des labels écologiques officiels permettent aux consommateurs d'acheter en pleine connaissance de cause : la marque NF environnement et l'écolabel européen.
La marque NF environnement et l'écolabel européen reposent sur une approche environnementale multicritères qui prend en compte l'ensemble du cycle de vie du produit : de sa production à son élimination, en passant par sa distribution et son utilisation. Les critères écologiques sont fixés en tenant compte, à chaque étape de la vie du produit, de la qualité de matières premières utilisées, de la consommation d'énergie, de la pollution de l'air, de l'eau, du sol, de la gestion des déchets...
Ces labels ne sacrifient pour autant pas l'efficacité du produit à ses qualités écologiques : un produit portant la marque NF environnement ou l'écolabel européen doit répondre à des critères stricts d'efficiacité et d'usage.
Comment les reconnaître ?
Les logos permettent de reconnaître les produits labellisés.
Les produits bénéficiant de l'un ou l'autre de ces écolabels
l'affichent sur leur emballage. Mais pour l'instant seules quelques gammes
de produits peuvent l'obtenir. Des filtres à café, de la lessive
en poudre, des amendements pour le sol et du linge de lit.
Pour la plupart des autres produits, l'AFNOR doit encore élaborer les critères d'obtention de ces labels. L'engouement des consommateurs pour ces garanties fiables devrait accélérer leur développement.
Le prix de l'assainissement dans l'agglomération rennaise
Selon une enquête menée par la Dgccrf (Direction générale de la concurrence, consommation, et de la répression des fraudes), le domaine de l'assainissement a fortement contribué à augmenter le prix de l'eau depuis quelques années. Sur la période 1992-1996, les prix de la collecte et du traitement des eaux usées ont progressé près de 3 fois plus rapidement que ceux de la seule distribution d'eau potable. Les consommateurs vont-ils payer plus cher la dépollution de l'eau que l'eau elle-même ?
Qu'en est-il pour les communes de Rennes Métropole ?
En 1999, un simple relevé des prix de l'assainissement dans 15 communes
de l'agglomération, pour une consommation de 120 m3 par an, montre
un écart de 1 à 3 : 500,40 FHT pour la commune qui pratique
le prix le plus bas, contre 1542,90 FHT pour la commune de l'agglomération
appliquant les tarifs les plus élevés. Comment expliquer une
telle différence d'une commune à l'autre de l'agglomération
rennaise ?
Premier constat, le prix de l'assainissement est plus élevé
dans les communes qui ont confié leur assainissement à des
entreprises privées, appelées société s délégataires,
comme la Cise ou Vivendi.
Par ailleurs, nombre de stations d'épuration sont classées
en qualité "insuffisante" ou "mauvaise" par la Ddass. Et leur mise
aux normes, exigée par la loi, se concrétise par des investissements
lourds pour les communes.
Enfin, la valorisation des sous-produits issus du traitement des eaux usées
influe sur le prix payé par le consommateur, car il faudra bien trouver
un débouché aux boues de station d'épuration dont la
production aura doublé d'ici à 2005.
Pour connaître le prix de l'eau et de l'assainissement dans votre commune, adressez-vous à la mairie : le décret du 6 mai 1995, pose l'obligation pour les communes de publier un rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de l'eau et de l'assainissement. Ce rapport doit être mis à la disposition du public. Pour en savoir plus :
A paraître au mois de novembre, " Le prix de l'assainissement dans les communes d'Ille-et-Vilaine en 1998-1999". Contact Mce : 02.99. 30.35.50.
