4. Rayonnage de pesticides

 
 
     
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Les produits phytosanitaires sont pour la plupart fabriqués par de très grosses multinationales de l'agro-chimie qui travaillent également dans le secteur des médicaments, des biotechnologies (notamment des Ogm) et des semences. Les plus importantes de ces firmes s'appellent Aventis (fusion de Hoetsch et de Rhône Poulenc), Bayer, Monsanto ou Syngenta (fusion de Novartis et de Astra-Zeneca).

Pour obtenir une autorisation de mise sur le marché, la firme demandeuse doit fournir au Ministère de l'Agriculture un dossier d'homologation analysant :

  • l'efficacité du produit et sa sélectivité ;
  • l'impact possible sur la santé : effet d'être exposé à une grande dose en une seule fois (toxicité aiguë), effet d'être exposé à une petite dose tous les jours durant toute une vie (toxicité chronique). Les tests sont effectués sur un animal d'expérience (en général le rat) et les résultats extrapolés à l'homme ;
  • l'impact possible sur l'environnement : risque de transfert de la molécule dans les eaux, temps nécessaire pour que la matière active se dégrade à 50% et à 90%, effets sur les abeilles, les vers de terre, les oiseaux...

L'homologation d'une matière active ne garantit en aucun cas son innocuité (son absence d'effets) sur la santé ou l'environnement. Parmi les matières actives homologuées, on trouve des matières actives classées " T+/Très toxique ", " T/ Toxique ", " N/Dangereux pour l'environnement ", ainsi que " R40/possibilités d'effets irréversibles " ou " R63/risques possibles pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant "... Les effets sur la santé et sur l'environnement détectés lors de l'homologation devront ensuite obligatoirement figurer sur l'emballage sous la forme de phrases de risque et de symboles de risque (voir diapo 26).

Au final, pour aboutir à l'homologation d'une matière active, la firme devra supporter 8 à 10 ans de recherche représentant près de 900 millions de francs d'investissement.