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Nourriture
Je
suis ce que je mange
En
50 ans, la part du budget familial consacrée à
l'alimentation est passée de 50 % à 17 %, et nous réservons
de moins en moins de temps au repas. Pourtant, ce dernier
a une grande importance : c'est un temps de pause, un temps
de plaisir, un moment d'éducation aux goûts et
aux choix alimentaires, un facteur essentiel pour la santé.
D'où
l'importance des modes de production :
-
d'une part, l'agriculture intensive et la forte industrialisation
de l'agroalimentaire ont un impact non négligeable
sur l'environnement et la qualité des produits
-
d'autre part, nombre de petits producteurs, ici ou ailleurs
dans le monde, n'ont pas toujours les moyens économiques
pour supporter les coûts de certification liés
à l'attribution d'un label garantissant la qualité
de leurs produits.
Rien
n'est simple.
Mais le consommateur peut apprendre à choisir ses produits
alimentaires en toute connaissance de cause pour soutenir
une agriculture propre et durable, un environnement préservé,
de bonnes conditions sociales de production, des territoires
et des métiers vivants. Il s'agit aussi de promouvoir
une agriculture à taille humaine et les artisans locaux,
de préserver la multiplicité des savoir-faire
liés à notre patrimoine culturel.
Il
s'agit enfin de préserver sa santé et celle
des générations à venir par une alimentation
saine et équilibrée.
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- Promouvoir
une agriculture, un élevage durables
ou bio, sans ogm, sans antibiotiques..., en
préparant et en consommant leurs produits
à la maison, en les demandant en restauration
collective, en en parlant autour de soi.
-
Favoriser les produits locaux de qualité
et de saison, synonymes de moins de transports,
et permettant de développer les relations
sociales entre consommateurs et producteurs.
- Promouvoir
le commerce équitable et la consommation
solidaire en acceptant
de payer un peu plus cher son café, son
thé, ses bananes et autres produits pour
que les producteurs du Sud vivent décemment
du fruit de leur travail.
- Distinguer
les vrais signes de qualité des signes
marketing, et plus
généralement savoir lire une étiquette
et faire le tri entre les informations. Ne pas
se laisser piéger par les publicités
et l'attrait de l'emballage : un produit bien
présenté n'est pas une garantie
de qualité !
-
Exiger une information loyale et vérifiable
sur les conditions de culture et d'élevage
de tous les produits que l'on achète
et à tous les stades de la chaîne
: production, transformation, distribution.
- Eviter
les produits sur-emballés (qui produisent
des déchets), et les aliments sur-vitaminés
(ex : lait enrichi) qui ne sont pas nécessaires,
pas toujours bons pour la santé mais
toujours beaucoup plus chers.
- Prendre
le temps de préparer les repas et
pour manger.
- Agir
collectivement pour
la qualité des repas hors domicile, en
restauration collective : travail, social, scolaire
et universitaire.
Contrairement
à ce que l'on serait en droit d'attendre
: la Commission européenne subventionne
deus fois plus les productions laitières
conventionnelles que les productions issues d'une
démarche durable !
Deux
façons de se nourrir : des répercussions
différentes sur la santé :
Menu 1 : hamburger géant, grande frite,
cola, milk-shake : 1400 calories
Menu
2 : carottes râpées et huile d'olive,
cuisse de poulet fermier avec pommes de terre
au four, une tranche de pain complet bio, un yaourt,
une pomme : 850 calories.
La ration moyenne normale par jour est de 2000
calories.
A
raison de 3 repas par jour, le menu n°1 entraînera
des déséquilibres alimentaires et
des risques d'obésité.
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