"28% de pollution en moins" ! Avec leur dernier moteur diesel HDI, Peugeot-Citroën communique en plein cœur d'une préoccupation croissante en terme de Santé publique : la pollution atmosphérique urbaine, dont une large part est imputable au trafic routier. Le HDI va-t-il envoyer le GPL au placard, comme de nombreux supporters du constructeur le laissent entendre ? Les dernières études n'ont fait que confirmer la nocivité des émissions polluantes dues à l'automobile et notamment au moteur diesel qui cumule la triste place de leader pour trois des polluants les plus nocifs : oxyde d'azote (NOx), de souffre (SOx) et particules fines. Les améliorations apportées à l'HDI ne devraient pourtant pas changer ce classement. Le diesel HDI pollue moins mais toujours plus que le GPL, et ce malgré les dernières innovations apportées aux véhicules haut de gamme (filtre à particule, catalyse des NOx). Le GPL qui ne contient ni plomb, ni soufre, ne rejette aucune particule et réduit significativement les émissions de CO et de benzène, garde sa place de "carburant le moins polluant" par rapport à l'essence ou au diesel. Côté finances, le GPL donne également de bons résultats. Malgré une surconsommation d'environ 25 %, les avantages fiscaux lui donnent l'avantage sur de nombreux modèles essence ou diesel, y compris HDI. L'exonération de 100 % de la vignette (en Ille et Vilaine), de 75 % pour la carte grise (en Bretagne) et surtout les économies à la pompe sont autant d'éléments sur lesquels le GPL marque des points. Quant à la perte de puissance des moteurs GPL, elle est faible, de l'ordre de 5%, et peut être pas à dénigrer, rapprochée au nombre de morts que provoque chaque jour la vitesse. L'installation obligatoire d'une soupape de surpression sur tous les véhicules GPL d'ici au 31 décembre 2001 devrait enfin régler le risque d'explosion des réservoirs, déjà faible.À l'heure de "la journée sans voitures" du 22 septembre, rappelez-vous qu'une très grande part des déplacements automobiles s'effectue en ville, pour une distance inférieure à 2 km, avec une seule personne par véhicule ! C'est dans ces premiers km que le moteur s'use et pollue le plus. En optant pour le GPL, en adoptant une conduite plus souple, en préférant les transports en commun, en choisissant la marche, le vélo, les rollers, le skate ou même la trottinette, vous contribuerez chaque jour à ce que l'on respire un air plus pur dans l'agglomération rennaise.
Papier recyclé , encore un effort !
Pour en finir avec les idées reçues
Le papier recyclé est indiscutablement plus économique et plus écologique que le papier standard. Sa production limite les émissions dans l'eau et dans l'air ainsi que la consommation d'énergie et de combustibles fossiles.
Trier
Avec un gisement de papiers-cartons avoisinant les 100 kgs/habitant/an,
l'objectif départemental d'atteindre une collecte de 37 kgs/habitant/an
en 2003 est réalisable. à condition d'accélérer
le mouvement. En 1999, la moyenne de papiers-cartons collectés dans
les communes de Rennes Métropole était de 19,6 Kgs/habitant/an.
Dans le peloton de tête, on trouvait Rennes ainsi que Brécé
et Cesson Sévigné qui ont mis en place une collecte sélective.
Mais avant 2001, où l'ensemble des communes de Rennes Métropole passeront
en collecte sélective, vous pouvez continuer d'amener vos papiers-cartons
en déchetteries ou aux containers prévus à cet effet.
Consommer
Pour boucler la boucle, il est essentiel d'utiliser du papier recyclé,
à l'image de certaines mairies responsables qui ont déjà
fait le pas. Vous en trouverez dans toutes les bonnes papeteries ainsi qu'à
la Feuille d'Erable, association d'insertion spécialisée dans
la collecte et le recyclage.
Economiser
Le premier acte de recyclage, c'est l'économie ; alors pensez aussi
:
Et pour les entreprises
Les entreprises ont plusieurs moyens de favoriser le papier recyclé
:
La Feuille
d'Erable : pour tous vos achats particuliers et professionnels et la
mise en place de collecte pour les collectivités et les entreprises
- 02 99 54 74 24
La Mce : pour se procurer l'un des deux autocollants " Stop PUB " (3 ou
5 francs) - 02 99 30 35 50
Le centre de documentation du Ciele : pour toute documentation sur le papier
recyclé - 02 99 30 12 13.
Le soleil, source de tonus et de vitalité peut provoquer de graves problèmes de santé pour celui qui s'y expose trop souvent. Le mélanome, cancer de la peau le plus grave touche 6000 nouvelles personnes par an, dont une forte proportion de jeunes adultes. Une protection existe pourtant, les crèmes solaires, à condition de savoir s'en servir.
Une polémique récent met en cause l'efficacité des crème solaires. Certaines études concluent même que les cancers de la peau sont plus fréquents chez leurs utilisateurs ! Une conclusion qui peut trouver son explication.
Conseils de dermatologues :
100 % biodégradable... mais en combien de temps ?
S'il est des mots à la mode, celui de biodégradable en est
un, tant il apparaît de plus en plus souvent sur les emballages. Pourtant,
il induit fréquemment le consommateur en erreur.
La molécule de glyphosate contenue dans la très grande majorité
des désherbantspour cours, allées et terrasses, est qualifié
de "100 % biodégradable", alors même qu'on la retrouve
à des teneurs excessives dans les eaux ds rivières. Essayons
de comprendre pourquoi.
Est biodégradable toute substance, solide ou liquide, qui, sous l'action des micro-organismes vivants, bactéries, enzymes... est transformée en éléments naturels de base : dioxyde de carbone, eau et sels minéraux. Ainsi, beaucoup de ce qui nous entoure est biodégradable. Toute la question est de saavoir : en combien de temps ?
La durée de dégradation dépend de deux choses. D'une part, de la substance elle-même. Une peau d'orange se dégrade plus rapidement - environ 6 mois - qu'un filtre à cigarette - entre 1 et 2 ans - ou qu'un sac plastique (entre 100 et 1000 ans). D'autre part, de la présence ou non de micro-organismes. Ainsi notre molécule de glyphosate, rapidement dégradée dans les conditions expérimentales, mettra plusieurs mois à disparaître lorsqu'elle est pulvérisée sur un cour ou une allée où le sol est très pauvre en bactéries et micro-organismes.
De plus, le mot biodégradable n'apporte pas une garantie absolue : tant que le produit n'est pas totalement dégradé, il est susceptible de porter atteinte à l'environnement. Par ailleurs, des éléments naturels de base - tels que les phosphates et les nitrates, sels minéraux naturellement présents dans les sols - provoquent des désastres lorsqu'ils sont concentrés dans les eaux : prolifération d'algues vertes, mort des poissons en rivière - notamment à cause de nos lessives et des rejets agricoles.
Moralité : le rejet le plus rapidement biodégradable est le rejet évité !
Les phosphores favorisent le développement d'algues microscopiques qui asphyxient les poissons des rivières et des mers. Ce phénomène s'appelle l'eutrophisation. En France, 50 % de cette pollution des eaux est d'origine domestique, notamment à cause de nos lessives (linge et vaisselle), mais aussi de nos détartrants et de nos activateurs de lavage...
Pourtant, rien de plus simple que d'acheter sans phosphates puisque la composition des lessives est obligatoirement indiquée sur l'emballage. Aussi, lors de l'achat de votre prochain baril (ou mieux de votre écorecharge), ayez une petite pensée pour les poissons et choisissez une lessive à la zéolite, substitut efficace des phosphates. Pour vous aidez, retenez que les lessives compactes n'en contiennent pratiquement jamais, alors que les produits classiques pratiquement toujours. Certaines marques n'en utilisent pratiquement pas : Ariel, Carrefour, Dash, Le Chat, RAinett, Super Croix... D'autres pratiquement toujours : Axion, Bonux, Gamma, Omo, Skip... La meilleure dse lessives, à la fois efficace et écologique, reste l'écorecharge 2 kg de Maison Verte, seule lessive à posséder l'écolabel européen.
Pour faire un geste de plus, vous pouvez aussi opter pour des balles de lavage. On les trouve dans les catalogues des 3 Suisses, à Habitat sain à Pont Péan au 02 99 52 82 87 (70 F les 6) ou à Scarabée à Rennes et Saint Jacques (112 F les 12). Celles-ci s'insèrent dans le tambour de votre machine et battent le linge, permettant ainsi de réduire de moitié les doses de lessives prescrites. Allez, encore une petite pensée pour les poissons.
Pesticides : produits miracles ou poisons ?
Les pesticides sont ces fameux produits chimiques qui, d'un coup de pulvérisateur, sont censés éradiquer les soucis du jardinier. Limaces dans la salade, pucerons sur les rosiers, pissenlits dans la pelouse, rien ne résiste à ces produits miracles.
Miracle ? Pas si sûr ! La quasi-totalité des molécules, y compris celle des produits décalrés "100 % biodégradables" ou qui "respectent l'environnement", sont retrouvs à des teneurs inacceptables dans les rivières, compromettant notre alimentation en eau potable.
Comment faire pour ne pas polluer l'eau ?
La pollution de l'eau provient essentiellement des désherbants totaux
pulvérisés sur des surfances imperméables (cours, allées
bitumées, pentes de garage, trottoirs...) ou près d'une zone
d'écoulement (fossés, puits, grille ou bouche d'égout,
éviers lors du rinçage du pulvérisateur). Ces usages
sont donc à proscrire.
Des risques pour la santé ?
Il existe deux types de risques. Lors de la manipulation, recevoir du produit
sur la peau, dans les yeux, en respirer peut entraîner un intoxication
: simple irritation, allergie, mais aussi maux de tête, vomissements,
lésions oculaires... Un équipement approprié (gants,
combinaison, masque à oxygène) permet une protection quais
totale.
A long terme, du fait d'une concentration simultanée dans l'eau, mais aussi dans l'air et les aliments, "ces produits, prévient l'Action sanitaire et sociale, sont suspectés de présenter un risque par intoxication progressive". Risque auquel les enfants et les femmes enceinte sont les plus exposés. La solution : restreindre l'usage des pesticides ou ne plus en utiliser.
Lisez l'étiquette !
Observez la composition des produits qui sont sur vos étagères,
les molécules suivantes sont très souvent retirées
des produits pour jardins d'amateurs en raison de leur toxicité :
2,4-D, 2,4,5-T, atrazine, aminotriazole, carbaryl, chlorothalonil, dicamba,
dicofol, duiron, DNOC, gamma HCH, ioxynil, lindane, malathlon, mancozèbe,
manèbe, mécroprop (MCPP), octanoate, simazine, zinèbe.
Si vous possédez des produits contenant ces molécules, nous
vous conseillons de les porter en déchetterie.
visitez notre site dédié aux pesticides.
Des Ogm en culture et dans l'assiette
La nature est imparfaite mais l'homme, par le biais des mutations génétiques, sait maintenant améliorer les caractéristiques des plantes et des animaux qui l'entoure. C'est en tout cas le discours des multinationales qui développent des biotechnologies et les très médiatisés organismes génétiquement modifiés (OGM). Pas besoin d'aller très loin pour trouver des cultures de plantes trangéniques. 10 communes de l'agglomération accueillaient des cultures expérimentales de maïs, de colza ou de soja transgéniques sur leurs territoire en 1998. Ces expérimentations, souvent conduites pour quatre années consécutives, sont menées soit par des multinationales (Monsanto, Aventis, Novartis...), soit par des organismes publics tels que l'INRA. Leur but est d'observer le comportement de ces plantes et leur impact sur l'environnement.
En effet, les dernières études faisant état d'un potentiel transfert du gène modifié à une autre ou de l'apparation de phénomène de résistance n'ont pas rassuré l'opinion publique, qui a entamé un important boycott.
Qu'en est-il de notre alimentation ? En France, seuls le soja et le maïs génétiquement modifiés sont commercialisés. S'ils le sont sous forme d'ingrédients, la mention "issu d'organismes génétiquement modifiés" est obligatoire sur l'emballage (mais souvent écrit tout petit). Par contre, s'ils le sont sous forme d'additifs (amidon de maïs, lécithine de soja...), aucune mention n'est obligatoire. Il faut alors se renseigner sur les entreprises qui s'engagent. Nestlé, par exemple, est un des derniers grands groupes à ne pas garantir l'absence d'OGM dans ses produits.
Comment participer à une enquête publique
La construction d'une usine d'incinération, d'une déchetterie, d'une station d'épuration ou la révision d'un plan d'occupation des sols... sont susceptibles d'affecter durablement les sites concernés, ainsi que la qualité de vie des habitants qui résident alentour. Aussi, avant toute décision d'autorisation ou de refus d'installation, la loi oblige l'administration à consulter le public pour qu'il donne son avis sur les éventuelles lacunes du projet relatif à la préservation de l'environnement. Cette procédure de consultation s'appelle enquête publique. Elle est confiée à un commissaire enquêteur. En Ille et Vilaine, 83 % des dossiers concernent l'implantation ou l'extension d'élevages. Inutile d'attendre un courrier qui vous avertira. A vous de consulter l'avis d'enquête publique, publié dans la presse locale, également affiché en mairie et sur les lieux même du projet, 15 jours avant le démarrage de l'enquête.
Une fois l'enquête publique démarrée, tout individu , même s'il ne réside pas dans la commune, dispose d'un mois pour prendre connaissance du projet en mairie et donner son avis, déposer des suggestions et des contres-propositions sur un registre prévu à cet effet. Il peut même les exposer oralement au commissaire enquêteur, lors des permanences de celui-ci.
Sur les bases des observations recueillies et du dossier du requérant, le commissaire enquêteur émettra un avis : favorable, défavorable, ou encore favorable sous certaines conditions. Cet avis, ainsi que celui des conseillers municipaux concernés par le projet et celui des services administratifs compétents seront autant d'éléments qui permettront au préfet, après avis d'une commission de statuer définitivement.
Attention : l'enquête publique, qui concerne l'impact d'un aménagement sur l'environnement doit être différenciée de l'enquête publique, qui concerne l'utilité d'un aménagement pour la population.